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The Man in the high castel – Saison 1

:star: The Man in the high castel de Frank Spotnitz

the man in the high castel

Créée par: Frank Spotnitz (2015)
Avec: Alexa Davalos, Rupert Evans, Luke Kleintank…
Nationalité: Américaine
Genre: Drame, Historique, Science fiction
Statut: En production – Saison 1 – 10 épisodes
Format: 52 minutes

Synopsis:

Les Américains ont perdu la Seconde Guerre mondiale et l’Amérique est désormais partagée entre l’Empire du Japon et l’Allemagne Nazi. En 1962, un groupe de résistants cherche à envoyer de précieux vieux films dans la zone neutre, mais les transporter coûte la vie de beaucoup de monde. Après près de deux décennies de cohabitation entre les deux grandes puissances, les rumeurs persistantes rapportant la santé déclinante du Führer laissent présager l’arrivée d’une période de troubles…

Mon avis

Tirée du roman uchronique éponyme écrit en 1962 par Philip K. Dick, cette série m’a intriguée tant par le propos que par la campagne de promotion pas très subtile mise en place par Amazon. En effet, la chaîne n’avait pas hésité à placard les drapeaux nazi et de leur allié japonais sur les sièges d’une rame de métro new-yorkaise, créant ainsi une polémique au moment de la sortie de la série.

Et si l’Allemagne nazie avait gagné la guerre? 

C’est dans cette Amérique sous domination nazie à l’est et nippone à l’ouest, 17 ans après la fin de la guerre, que s’ouvre le pilote de cette série esthétiquement irréprochable. Quand Juliana Crain, une jeune femme vivant sous le régime Japonais, perd sa sœur dans des conditions tragiques, elle ne se doute pas que sa vie sans relief va brusquement basculer.  La jeune femme va devoir se rendre en zone neutre pour y rencontrer un contact de la résistance afin de lui remettre de mystérieux films réalisés par The Man in the High Castel, personnage énigmatique dont on ne sait rien. Dans cette zone soumise aux règles d’un tueur à gages, Juliana rencontre Joe Blake, personnage ambigu qui ne la laisse pas indifférente. L’inverse est aussi vrai et tant mieux pour elle. Je vous laisse découvrir pourquoi.

Au fil des épisodes, on découvre le fonctionnement de ce monde qui semble  figé dans le temps. Le territoire nazi est régi par les mêmes règles que celles tristement vécues pendant la Seconde Guerre mondiale: domination des SS, discrimination antisémites, épuration des populations les plus faibles, tortures… Du côté nippon, les règles n’en sont pas moins stricts. Si les SS font régner la terreur dans l’ouest, le Kempeitai, la police japonaise, use des mêmes méthodes. La population vit dans la peur des arrestations et doit se soumettre à la ségrégation imposée par l’occupant. Bien entendu, qui dit « occupation » dit aussi « résistance » à laquelle appartient le mystérieux Man in the high castel. Le mystère qui entoure ce personnage est à l’image du contenu intrigant des films que tout le monde recherche. 

Une esthétique cinématographique

Le réalisateur Ridley Scott ( Gladiator, Seul sur Mars…) a mis la main à la caméra: ceci explique donc cela. D’emblée, dès le pilote, nous sommes transportés dans un monde oppressant, rude magnifié par des décors extrêmement réalistes. Le lumineux Time square placardé de croix gamées, San Francisco aux couleurs de l’Empire Japonais, les Rocheuses devenue une zone appauvrie où se cachent les résistants et les hors la loi… on en arrive à oublier que nous sommes aux Etats-Unis tant l’attention portée aux détails architecturaux notamment est bluffante. Nous sommes à mille lieux de l’image de l’Amérique des années 60 que nous avons tous en tête. L’esthétique est sombre, les tons froids tout comme l’atmosphère et les personnages. Toute chaleur semble avoir quitté ce monde où les libertés ne sont octroyées qu’à une élite. Et encore. La suspicion est partout, les complots aussi. Les alliés d’hier se regardent avec méfiance. Dans l’esprit de chacun, la même question se pose: qu’adviendra-t-il lorsque Hitler passera l’arme à gauche ?

L’intrigue va crescendo tout au long des 10 épisodes. Certes, le rythme est assez lent au début, mais l’envie de comprendre ce qui se cache derrière ces films poussent à enchaîner les épisodes. Le seul bémol que je retiendrai est le manque de relief des personnages dont la gamme de jeu n’est pas suffisamment exploitée. Bien sûr nous ne sommes pas dans un contexte des plus joyeux, mais j’aurais aimé que certaines scènes se distinguent par un registre différent pour ne pas avoir l’impression que les acteurs sont « mono-expressifs ».

The Man in the high castel est donc une belle découverte, sombre, dramatique et  intrigante. Une uchronie à découvrir!

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8 Commentaires

  1. Malheureusement, je n’ai vu que le pilote, mais très amatrice d’uchronie, je suis très intriguée par cette série et par le roman éponyme que je n’ai pas encore lu.
    Mais il est vrai que, si les personnages ne sont en effet pas très expressifs, l’esthétique m’a vraiment bluffée, et mes collègues de travail ne m’en ont dit que du bien.
    D’ailleurs, si vous aimez les uchronies sur le site, et si vous ne l’avez pas encore chroniqué, je vous conseille « Fatherland » de Robert Harris, une sorte de polar qui prend place dans le Berlin nazi des années 1960. À faire froid dans le dos!
    Bonne soirée!

  2. J’ai vu le pilote au moment de sa sortie et j’ai beaucoup aimé. C’est vrai que c’est super graphiquement et, même si les acteurs ne sont pas très expressifs, on s’attache quand même un peu à eux. Dès que mon emploi du temps me le permets, je regarde la suite !

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