L’Extraordinaire Voyage du Fakir… de Romain Puértolas

Chronique réalisée par SéverineSéverine

:star: L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puértolas

L'Extraordinaire Voyage du Fakir qui était resté coincé dans une Armoire Ikea de Romain PuértolasNombre de pages : 312
Editeur : Livre de Poche
Date de sortie : 18 mars 2015
Langue : Français
ISBN-10: 22253179906
ISBN-13: 978-2253179900
Prix Editeur : 7,30
Disponible sur Liseuse : OUI

Son résumé :

Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste. Une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle.

Mon avis :

Ajatashatru Lavash Patel est un fakir tout droit venu d’Inde qui se rend à Paris pour acheter le dernier modèle de lit à clous dans un magasin Ikea. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu : coincé dans une armoire Ikea, il se retrouve à voyager contre son gré dans plusieurs pays d’Europe et même en Lybie et à vivre des situations toutes plus extravagantes les unes que les autres. Pourchassé par un chauffeur de taxi gitan qu’il a arnaqué, il se fera également des amis, en les personnes de Marie, une française rencontrée à Ikea, de migrants clandestins rencontrés sur la route et même d’une célèbre actrice française ! Je vous en dévoilerai pas plus au sujet de l’intrigue, pour ne pas vous en gâcher la surprise.

Avec ce roman, on nous promet une « aventure rocambolesque et hilarante ». Côté rocambolesque, on est bon ! Les aventures d’Ajatashatru sont rondement bien amenées, même si elles ne sont absolument pas crédibles. On ne s’ennuie pas en lisant ce roman qui ne perd quasiment pas son rythme et on voyage, de France en Lybie, en passant par la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Italie, aux côtés d’un fakir qui ne se laisse jamais démonter.

Côté hilarant, je suis assez déçue. Certes, j’ai quelques fois souri devant les aventures de notre cher Ajatashatru, mais globalement, j’ai trouvé l’humour assez lourd et répétitif. Je prends comme exemple les jeux de mots de l’auteur sur le nom de son personnage : on a droit à « Ajatashatru Lavash (prononcez J’attache ta charrue, la vache) » ; « Ajatashatru (prononcez Achète un chat roux) ; « Ajatashatru (prononcez J’ai un tas de shorts à trous)… Au début, cela m’a fait sourire, mais beaucoup moins au bout de la troisième fois. Sans compter que l’auteur nous inflige des noms de personnage assez niais : Gustave Palourde, Sophie Morceaux, Julio Sympa, Michou Lapaire… Enfin, Romain Puértolas use et abuse des clichés, notamment sur les gitans, qui n’apportent rien de drôle au roman à mon avis.

Heureusement, derrière tout ça, l’auteur évoque un sujet plus grave : la condition des immigrés clandestins qui fuient la guerre et la misère de leurs pays et qui vivent la peur au ventre : « Avoir le cœur qui frappe fort dans la poitrine chaque fois que le camion ralentit, chaque fois qu’il s’arrête. La peur d’être découvert par la police, recroquevillé derrière un carton, assis le cul dans la poussière au milieu de dizaine de caisses de légumes. L’humiliation. Car même les clandestins avaient leur honneur. » Dans ces moments-là, le roman se fait touchant et plus profond, comme lorsqu’est évoquée l’enfance difficile d’Ajatashatru en Inde. Les migrants rencontrés sur son chemin donnent à Ajatashatru l’envie de changer, de ne plus être un faux fakir menteur et dissimulateur et lui donnent la volonté d’aider les autres. Le roman véhicule ainsi un message positif d’espoir et d’entraide qui fait du bien à lire !

Bon

Acheter ce livre sur Amazon

 
A propos Songe d'une nuit d'été 770 Articles

Songe d’une nuit d’été est un webzine culturel au féminin consacré à la littérature sous toutes ses formes entre autre chose, mais aussi aux séries TV, Films et tout ce qui touche au domaine du loisir.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*