
Lorsque son père prend ses nouvelles fonctions de recteur de l’université de Montréal, et qu’elle doit quitter la Californie ensoleillée pour le Canada glacial, Kelsey Cooper n’est pas très enthousiaste. Une fois sur place, elle se rend vite compte que Matthew Leblanc, capitaine de l’équipe de hockey sur glace, est le roi incontesté du campus.
Aussi odieux qu’irrésistible, il n’a qu’un objectif : faire fuir le nouveau recteur. Une rivalité immédiate s’installe entre Kelsey et Matthew. Mais leur attirance semble inévitable.
Le résumé m’a paru des plus alléchants. J’aime bien les histoires qui se déroulent dans le milieu universitaire. Les débuts étaient des plus prometteurs : une héroïne badass qui n’hésite pas à se battre pour son père et elle. En face, un héros sombre, antipathique, joueur de hockey et qui tient l’université à sa merci. Je remercie d’ailleurs Babelio et sa Masse Critique, ainsi que la maison d’édition pour l’envoi de ce SP contre un avis sincère, non rémunéré.
Même si c’est ultra tiré par les cheveux, et pas franchement réaliste, je me suis dit pourquoi pas ? Entre Kelsey et Matthew, c’est la haine au premier regard et une tension sexuelle des plus électriques qui règne entre eux. Mais voilà, Matthew est en couple, et même s’il va trop loin avec Kelsey, il ne semble pas vouloir quitter sa meuf. D’ailleurs, on découvre pourquoi à un moment. Là encore, j’ai trouvé l’explication vraiment forcée.
Kelsey veut la justice au sein de l’université et aider son père à sa manière. Elle entre donc en guerre contre toute l’équipe de hockey sur glace dirigée par Matthew.
Jusqu’à la moitié du roman, ça me plaisait bien. Mais la seconde moitié m’a malheureusement perdue. Les enemies to lovers qui se cherchent et se trouvent, c’est mon truc. Même si parfois, ça va trop loin dans les représailles. Mais ensuite, toute l’intrigue tient sur ce point : ils se cherchent, se font la guerre, se trouvent, craquent (soit l’un soit l’autre), puis rebelote. C’est comme ça durant tout le livre et ça m’a lassée. Tout comme le côté irréaliste du récit. Le père de Kelsey qui est le nouveau directeur a autant d’autorité qu’un étudiant de première année. Et puis la confrontation avec le père de Matthew… franchement, je ne sais pas ce que j’en ai pensé. C’était comme si je m’étais retrouvée dans une histoire de dark romance avec un mafieux qui tient d’une main de fer autant son rejeton que l’université dans laquelle ce dernier va… un registre que je n’attendais vraiment pas dans ce roman. Et puis, je ne parle même pas du plot twist. J’ai levé les yeux au ciel.
Ce bouquin avait un potentiel de folie à mes yeux. Malheureusement, les protagonistes tournent en rond dans leur ressentiment, le héros est déjà en couple et les nombreux événements peu crédibles ont fini par me faire décrocher. J’avais même l’impression de lire une fanfiction dont le but est la surenchère pour tenir les lecteur·rice·s en haleine.
Pour moi, c’était trop. Même si je reconnais que ce style peut et doit plaire à d’autres, ce n’est pas mon cas. Le début était chouette, mais le reste n’a pas su me convaincre. Je ne lirai donc pas la suite.
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