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Le Dieu venu du Centaure de Philip K. Dick

Le Dieu venu du Centaure de Philip K. Dick

Le Dieu Venu du Centaure _Broché: 281 pages

Editeur : J’ai Lu (5 juin 2013)
Collection : Nouveaux Millénaires
Langue : Français
ISBN-10: 2290068926
ISBN-13: 978-2290068922

Disponible sur liseuse : NON

Son résumé :

Qui est Palmer Eldtritch ?

Un aventurier parti 10 ans plus tôt découvrir les richesses de Proxima du Centaure, aujourd’hui de retour dans le système solaire.

Un nabab de l’industrie qui s’apprête à lancer le K-Priss, une drogue destinée à remplacer le D-Liss, et à lui assurer le monopole du juteux marché des colons martiens.

Un dieu omniprésent qui s’incarne dans chacun de vos trips.

Un organisme extraterrestre venu prendre le contrôle de la Terre.

Oui, tout cela, et peut être plus encore.

Mon Avis :

Je viens de finir ce livre et je reste sans voix. Tout le long de la lecture j’ai alterné les phases « ce bouquin est génial » avec celles « mais mon Dieu je ne cale rien à ce qui arrive » et c’est très perturbant.

Tout d’abord, un petit résumé de l’histoire : nous suivons en parallèle plusieurs personnages qui sont Barney Mayerson et Léo Buléro.
Léo Buléro est le chef de Barney et est le PDG de l’entreprise Combinés P.P. qui vend des objets minifiés. C’est-à-dire des objets de la vie courante qui ont été miniaturisés pour pouvoir entrer dans le monde de Poupée Pat (une sorte de poupée Barbie). Grâce à ces Poupées Pat, les gens utilisent illégalement la drogue D-Liss (importée par la société de Léo Buléro) afin de « translater » dans le monde de la poupée et vivre une hallucination collective.
Barney Mayerson est ce qu’on appelle un Précog, c’est-à-dire une personne capable de voir des futurs possibles (normalement cela devrait vous rappeler Minority Report, et en effet, ce film s’est inspiré de ce livre) et il est un des meilleurs chez Combinés P.P. C’est lui qui décide si un objet aura du succès une fois minifié.
Pendant ce temps-là, l’ONU sauve Palmer Heldritch qui revenait du système proxien après 10 ans d’absence. Celui-ci va essayer d’importer une nouvelle drogue : le K-Priss. Léo Buléro, apprenant la rumeur, n’aura qu’une idée en tête : faire interdire cette nouvelle drogue (comme le D-Liss l’est) afin de ne pas perdre le monopole de vente de sa drogue et tout ça avec l’aide de Barney.

Un univers complet créé par l’auteur

Tout d’abord, ce qui intéressant c’est que nous évoluons dans un monde de science-fiction très élaboré. Ce qui est le plus hallucinant c’est que cette nouvelle, qui a été écrite en 1964, est précurseuse d’un certain nombre de concepts aujourd’hui existants :

  • la domotique avec les « conapts » (mot inventé par l’auteur qui semble signifier appartement étant dans un lot d’immeuble)
  • le réchauffement de la planète (à New-York il fait actuellement 80°C)
  • des systèmes de communication portables et connectés
  • des voyages dans l’espace avec des colonies d’humains vivants sur d’autres planètes (notamment sur Mars)
  • des appels visio (appelés « appels vidéophoniques »)

Tous ces concepts, aujourd’hui réels, rendent le livre encore plus captivant et nous oblige à nous dire que l’auteur avait une énorme imagination. Cependant, il en avait peut être un peu trop. La moitié du livre se compose de récits de trips qui surviennent quand des gens prennent de la drogue (que ça soit du D-Liss ou du K-Priss) et à ce moment là rien ne va plus : le lecteur ne sait jamais si il se trouve dans la vie réelle ou dans l’imaginaire. C’est comme si l’auteur arrivait à nous mettre dans le même état que les drogués…

Une immersion totale dans la tête des drogués

Mais du coup, les pages sont difficiles à tourner pendant ces moments, Philip K Dick nous donne très peu d’informations après ces épisodes de trip pour que l’on rattache les wagons. On se demande alors à chaque fois « mais alors il a fait ça ou pas ?  il était avec cette personne ou pas ? » et nous tâtonnons. Quelques réponses se trouvent d’ailleurs dans les toutes dernières pages du livre et en refermant on se dit « tiens, il faudrait peut être que je le relise pour tout comprendre cette fois avec ces nouveaux éléments ».  Mais non, je n’aurai pas le courage de replonger une seconde fois dans cet univers…

En conclusion, je suis incapable de dire si c’est un bon livre ou pas. La façon de l’auteur de nous mettre dans la peau des personnages une fois drogués est bluffante, cependant nous restons sur notre faim. Une fois le livre refermé, nous n’arrivons pas à l’oublier et nous nous posons des tas de questions pour essayer de comprendre de façon rationnelle ce qui est arrivé.

Se Lit bien

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