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DUFF, Dodue utile et franchement fade de Kody Keplinger

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Chroniqué par Coxe Coxe

DUFF, Dodue utile et franchement fade de Kody Keplinger

DUFF, Dodue utile et franchement fade de Kody KeplingerBroché : 304 pages
Editeur : Hachette Romans
Date de sortie : 6 janvier 2016
Collection : Films-séries TV
Langue : Français
ISBN-10 : 2012034977
ISBN-13 : 978-2012034976
Prix Editeur : 15€90
Disponible sur Liseuse : OUI

Son résumé :

Bianca n’est peut-être pas la fille la plus jolie, ni la plus populaire du lycée mais elle a d’autres atouts : deux meilleures copines, un esprit mordant et beaucoup de second degré. Elle est aussi bien trop maligne pour tomber sous le charme du sexy Wesley, coureur de jupons invétéré et son ennemi juré depuis qu’il la surnomme la D.U.F.F (Dodue, Utile et Franchement Fade). Jusqu’au jour où elle commence à se demander si ses vraies ennemies ne seraient pas en fait ses amies si jolies, si parfaites et si populaires qui ont fait d’elle leur faire valoir : la copine un peu moche mais bien utile… leur D.U.F.F. ?

Fatiguée d’être toujours reléguée au second plan, Bianca décide de sortir de l’ombre et de se débarrasser de son surnom en menant une véritable révolution contre les impitoyables règles sociales du lycée. Et en croisant sur son chemin un improbable allié…

Mon avis :

Pour avoir vu le film avant d’avoir lu le livre, j’ai été assez troublée de découvrir une histoire plutôt éloignée de son adaptation cinématographique. L’auteure, Kory Keplinger, a plutôt axé son récit sur les problèmes d’estime de soi et les dommages collatéraux auxquels un adolescent est confronté, souvent avec impuissance, dans son ouverture au monde. Le film, lui aborde la problématique très actuelle du bashing. Ce décalage entre film et livre, explique peut-être mon appréciation mitigée de ce Young Adult pourtant agréable à lire.

Tout allait bien pour Bianca. À se faire trainer dans toutes les soirées possibles par ses deux meilleures amies – Casey et Jessica – belles comme tout, pour ensuite faire leur taxi. Tout allait bien aussi, pour elle qui depuis trois ans en pinçait en secret pour « Toby Tucker », l’intello poli et trop lisse du Lycée Hamilton. Sans parler de sa mère qui préférait sillonner le pays de long et large pour son travail, plutôt qu’être auprès de sa famille.

Mais c’était sa petite vie et elle s’en accommodait. Jusqu’au jour où Wesley, l’apollon et charmeur émérite du lycée, l’aborde avec dans l’idée de marquer des points avec Casey et Jessica, car Bianca est leur DUFF, la dodue utile franchement fade, leur faire-valoir.

Pour Bianca, cette révélation est évidemment un choc car elle n’avait jamais réellement songé à se préoccuper de ce que les autres pensaient d’elle. Cette prise de conscience va brouiller ses liens avec ses meilleures amies et modifier l’image qu’elle a d’elle-même. Et cela la perturbe grandement, surtout que l’idée émane de Welsey, le garçon qu’elle trouve répugnant en tout point. Ce même garçon, suintant la suffisance, qu’elle va embrasser et utiliser de manière inattendue pour évacuer toute cette tension qu’elle tait.

Le plus de ce livre est cette traversée du lycée avec ses dynamiques de groupes, perçus par Bianca. Il est savoureux de suivre les raisonnements de cette râleuse sensible à l’art consommé du sarcasme, de cette marginale cynique au caractère très affirmé et aux idées arrêtées. La trame du récit se tisse autour de sa faculté à s’adapter aux circonstances de sa vie ou à faire fausse route, avec ce regard typique de l’adolescente qui a grandi trop vite.

Et il est si facile de comprendre ce personnage franc et un peu désabusé, car qui n’a jamais eu envie de fuir la réalité trop crue, en se disant que ça finira bien par se tasser ? Dans cette période où l’identité se forge et s’affirme souvent par le biais des pairs ; comment avoir confiance en soi lorsqu’elle sait à présent qu’elle n’est que le personnage secondaire de son groupe d’amies? Et comment croire qu’elle puisse être aimée pour ce qu’elle est ?

Quand dans le film on assiste à un défilé de clichés et de stéréotypes, le livre s’en démarque. Les descriptions des personnages sont plus étoffées même si leurs conversations deviennent un peu redondantes au fil des pages. Mais les échanges entre Wesley et Bianca, leurs vacheries et leurs déclarations foireuses, donnent un élan à la lecture. Ils s’horripilent ou se maudissent et c’est plutôt désopilant. Par contre, la vulgarité de Bianca ternit parfois les dialogues au détriment de son ton mordant. Sa répartie sentencieuse se suffisait à elle-même.

Bien que le souvenir du film m’ait parasité pendant un petit moment, j’ai passé un moment plaisant de lecture avec une pointe de nostalgie pour cette époque si particulière qu’est l’adolescence, de ses premiers béguins à ses premiers chagrins. J’ai achevé ce livre avec une, petite, moue de satisfaction.

Bon

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