L’homme-feu de Joe Hill


Personne ne sait exactement quand et où tout a commencé. Sur le corps des individus contaminés apparaissent des tatouages mordorés qui s’embrasent, causant la mort par combustion. Boston, Detroit, Seattle ont déjà basculé dans le chaos. Il n’existe aucun antidote. Lorsque Harper, infirmière dévouée et bienveillante, découvre les premières marques sombres sur sa peau, elle vient d’apprendre qu’elle est enceinte. Paniqué, son mari fuit.
Dans un monde en ruine, où de petites communautés se forment et des milices traquent les malades pour les exterminer, Harper est secourue par un homme capable de contrôler ce feu intérieur. Mais l’infirmière ne dispose que de peu de temps pour percer le secret de l’homme-feu, avant qu’elle et son enfant ne soient réduits en cendres…
Dans cette fable pré-apocalyptique vertigineuse, Joe Hill explore la part obscure de l’homme et sa formidable puissance de vie.


Je dois dire que le résumé m’a tout de suite plu et m’a réellement donné envie de me plonger dans ce roman. L’homme Feu est un thriller que l’on peut plutôt classer dans la catégorie de la SF avec un sujet plutôt lié à la dystopie.

Le point de vue est celui de Harper, l’héroïne. Cette dernière un peu fleur bleue, est mariée à l’homme idéal (semble-t-il), elle fait un métier qu’elle adore : infirmière scolaire, bref, sa vie semble parfaite. Jusqu’au jour où l’apocalypse se déclare sous la forme d’un virus assez étrange. Au lieu des habituelles éruptions cutanées, le malade voit apparaître sur sa peau des tatouages en forme d’écailles. Le point culminant de la maladie est quand la victime prend feu. Les gens l’appellent vite, juste, l’écaille, tout simplement… Un miracle qu’elle ne se soit pas appelée le syndrome de Daenerys.

Je n’entrerai pas plus dans les détails du récit pour ne pas vous gâcher les découvertes et nombreux rebondissements, mais Harper va se retrouver confrontée au mal et devra fuir non pas les victimes, mais justement les quelques poignées d’êtres humains ayant été épargnés.

Au début, je trouvais les références culturelles de notre époque, plutôt sympa. Cela permet d’encore mieux s’identifier aux héros, mais à force d’en voir partout, cela m’a quelque peu agacée. J’avais même l’impression que l’auteur se moquait un peu de la culture geek. Quand il y en a trop, c’est trop et du coup, je ne savais plus si j’étais vraiment dans un roman sérieux où une parodie qui se veut sérieuse. Chacun pourra l’interpréter comme il le veut bien sûr, mais dans mon cas, ça m’a un peu gâchée ma lecture.

Ensuite, la trame du récit peut rappeler par certains aspects, la série TV The Walking Dead. C’est là que l’on se rend compte que l’être humain peut-être capable des pires horreurs face à ce qu’il ne maîtrise pas. Pourtant, derrière un scénario qui raconte la fin des hommes, se cache un autre message plutôt pacifiste. Et s’il suffisait juste d’être heureux et de vivre en paix avec les autres, en osmose, tous unis, pour être sauvé ? Même si la manière d’amener cette conclusion reste assez grossière, j’ai trouvé que cela donnait quelques réflexions intéressantes à développer.

Dans l’ensemble, j’ai quand même passé un chouette moment avec L’homme Feu, Harper et tous les personnages qui croiseront sa route. Malgré quelques longueurs au cours du récit, je ne me suis pas ennuyée. Les protagonistes sont plutôt bien travaillés, les rebondissements palpitants et si ce n’est ce surplus de références à la culture pop’, j’ai vraiment apprécié le roman.


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