Kingston University, Tome 1 : Very Bad Kings de J. S. Wonda


Un jeu dangereux se joue à l’université de Kingston. Cinq étudiants cruels règnent sur le campus, cinq rois que personne n’ose défier et qui dictent les règles.
Quand Mable franchit les grilles de ce prestigieux établissement parmi d’autres boursiers, elle croit tenir sa chance de sortir enfin de la pauvreté et de changer son destin. Elle est loin de se douter qu’elle se trouve désormais sur un terrain de chasse… et qu’elle va bientôt devenir une proie. Car les Kings haïssent le programme caritatif financé par leurs parents, qui permet à quelques élèves défavorisés d’intégrer Kingston, et ils sont prêts à tout pour évincer Mable. Dès lors, les défis s’enchaînent. Mais plus ils essaient de la faire plier, plus elle leur tient tête, attisant leur obsession.
Jusqu’où Mable est-elle prête à aller pour l’emporter ? Et parviendra-t-elle à se défendre alors que trois de ces rois ne désirent soudain plus qu’elle ?
« Bienvenue à Kingston. La seule chose que tu y apprendras, c’est comment survivre parmi des gens comme nous. L’élite. Mais crois-moi. Les leçons seront rudes. Et si tu ne fais pas correctement tes devoirs, Belle, nous serons malheureusement contraints de te punir… »
Date de sortie en France : 21 octobre 2026


Dès que je lis « Harem Inversé » et Dark Romance, ça me parle comme jamais. J’adore ces tropes et j’étais aussi curieuse qu’impatiente de découvrir ce roman. À ce propos, je remercie NetGalley France et les éd. Milady pour l’obtention de ce titre en SP numérique, en échange d’un avis sincère.

Et c’est là que le bât blesse. Parce que dans ce premier tome, il n’y a pas l’ombre d’une « romance », pas même une miette à la fin de l’histoire. Mable subit un harcèlement continu et quotidien de la part de tous les personnages masculins. Au début, je l’aimais bien, elle avait du répondant. Mais plus on avance et plus j’ai eu du mal à comprendre ses choix. À sa place, je serais partie de cette université qui joue avec la vie d’étudiants boursiers par le simple fait qu’ils sont pauvres, et qui deviennent des pions brisables pour les plus nantis.

Ce que j’ai apprécié toutefois, c’est que Mable n’hésite pas à assumer ses désirs les plus tabous. Sous prétexte qu’elle est une femme, elle devrait se taire et ne pas apprécier le sexe. Les hommes, pas de souci, mais pas les femmes. Là-dessus, j’ai applaudi sa force de tenir tête à ces protagonistes masculins (je ne peux pas dire que ce sont des héros) qui se prennent pour les rois du monde. Ils se nomment d’ailleurs les Kings en référence à leur statut, mais pour moi, ce sont les méchants de l’histoire. Ils manipulent Mabel et j’aurais aimé qu’elle ne soit pas si aveugle et naïve.

Ce qui m’a gênée également, ce sont les incohérences, aussi bien dans son caractère que dans les actions de tous les personnages.

J’ai eu bien souvent l’envie de jeter ma liseuse par la fenêtre (et je me suis rappelé combien je l’aimais). Pourtant, j’y croyais encore : comme Mable, je voulais voir un rayon de lumière, un zest d’espoir, mais la fin m’a achevée (presque littéralement).

Ce n’est pas un bon roman à mes yeux. Il est truffé de contradictions, et les relations et interactions de Mable avec les Kings sont ultra dérangeantes. Les gars sont des pervers narcissiques en puissance. Et paradoxalement, j’ai ENVIE de voir notre héroïne (trop crédule finalement) se venger. Et j’espère qu’elle ne retombera pas dans ses travers. Je vais donner une chance au tome 2. Comme j’aime bien le dire : wait and see !


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