Love in the Darkness – Chapitre 4 : Une vie sans lui.

[Point de vue Elena]

6 semaines ont passé, la vie avait repris son court. Stefan et moi avions retrouvé une relation simple et stable. Je n’avais aucune nouvelle de Damon, il filtrait mes appels, mes messages. Je savais que Stefan lui parlait discrètement mais ne me disait rien, il ne voulait sans doute pas remuer le couteau dans la plaie. Damon refusait de me parler apparemment. J’avais beau l’appeler, laisser des messages plus déprimant et déprimés les uns que les autres, aucune réponse.

Les gens autour de moi évitaient le sujet. J’avais été surprise par les réactions de mon petit groupe d’amis. Bien qu’ils n’aimaient pas vraiment Damon, ils semblaient troublés par son départ. Bonnie se souciait de ne plus avoir cet allié de taille dans les parages et Caroline, bien qu’elle n’approuvait pas que lui et moi étions si proche, semblait le regretter.

Je faisais mon possible pour paraître normale, comme si je n’étais pas touchée. Cela semblait marcher, sauf avec Stefan. Il disait me croire, même si j’étais consciente que comme moi, il faisait semblant.
En réalité Damon me manquait, énormément. Je me sentais frustrée, agacée, triste, vide. Ce n’était plus gérable. J’étais furieuse, il n’avait pas conscience du mal qu’il me faisait. Peut-être que je le méritais…
Nous étions en début d’après-midi, Stefan était parti tôt ce matin car il avait prévu de refaire le plein de poches de sang. Il alternait entre le sang humain et le sang animal, il lui fallait donc des réserves. Il était parti avec Caroline étant donné qu’elle en avait aussi besoin. Ils ne seraient pas rentrés avant demain matin, je décidais donc d’en profiter pour aller chez Stefan. J’avais besoin d’y aller, de trouver quelque chose qui me dirait où se trouvait Damon, s’il allait bien, même si je supposais que oui, il avait dû se trouver une autre femme hypnotisée. Cela m’agaça encore plus.

Arrivée là-bas, j’allai dans la chambre de Stefan et me mis à chercher. Je n’aimais pas fouiller dans ses affaires, mais il refusait de me parler de Damon et je commençais à en avoir assez. Je ne trouvais rien, déprimée, je m’assis sur la chaise du bureau. Des journaux de Stefan traînaient en vrac devant moi, je vis une feuille blanche pliée en 4 et glissée entre deux journaux. Je l’ouvrir et constatai que c’était un mot de Damon.

« Hey Stef’ c’est décidé je pars. Et oui j’ai prévu mon coup pour que tu ne sois pas à la maison à ce moment, je n’avais pas envie de te voir verser ta petite larme ! J’ai besoin de temps pour remettre les choses en ordres. Prend soin d’Elena, qu’elle soit heureuse et m’oublie, c’est mieux comme ça. Au faite il y a un écureuil suicidaire qui te cherche. Dam.»

Mieux comme ça ? C’est lui qui le dit. Soudain je pris conscience que c’est moi qui avais été purement égoïste. Je lui faisais quotidiennement du mal et pourtant il était resté pour moi durant des mois lorsque Stefan était sous l’influence de Klaus notamment, il a toujours était là pour moi,depuis notre rencontre. Une grande vague de culpabilité monta en moi, je voulais m’excuser, lui dire que je tenais à lui, que je voulais qu’il revienne même si c’était mal de lui demander une chose pareil.

Je ne supportais pas de venir ici et de voir sa chambre vide, aller au Mystic Grill et qu’il ne soit pas au bar avec son bourbon à faire du charme à la première venue, n’avoir plus que sa chemise accrochée dans mon armoire que je voyais chaque matin comme une piqûre de rappel soulignant son absence. De colère je pris mon portable essaya d’appeler un énième fois Damon. Je tombais une fois de plus sur la messagerie.

De loin, je vis un objet, un portable gris. J’étais surprise de voir qu’il n’y avait qu’un seul numéro enregistré, celui de Damon. Sûrement une ruse pour être certain de ne pas tomber sur moi s’il contactait Stefan. J’avais d’ailleurs remarqué que le numéro de Damon n’étais plus dans son portable. J’avais de la chance que Stefan ait laissé le portable ici, il ne pensait sans doute pas en avoir besoin étant donné qu’il n’était pas avec moi aujourd’hui. Je le mis dans ma poche et rentrai chez moi.

Je fis les cents pas dans ma chambre mon portable dans la main. Je devais faire quelque chose. J’entendis les tonalités du téléphone résonner dans mon oreille, un bruit que je ne supportais plus. Je haïssais son silence, son indifférence.

« Damon répond moi bordel !! » criais-je

Messagerie…

« Damon, c’est encore moi… J’en peux plus, je t’en supplie appelle moi. Rentres à la maison. Je t’en pris…Tu me manques Damon. » dis-je la voix brisée par le chagrin

Je m’allongeais sur mon lit. Je devais me rendre à l’évidence et accepter son départ… Seulement impossible de m’y résoudre. Je repensais ces derniers mois où il était là. Il m’a aidé à tout supporter, à chaque instant. Il ne pouvait pas être totalement indifférent à moi, il ne pouvait pas totalement m’avoir oublié, il ne pouvait pas… Non ! J’allais y arriver, le retrouver et le ramener. Envahie d’une soudaine vague de courage et de confiance, je pris le portable gris de Stefan.

Si j’appelais, Damon me raccrocherait au nez, j’écrivis un message, pour vu qu’il ne me reconnaisse pas.

[Hey Dam’ j’ai un problème, il faut que je te vois. Je ne t’impliquerais pas si ce n’étais pas important. ]

J’appréhendais la réponse, j’espérais simplement un indice pour savoir où il se cachait. Ces 6 semaines d’absences me torturais, je voulais le voir, rien qu’un instant… Le portable vibra, m’annonçant la réponse.

[Elle va bien ?]

Au moins il s’en souciait…

[Je dois te voir, dis-moi où.]

[Atlanta, au bar habituel.]

 

 

 

Disclaimer : Rien ne m’appartient, je m’amuse juste avec les personnages déjà existants des livres de LJ Smith et de la série de Julie Plec.

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