Love in the Darkness – Chapitre 3 : Atlanta

[Point de vue Damon]

Je venais d’arriver à Atlanta. J’avais pris la bonne décision en partant de Mystic Falls, personne n’avait besoin de moi là-bas. Je devais m’occuper l’esprit le temps que ça passe. Oublier Elena et mon amour pour elle, oublier ces derniers mois où nous nous sommes rapprochés, oublier qu’elle a choisi mon frère, oublier ma douleur, oublier…

J’avais hypnotisé une femme pour acquérir un appartement plutôt luxueux, le minimum pour faire bonne impression à mes futures repas. Deux demoiselles figuraient déjà sur ma liste, elles vivaient dans la même rue. Elles étaient toutes deux très jolies et appétissantes.

Seul à ruminer, je me servis un verre de Bourbon, puis deux, trois, quatre, cinq… L’alcool brûlait agréablement ma gorge et m’engourdissait de plus en plus, anesthésiant ma douleur. Ou du moins en donnait l’illusion.

Mon téléphone sonna, c’était Stefan.

« Où es-tu Damon ? »

« Hum Paris ! C’est pas mal : la tour Effel, les croissants, les délicieuses étudiantes… »

« C’est ça. J’ai trouvé ton petit mot sur mon bureau, Elena en a un aussi ? Parce que comment veux-tu que je lui annonce que tu t’es barré comme ça ? »

« Non, inutile. Elle ne s’en rendra même pas compte tu verras ! Roucoulez bien ! Ciao »

« Dam… »

Je raccrochais énervé. Comme si Elena allait être touchée, son choix était clair. J’ai quitté leurs vies alors qu’ils me foutent la paix !
Sixième verres… Je pensais à Elena.
Septième verres… Non ça suffit, je veux juste l’oublier et qu’elle m’oublie également. J’ai assez donné, cette fois je ne devais pas craquer, ni la revoir ni lui parler. Je me posais sur mon lit et tout devint noir.

Au matin, je parti prendre mon petit déjeuner chez la voisine, une rousse à la peau clair qui était très appétissante. Il faisait beau, doux… Déprimant.
De retour chez moi je fermais tous les rideaux et commença à déballer mes affaires et les ranger. Cela m’obligera, j’espère, à me dire que maintenant ma place est ici. Je pensais même à installer deux ou trois demoiselles en déco, histoire d’avoir de la compagnie.

Mon portable sonna alors que j’étais pas mal occupé à ouvrir mes cartons, ça devait être Stefan qui allait encore essayer de me convaincre de rentrer pour la centième fois. Il a eut la fille, que demander de plus ? Un frère encombrant et amoureux de sa copine ? J’en doute, mais Stefan…restait Stefan, il se sentait coupable comme toujours, pauvre petit martyr… Je décrochais en vitesse pour le recaler une énième fois.

« Stefan, on a déjà parlé et c’est toujours non ! »

« Damon ? »

C’était Elena. Evidemment. Ce n’est pas ça qui allait m’aider, qu’est-ce que je pouvais lui dire ? Que tout va bien ? Qu’à soi-disant « Paris » c’est super ? Qu’elle me manquait à en crever ? Non, bien sûr que non. Qu’en avait-elle à faire de toute façon ?

Je raccrochais. Je mis quelques secondes à réaliser qu’au son de sa voix, ma respiration s’était bloquée. J’inspirais et expirais doucement ce qui n’empêcha cependant pas la colère et la frustration de m’envahir de toute part. Pourquoi avait-elle appelé ? Pourquoi ne pas simplement me lâcher ? Je dûs lutter de toute mes forces pour m’assoir sur le bord de mon lit et ne pas sauter dans ma voiture pour rentrer. Sa voix, en prononçant mon nom, avait réduit toute ma volonté et mon courage à néant. Je voulais la voir, la toucher… Un grognement sourd fit vibrer mon torse et mon poing tapa avec puissance dans le murqui se fissura. Je devais me reprendre.

J’allais vivre sans elle, je priais pour en être capable. J’avais vécu plus d’un siècle sans Katherine… Sauf qu’elle n’est pas Katherine… Elena est la seule femme qui me fait ressentir tant d’émotion, tant de… Ca suffit. Enervé, je repris ma bouteille et la vida entiérement avant de m’endormir.

A vos commentaires ! 😉