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Brooklyn de John Crowley et Paul Tsan

:star: Brooklyn de John Crowley et Paul Tsan

brooklynDate de sortie: 9 mars 2016
Durée :1h 53min
De: John Crowley, Paul Tsan
Avec: Saoirse Ronan, Domhnall Gleeson, Emory Cohen…
Genres: Drame, Romance
Nationalités: Irlandais, Britannique, Canadien

Synopsis:

Dans les années 50, attirée par la promesse d’un avenir meilleur, la jeune Eilis Lacey quitte son Irlande natale et sa famille pour tenter sa chance de l’autre côté de l’Atlantique. À New York, sa rencontre avec un jeune homme lui fait vite oublier le mal du pays… Mais lorsque son passé vient troubler son nouveau bonheur, Eilis se retrouve écartelée entre deux pays… et entre deux hommes.

Mon avis:

Comme tant d’autres, Eilis Lacey, une jeune irlandaise d’une vingtaine d’années, croit au rêve américain et à un avenir plus prometteur que celui qui l’attend en Irlande. Sa sœur Rose également est persuadée qu’Eilis devrait quitter le giron familial étriqué et leur mère possessive. C’est ainsi qu’elle débarque à New-York, et plus précisément à Brooklyn, comme nombre de ses concitoyens. Mais arrivée sur place, malgré les gens qui l’entourent, le mal du pays se fait rapidement sentir. Eilis déprime jusqu’à sa rencontre avec Tony, lui même immigré italien.

Brooklyn ne se distingue pas forcément par l’originalité de son thème. Le cocktail est simple: une jeune immigrée qui doit s’adapter à une nouvelle vie en faisant face aux préjugés, une rencontre amoureuse, un troisième larron qui fait son apparition, un double dilemme … Il manque, en effet, à cette romance trop lisse une pointe de risque et un soupçon de réalisme. L’image de Brooklyn paraît presque fantasmé. Les décors sont très esthétiques, les tons sont doux comme un film colorisé. Trop peut-être. Finalement, on n’en voit pas grand chose de ce quartier de New-York en dehors de quelques devantures de magasins et le pont en arrière plan. On est bien dans les années 50… dans les films des années 50 dont l’esthétique est très proche.

Le film n’a certainement pas pour vocation de montrer les conditions dans lesquels étaient accueillis les immigrés ni les difficultés matérielles auxquels ils devaient faire face. Malgré le mal du pays dont souffre Eilis et le choix qu’elle devra faire entre son pays d’origine et sa nouvelle vie, tout est édulcoré. Le personnage est prise en charge dès son arrivée à New-York: un travail et un toit l’attendent déjà, des études lui sont payées… Bref, pour un déracinement, il se fait relativement en douceur.

La romance en elle-même n’échappe pas à ce manque de relief. C’est gentillet, mignon, mais on est loin d’une quelconque passion si bien que le choix qu’Eilis devra faire entre les deux hommes paraît finalement bien fade. D’un côté, nous avons Tony, un jeune homme issu lui aussi de l’immigration, modeste plombier à New-York et de l’autre l’Irlandais, fils de bonne famille, pas si orgueilleux que ne le pensait Eilis. Les acteurs sont très bons, attachants, mais il manque à mon goût un je-ne-sais-quoi qui aurait rendu les personnages masculins plus charismatiques.

Mais même s’il n’y a pas de coup de théâtre ni de surprise, Brooklyn reste attrayant. Le film a une élégance très classique, un peu surannée, et une interprétation de très grande qualité. Saoirse Ronan joue une Eilis touchante, candide, mais qui se révèle être une femme de caractère qui va apprendre de son expérience.  L’actrice, parfaite, porte le film par son jeu plein de finesse et un panel d’émotions des plus convaincants. La jeune femme va s’affirmer tout au long du film de manière très subtile. Finalement, Brooklyn est plus un film d’apprentissage qu’une romance passionnée.

Brooklyn est un film qui se laisse regarder, mais dont je n’en garderai pas un souvenir impérissable malgré une réalisation très soignée, pleine de charme et de finesse, et une excellente interprétation de l’actrice principale qui permettent finalement au film de sortir son épingle du jeu. 

Bon

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6 Commentaires

  1. Personnellement, je préférais presque l’irlandais (domhnall gleeson), mais ça aurait gâché la fin et l’indépendance du personnage principale 🙂

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