Hellbent T1 – Falls Boys de Penelope Douglas


Un roman de Pénélope Douglas, auteure best seller du New York Times.
Aro a toujours dû se battre seule pour pouvoir vivre, manger, respirer.
Quand elle se retrouve sur une scène de crime en même temps que Hawke Trent, ce fils de riches arrogant, dont la rumeur dit qu’il est puceau, elle n’a cependant pas d’autre choix que de lui faire confiance.
Pour échapper à la police, ils se cachent tous les deux à Carnival Tower, un lieu secret où ils vont devoir cohabiter le temps que les choses se tassent.
Mais Aro reste cette délinquante déraisonnable et excessive qui n’a peur de rien, encore moins de blesser les autres. Pourtant la voilà bien démunie face à ces nuits qu’elle passe, seule, avec Hawke. Et si lui commence à percevoir ce qu’elle cache sous son masque, il en va de même pour elle. Hawke est bien moins parfait qu’il ne le laisse paraître, bien plus intéressant, et quel gâchis que ce corps n’ait jamais été touché par aucune femme…
Peut-être que la légende auréolant Carnival Tower dit vrai. Ce lieu transforme les gens. Et si c’était en son sein que se trouvait le plus grand des dangers ?


À la base, j’étais partie pour lire Pirate Girls, et l’avant-propos de Penelope Douglas m’a rappelé que je n’avais pas lu le premier tome, Falls Boys. Et j’ai bien fait de le prendre en premier. Petit conseil : lisez Falls Boys avant Pirate Girls, car on y croise déjà Dylan.

Une nouvelle fois, l’autrice nous entraîne dans un univers sordide et dangereux où la rivalité entre deux quartiers leur donne des allures de guerre de tranchées. D’un côté, les riches et de l’autre, les pauvres. C’est de là que vient Aro, notre héroïne qui n’a pas beaucoup de choix dans sa vie et qui s’est laissée embarquer dès son plus jeune âge dans un gang. Pour ne pas être obligée de se prostituer, la jeune fille de 18 ans s’habille comme un garçon et s’occupe de ramasser l’argent pour la bande. On est sur du New Adult assez soft par rapport à d’autres romans de Penelope Douglas.

Aro est une héroïne que j’ai aimée. Mexicaine, elle ne se fait pas trop d’illusions sur ce que sera sa vie future. J’ai eu bien souvent de la peine pour elle. Parce que je voulais qu’elle ait un peu d’espoir.

Quand tout bascule, elle se retrouve coincée avec Hawke (le héros). Il fait partie du bon côté, celui des privilégiés. De plus, c’est le neveu du maire

J’ai adoré Hawke, ce gars est un bon green flag dans un milieu toxique empli de mecs red flag. Au départ, il n’aime pas trop Aro pour ce qu’elle représente, mais bien vite, il voit autre chose en elle et décide de l’aider. Ce que j’ai le plus apprécié chez lui, c’est sa ligne de conduite et la façon dont il prend soin d’elle. Il n’a pas une once de malveillance en lui

Ce roman de Penelope Douglas m’a légèrement rappelé ceux de Simone Elkeles, où deux êtres venant de mondes différents ne peuvent s’aimer à cause de leur statut social.

La relation entre Aro et Hawke évolue doucement. Cela nous laisse le temps d’apprendre à mieux connaître la situation compliquée de la jeune fille ainsi que ses souffrances. Venant d’une famille dysfonctionnelle, c’est elle qui aide, comme elle le peut, son petit frère et sa petite sœur. La plume de l’autrice est fluide et sans chichis. Elle sait nous dépeindre un contexte difficile et hostile. C’est sombre, mais surtout réaliste.

En plus de tout cela, les héros sont entourés de personnages secondaires bien présents, qui font vivre le récit. Il y a Dylan, la cousine de Hawke (et héroïne de Pirate Girls), mais également Kade et bien d’autres. On rencontre aussi les parents de ce beau petit monde et on devine qu’ils ont leurs propres histoires (et oui, il existe une autre série sur les parents parue bien avant celle-ci, mais qui n’est pas sortie en France. C’est bien dommage).

Pour revenir à Falls Boys, j’ai suivi cette histoire avec plaisir, et avec un pincement au cœur pour Aro qui n’arrive pas à voir la lumière au bout de son tunnel de désespoir. Cela pourrait être discordant avec Hawke, dont l’avenir s’annonce plein de paillettes, mais ce dernier veut absolument lui tendre la main. Être son preux chevalier sans qu’il s’en rende véritablement compte. Niveau smut, là encore, on est loin de ce qu’elle écrit d’habitude : ça reste très léger. Il n’y a quasiment rien, et ça fait du bien.

Et puis, au-delà de tout ça, il y a une intrigue, une légende mystérieuse qui plane dans ce livre. Elle va donner envie à Hawke et Aro de découvrir si elle est vraie ou non. Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher le roman, mais ça m’a passionnée. Comme elle ne trouve pas son dénouement ici, j’imagine qu’on en saura plus dans le prochain tome.

Dans l’ensemble, je ressors de cette lecture un peu frustrée par cette légende dont on n’a pas le fin mot, mais pour le reste, j’ai vraiment passé un chouette moment. Je conseille ce titre aux fans de New Adult qui aiment les scénarios réalistes et les personnages abîmés. Et Aro mérite d’être heureuse.


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