J’ai avalé un arc-en-ciel de Erwan Ji

Broché: 396 pages
Editeur : Nathan
Date de sortie : 2 mars 2017
Collection : Grand format
Langue : Français
ISBN-10: 2092566075
ISBN-13: 978-2092566077
Prix : 16€65
Disponible sur Liseuse : OUI

Son résumé :  Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique…

Je m’appelle Capucine, mais on m’appelle Puce. J’ai dix-sept ans, la peau mate et un accent de Montpellier. Enfin, l’accent, c’est quand je parle français. Je vis aux États-Unis depuis que j’ai trois ans.
Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique…
Vous appelez ça comme vous voulez, mais la vérité…c’est que j’ai avalé un arc-en-ciel.

Mon avis

C’est avec un pincement au cœur que j’ai terminé J’ai avalé un arc-en-ciel. Ce roman est une dose concentrée de bonne humeur, mêlée à une pincée de douceur. On ne peut refermer ce livre qu’avec un sourire aux lèvres.

Nous faisons la connaissance de Capucine, dit Puce. Française expatriée en Amérique, nous suivons sa dernière année de secondaire, notre terminale à nous. Sous forme d’un journal intime qu’elle publie sur un blog, Capucine va nous livrer ses impressions, ses doutes, ses craintes et mettre des mots sur les spécificités des rituels américains, lors de cette année cruciale. Toujours entourée de ses fidèles amis Sara, Vaneck et Soupe, nous suivons, toujours à travers la plume de Capucine, leurs aventures.

L’arrivée d’Aiden, dans leur bande d’amis, va bouleverser Capucine. Cette dernière se sent perdue, ne sachant pas si elle n’éprouve que de l’amitié ou de l’amour pour cette nouvelle venue au lycée. Une amitié va naître entre les deux jeunes filles. Pourtant, Puce va se rendre compte que la frontière entre l’amour et l’amitié est parfois mince.

Je dois souligner que les personnages d’Erwan Ji sont aussi attachants les uns que les autres. J’ai adoré Capucine, sa fragilité et son regard sur le monde qui l’entoure, cette façon singulière de se remette en question et de s’interroger sur ses réels désirs. La narration à la première personne nous permet de nouer un lien fort avec notre héroïne. Le quatrième mur (quand un personnage s’adresse directement à nous) est souvent brisé et Capucine nous livre ses secrets tout en nous apostrophant sur tel ou tel sujet. Une complicité s’installe entre elle et nous, lecteurs. C’est un choix judicieux qui nous permet de suivre l’évolution de Puce durant le long du roman. En tout cas, j’ai quitté avec regret ce personnage haut en couleur qui m’a rappelée celle que j’étais adolescente sur certains points.

Impossible de parler de Capucine sans parler d’Aiden et de sa bande d’amis. J’ai immédiatement adoré Aiden, par bien des aspects. Sa maturité, sa manière ne pas brusquer les choses, c’est un personnage emprunt de douceur qui nous réchauffe le cœur. La relation entre les deux jeunes femmes évolue doucement, au rythme de leur amitié et des questionnements de Capucine. Les moments entre les deux jeunes femmes sont plutôt rares mais c’est justement ce qui fait la magie du livre. Ces moments sont tellement beaux, sans fioritures ou autres superficialités qui auraient pu gâcher ma lecture. Sara, Vareck et Soupe m’ont franchement rappelé ma propre bande d’amis, chacun étant si différent mais si complice à la fois. Parallèlement à cette jolie histoire d’amour, c’est une très belle histoire d’amitié que nous offre Erwan Ji. Je vous laisse également le soin de faire connaissance avec tous les autres personnages que l’on peut croiser parce que gentils, méchants, seniors, juniors, manipulateurs, agaçants, on s’attache forcément à tous ces adolescents qui sont un tournant de leur vie.

J’ai avalé un arc-en-ciel nous permet d’en découvrir plus sur la « culture américaine lycéenne », peut-être un peu plus poussé dans ce que j’ai pu lire auparavant. Le bal de promo, les rituels d’avant-match, les différents clubs, la remise des diplômes, chaque événement (qu’il soit commercial comme la Saint-Valentin ou traditionnel comme Noël) a son importance dans l’école que fréquente Puce et on ne peut se sourire devant tout ce qui peut être fait. J’ai pris plaisir à vivre cette dernière année à travers les yeux et les remarques, parfois cyniques, de CapucineSa double culture et son côté bilingue nous offrent des moments d’anthologie, aussi drôles que touchants. J’ai trouvé la narration très crédible grâce aux mots et passages anglais qui ponctuent le discours de notre héroïne. En tout cas, parallèlement au thème central du livre, nous avons là un récit drôle et touchant sur l’adolescence, cet âge où se bouscule une multitude de questions et où des choix cruciaux doivent être fait. Une mention spéciale au jeu de l’Assassin (qui, chez nous, s’appelle le Killer – des missions à effectuer sur des personnes à « killer » ) qui m’a rappelé d’énormes souvenirs pour y avoir joué et pour y jouer encore avec les collègues ! 😀

Mais bien évidemment, ce qui a retenu mon attention, est cette histoire d’amour. Bien plus qu’une banale histoire d’amour entre deux adolescents, Erwan Ji nous offre une jolie réflexion sur les sentiments amoureux, peu importe les sexes des concernées, avec une poésie et une pudeur assumées. J’ai trouvé l’évolution des sentiments tellement naturelle, tellement juste qu’il est impossible d’y rester insensible. L’auteur nous captive dès le début. En tout cas, même si certains passages m’ont semblé parfois caricaturaux (cc les adolescents et leurs hormones ou encore le rapport qu’ils entretiennent avec l’alcool) concernant cette année scolaire, j’ai passé un délicieux moment avec Capucine et son petit monde.

Une jolie histoire d’amour et d’amitié qui ne laisse pas insensible, avec une fin qu’on devine aisément mais qui se révèle tout aussi juste que le reste du roman.

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