Complots à Versailles : attention coup de coeur !

Complots à Versailles

Nombre de pages : 320 pages
Editeur : Hachette jeunesse
Date de sortie : 25 janvier 2017
Langue : Français
ISBN-10 : 2012205763
ISBN-13 : 9782012205765
Prix éditeur : 14,90 €
Disponible sur Liseuse : Oui

De quoi ça parle ?

À la cour du roi (tome 1)

Versailles. À la cour du Roi Soleil, Cécile et son amie Pauline, qui vient d’être nommée demoiselle d’honneur de la reine, découvrent un monde d’éclats et de lumières. Mais c’est aussi un univers de complots et de secrets. Ensemble, elles vont vivre une incroyable aventure, en faisant attention à ne pas se laisser éblouir par tout ce qui brille !


La dame aux élixirs (tome 2)

À la cour de Versailles, les dames s’arrachent les remèdes d’une certaine Madame Jouvence. Mais Héloïse de Montviviers, une amie de Madame de Montespan, réchappe de peu à la mort après avoir utilisé certains de ces produits miracles. Qui donc se cache derrière la « dame aux élixirs » ? Pendant que Cécile enquête, son amie Pauline, elle, tente de mettre de l’ordre dans ses sentiments pour le beau Silvère. Plus que jamais complices, les deux demoiselles d’honneur vont tenter de démêler de sombres intrigues.


L’aiguille empoisonnée (tome 3)

À la cour de Louis XIV, où le mot d’ordre est « plaire au roi », Pauline et Cécile évoluent librement. Un jour, la cassette de la reine disparaît, et au même moment, une amie de Cécile est enlevée. Y a-t-il un lien entre ces événements ? Les inquiétudes sont d’autant plus vives que le château de Versailles est le théâtre de morts suspectes.


Le trésor des Rovigny (tome 4)

1682. La cour s’installe à Chambord. Pour Cécile, c’est l’occasion rêvée de rendre visite à son grand-père, le baron de Rovigny, qu’elle n’a encore jamais rencontré. C’est compter sans Mme Fortier, la gouvernante du baron, qui ne lui permet pas de le voir. Les ennuis ne font que commencer… Sa cousine disparaît, le fiancé de cette dernière est agressé, et la rumeur court que le baron serait empoisonné. Plus que jamais; Cécile doit faie preuve d’esprit et de prudence pour résoudre cet alarmant mystère.

Mon avis :

Quand tu as eu un début d’année éprouvant, et qu’on te propose de replonger dans Complot à Versailles (au singulier pour le premier tome), un des livres que tu as préférés plus jeune, ça ne peut que faire du bien. Et pari tenu ! Quel coup de cœur à nouveau, comme quand j’avais dix ans ! Attendez-vous donc à une critique dithyrambique ! Mon édition d’origine du premier tome (cornée, abîmée, je m’étonne que les pages tiennent encore tellement je l’ai lue et relue…) portait le titre (au singulier) de Complot à Versailles. L’auteur ayant continué à écrire l’aventure de nos héros adorés, l’éditeur a du revoir le titre de la série, et décider de Complots à Versailles (au pluriel). Et pour la petite anecdote, je ne vis plus chez mes parents depuis une bonne décennie, j’y ai donc laissé (à regret) un certain nombre de livres (je n’ai pas encore de manoir à Paris…). Mais il se trouve que j’ai quand même décidé de ramener chez moi, il y a peut-être trois/quatre mois, ma vieille édition. Je n’avais pas pris le temps de la relire quand Artemissia nous a proposé la série. Quel bonheur !


À la cour du roi

Cécile et Pauline sont sœurs de cœur. La première a été repêchée, inanimée, dans la Seine par Guillaume, le frère de Pauline, alors que les trois étaient encore enfants. Depuis, elle est devenue guérisseuse grâce à Catherine, sa mère adoptive. Guillaume et sa sœur, eux, sont nobles. Orphelins, ils sont sous la tutelle de leur grand-père, un ancien chevalier ayant été chassé de la cour.

Mais lorsque Louis XIV permet à Pauline de devenir demoiselle d’honneur de la reine, sous la coupelle de la terrible mais très belle Athénaïs de Montespan, les deux jeunes filles partent pour Versailles… où elles vont découvrir le pire et le meilleur de la cour du Roi-Soleil.

Je ne sais même pas par quoi commencer tellement j’ai envie que vous courriez acheter cette série ! Par les personnages ? Allons-y !

Nos héros d’abord, Cécile, Pauline et Guillaume. On les voit grandir dans ce premier tome (surtout les deux demoiselles), on les voit évoluer, prendre conscience des différences sociales. Annie Jay emploie l’ironie et l’humour pour faire passer des messages à ses jeunes lecteurs, et leur apprendre tout en douceur comment on vivait à l’époque : l’insalubrité des rues de Paris, les histoires de sorcellerie et les dénonciations diverses et variées, la médecine (ne surtout pas se laver, ça fait partir la couche de crasse qui nous protège des microbes), mais aussi la politique du roi qui, sous couvert de grandes festivités magnifiques, occupait suffisamment ses ennemis pour mener sa barque. Mêmes les personnages réels (je pense bien sûr au roi et à la reine, à Mme de Montespan mais aussi à Bontemps, le valet du roi) sont suffisamment bien campés pour véritablement prendre corps.

L’intrigue quant à elle prend position sur un fait réel : l’Affaire des Poisons, qui a défrayé la chronique à l’époque. Tout le monde ne jurait que par telle potion qui rend amoureux, telle autre qui donne une maladie, etc., le problème étant que les dénonciations pour sorcellerie n’ont pas tardé à se multiplier (on aurait vu telle personne sacrifier des nouveaux-nés lors d’une nuit de pleine lune…). Deuxième problème : des personnalités très proches du roi ont été impliquées et dénoncées lors des procès, ce qui ne fait pas bon ménage à la cour.

C’est un premier tome qui nous emporte véritablement au cœur de la cour, avec la troupe de joyeux lurons composées de Cécile, Pauline, Guillaume mais aussi de nouveaux amis : Elisabeth, Thomas, Silvère et la vieille Mme du Payol qui a plus d’un tour dans son sac.

Est-il nécessaire que je mette des cœurs partout sur cette chronique ? Parce que ce n’est pas l’envie qui manque !


La dame aux élixirs

Ce deuxième tome suit juste le précédent.

Nous retrouvons nos héros, mais aussi la peste Héloïse de Montviviers, que vous apprendrez à cordialement détester dans le premier tome. Et Héloïse (bien fait pour sa poire) a utilisé un élixir de beauté, qui a failli la faire mourir. Cécile décide donc d’aller voir ce qui se cache dans la boutique de Mme Jouvence, qui vend ses produits sous le manteau à toute la noblesse.

Vous n’aurez pas l’effet de surprise du premier tome à la lecture de celui-ci, ce qui est normal, en revanche, j’ai trouvé le retournement vraiment intéressant et assez inattendu. Il est compliqué d’en dire davantage pour ne pas vous spoiler, donc je reste volontairement dans le vague ! On suit davantage Cécile que Pauline dans cet opus (ainsi que dans les suivants) car sa position de comtesse qui l’a appris sur le tard lui permet de continuer à exercer son métier de guérisseuse tranquillement, et c’est souvent dans les coulisses plutôt que sur le devant de la scène que se trament les intrigues.


L’aiguille empoisonnée

Si j’ai un petit bémol à apporter, c’est sur ce troisième tome (mais la série reste quand même un énorme coup de cœur donc foncez immédiatement chez votre libraire !) : dans À la Cour du roi, c’est l’Affaire des poisons, dans La dame aux élixirs, on est sur des produits de beauté qui empoisonnent ses utilisatrices, et là on sait dès le titre qu’on va à nouveau avoir à faire avec une histoire d’empoisonnement. L’auteur arrive à se renouveler, notamment en faisant apparaître de nouveaux personnages secondaires très bien construits, mais je dois reconnaître une petite forme de lassitude, qui heureusement passera avec le tome suivant, qui n’a rien à voir.

On en apprend plus dans ce tome sur la condition des femmes à l’époque. Elles n’étaient par exemple pas autorisées à être couturières (dans le sens « créatrices de vêtements »). Elles étaient là pour recoudre un ourlet, orner de dentelles un vêtement, mais à aucun moment elles pouvaient créer. Pourtant elles étaient bien sûr les premières concernées pour la mode féminine ! Et nous rencontrons Agnès, une amie de Cécile, et dont la disparition va être le point central de l’intrigue.

Ce qui permet aussi aux lecteurs de passer un bon moment, c’est que nos personnages principaux évoluent. Comme tout le monde, ils connaissent des disputes, des réconciliations, des rires, du désespoir, de la tristesse… Bref, Annie Jay réussit à les rendre particulièrement humains, et on adorerait les rencontrer.


Le trésor des Rovigny

Dans ce dernier tome (que j’ai essayé de faire traîner toute une journée pour ne pas dire au revoir aux personnages, mais j’ai lamentablement échoué), on se focalise beaucoup plus sur Cécile, qui a retrouvé l’un des membres de sa famille, et espère donc en savoir davantage sur la mort de ses parents.

Pas mal de choses changent dans ce tome par rapport aux autres. Déjà, il ne se passe pas à Versailles ! Ce n’est pas plus mal, car le fait de changer d’environnement donne une bouffée d’air frais. Cécile occupe vraiment le devant de la scène, ce qui est un bon point car c’est un personnage très attachant, mais toute la troupe d’amis nous manque un peu, notamment Philippe, un petit nouveau que nous rencontrons dans L’aiguille empoisonnée et qu’on aurait aimé retrouver.

Ce huis-clos est assez fascinant, les personnages secondaires qui entourent le grand-père sont machiavéliques et très sombres, c’est une atmosphère complètement différente des précédents mais ça relance l’intrigue. On entend également parler de Charlotte, la cousine de Cécile, et c’est à nouveau un coup de poker d’Annie Jay de nous présenter des personnages secondaires qui se greffent à la team de départ.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré cette série. C’est de la lecture passion, c’est ce type de livres qui nous fait dire qu’on aime lire, et je pense qu’ils peuvent être d’une grande aide pour celles et ceux qui cherchent quoi lire pour apprécier la lecture. J’ai presque 30 ans, mais ce qui est sûr, c’est que le prochain roman d’Annie Jay aura une place de choix dans ma bibliothèque ! 

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2 Commentaires

  1. En effet, j’adore cette série. Le tome 4 m’a beaucoup plu et j’espère sincèrement qu’un cinquième suivra. Peut-être avec Philippe, qui sait?

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