Journal d’une toquée de James Patterson et Lisa Papademetriou

Journal d'une toquéePoche: 272 pages
Editeur : Hachette Romans (13 mai 2015)
Collection : Hors-séries
Langue : Français
ISBN-10: 2012256651
ISBN-13: 978-2012256651
Prix : 13€90
Disponible sur Liseuse : NON

Son résumé : Moi, Margaret Clarke, surnommée « La Toquée », je repars de zéro. Entièrement de zéro. Grâce à ce journal. Autant être franche avec vous, je me suis lancée dans l’écriture alors que j’étais « en observation » dans un service psychiatrique. Avant de céder à la pitié et de croire que vous allez avoir droit à un livre d’horreur dont « l’intrigue » est que la fille tourne folle, que ses adorables potes zarbi de l’asile pètent un câble et tentent de la tuer, sachez que ce séjour chez les « Toc-toc » n’a pas été trop affreux. On a été plutôt sympa avec moi. On m’a même trouvée fascinante ! Après dix jours chez les dingues, j’ai fini par conclure que je n’étais pas plus cinglée que la plupart des ados que je connais. J’étais juste furax. Surtout après ma mère. Qui avait disparu un mardi après-midi sans mot ni bisou.

Mon avis

Profitant d’un moment de répit, je me suis plongée dans Journal d’une toquée. J’avais hâte de faire connaissance avec Margaret. Même si une pointe de déception s’est fait ressentir à la fin de ma lecture, je ne vous cache pas que j’ai passé un agréable moment en compagnie des Débiles-En-Folie.

Margaret Clarke est l’héroïne de ce roman. Nous suivons ses aventures à travers son journal. Maggie, dite Coucou ou Cookie, est une jeune fille de 16 ans à qui la vie n’a pas forcément fait de cadeau : abandonnée par son père, puis par sa mère, elle a été internée quelques jours dans un hôpital psychiatrique. Elle n’est pas folle, non, mais elle est incomprise par les adultes. Seule Madame Morris, sa voisine très malade qui l’a recueillie, semble la comprendre. Et ses amis, bien évidemment, la bande des Débiles-En-Folie comme ils se surnomment.

Je dois dire qu’un des points forts de ce roman sont les personnages, Margaret en tête. Cette plongée dans son intimité, à travers son journal, fut une expérience déroutante mais plutôt agréable. C’est un personnage fort, malgré toutes les épreuves. Les auteurs ont rendu cette héroïne tellement attachante qu’il est difficile de ne pas se prendre d’affection pour elle. Elle sort complètement du lot, de part sa façon de penser, d’imaginer et de vivre. Sa bande de potes est tout aussi déjantée et tout aussi sympathique. Même si je dois reconnaître qu’on n’échappe pas aux clichés nés de la dynamique de cette bande d’adolescents (l’intello, le beau-gosse, la folle, le boutonneux …) et plus globalement aux « différents groupes sociaux » qu’on retrouve dans chaque établissement scolaire (les Sportifs, les Ringards, les Barbies …), on ne reste pas de marbre face à eux.

J’ai été prise d’une tendresse particulière pour Katie, la meilleure amie de Maggie. Je me suis totalement reconnue dans ce personnage. D’ailleurs, je suis sûre que vous retrouverez une part de vous dans chacun des personnages présents dans le roman. Je regrette cependant que la plupart des adultes présents dans ce livre, exceptée Madame Morris et sa fille, ont le rôle de bourreaux et de méchants loups. Les rôles se sont inversées : les adultes sont instables et puériles, voire méchants et incompréhensifs (une pensée pour la directrice de l’école) alors que les adolescents sont beaucoup plus matures, plus compréhensifs, plus ouverts. Je doute que ça se passe clairement comme ça dans la vraie vie. C’était un peu trop surfait, trop surjoué pour être totalement crédible.

Là où ça se complique, c’est pour l’intrigue. Clairement, à mes yeux, il n’y en a pas. On assiste à quelques tranches de vie d’une jeune femme, enfin adolescente, sans qu’il y ait un fil rouge, une suite logique. Personnellement, en lisant le résumé, je pensais qu’on allait suivre le cheminement de Margaret à l’hôpital puis ensuite, dans son renouveau. Mais on ne sait absolument rien de son séjour, ni des raisons concrètes – même si on s’en doute – qui l’ont amenées à être internée. Non, on suit la vie d’une adolescente presque banale, avec ses rêves, ses espoirs, ses peur et son désespoir. Bien sûr, quelques péripéties et aventures ponctuent les pages de son journal intime. Mais c’était bien trop peu à mon goût.

La force des auteurs, notamment par rapport à « l’intrigue », est d’avoir pu aborder (survoler) des sujets difficiles comme la suicide, la mort, la maladie, l’agression et l’abandon d’une manière légère. Rien n’est larmoyant, même quand les situations sont tristes et révoltantes. C’est un des atouts majeurs du bouquin : il respire la bonne humeur, la joie de vivre, l’espoir et les rêves. Alors même si beaucoup de questions restent sans réponse, même si beaucoup de choses nous paraissant irréalistes, on passe une moment agréable et sans prise de tête en compagnie de cette bande d’amis, un peu fous mais tellement adorables.

Par contre, je suis tombée amoureuse des illustrations de ce livre : certaines pages sont entièrement illustrées, pour mon plus grand bonheur. Ces petits dessins coupent un récit parfois inégal (j’ai eu beaucoup de mal avec la manière dont l’histoire est écrite). Le coup de crayon de l’illustrateur est incroyable et ça donne tellement de fraîcheur au livre. Je pense que c’est l’ironie qui se dégage de ces dessins qui m’ont poussée à ne pas relever le nez du livre avant de l’avoir fini.

Le livre convient plus à des pré-ados et adolescents mais avec cette héroïne haute en couleur (excentrique avec une imagination débordante), ces personnages secondaires stéréotypés mais incroyablement attachants, ces illustrations très justes et ce moment privilégié dans l’intimité de Cookie, je suis sûre que vous passerez un agréable moment, peu importe l’âge que vous avez.

Très bon

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La petite illustration

illustration journal d'une toquée

 
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Charlie – Rockandstone, passionnée de musique et amoureuse des livres.
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