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Une rebelle à la cour de Meriel Fuller

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Mon avis sur une romance historique qui ne m’a pas vraiment emballée.

Une rebelle à la cour – Meriel Fuller

Une rebelle à la cour - Meriel FullerPoche: 320 pages

Editeur : Harlequin (1 août 2013)

Collection : Les Historiques

Langue : Français

ISBN-10: 2280285401

ISBN-13: 978-2280285407

Disponible sur liseuse: OUI

Son résumé: 

Angleterre, 1453

Rebelle dans l’âme, Alice Matravers refuse les riches prétendants qu’on lui présente, tous trop vieux et peu attirants pour elle qui rêve d’amour en secret. Elle n’envie guère le sort de sa mère, dame d’honneur de la reine: fuyant les intrigues de la cour, elle aime s’échapper avec son père, le médecin du roi, lorsqu’il va soigner les paysans des campagnes alentour. Un jour, alors qu’elle est déguisée en garçon pour ne pas attirer l’attention, tous deux tombent dans une embuscade et sont capturés par les hommes du duc d’York, les ennemis du roi. Le chevalier qui les conduit, Bastien de La Roche, découvre très vite l’identité d’Alice et décide de se servir d’elle: elle est le pion dont il a besoin pour s’introduire à la cour…

Mon avis:

Comme donné sur la quatrième de couverture, nos deux héros sont donc Alice Matravers et Bastien de la Roche, deux têtes blondes au caractère bien trempé (deux blonds, ça fera de beaux enfants au moins ^^).

Alice est une jeune femme belle et intelligente, mais elle ne répond pas vraiment aux exigences de l’époque. Entêtée et mue par un esprit de liberté, elle délaisse les occupations futiles des dames de compagnie de la reine, dont sa mère fait partie, pour goûter aux joies de chevauchées en plein air ou acquérir les connaissances de son père, médecin à la cour du Roi, n’hésitant pas pour ce faire à se travestir en homme.

Bastien quant à lui est un chevalier à la solde du duc Richard d’York, ennemi de la couronne dans le sens où il souhaite la ravir et prendre en main l’avenir de l’Angleterre. Bastien revient de la guerre, où il a combattu pendant deux ans en France et a rapporté des champs de  bataille honneur et gloire malgré la victoire des français. C’est un homme fort et rude mais qui cache en réalité un passé l’ayant profondément blessé. Meurtri par la perte de son premier amour et de son frère bien aimé, il s’est réfugié dans la brutalité du statut de soldat et dans une guerre où les émotions n’ayant pas leur place, il a pu laisser de côté toute sa peine et sa culpabilité.

Quand Bastien revient donc de France, le duc d’York lui demande de mener une bataille contre les soldats du Roi, pour gagner du terrain vers le trône. Parallèlement, le père d’Alice part pour cette même bataille afin de soigner les blessés. Alice parvient à le convaincre de la laisser l’accompagner et c’est donc travestie qu’elle prodigue pansements et sutures au mieux sous la grande tente de soin. Quand le vacarme s’éloigne, la plaine n’est plus qu’un cimetière à ciel ouvert et on lui annonce que son père est prisonnier de guerre. Voulant en avoir le cœur net, elle suit les soldats du duc, mais se fait repérer par Bastien et vient donc grossir les rangs des prisonniers.

C’est ainsi que pour sauver son père, elle accepte une mission de trahison, supervisée bien sûr par Bastien. Au cours des péripéties, ils vont se rapprocher et succomber au charme de l’autre, sans quoi ce ne serait pas une romance.

Tout semble réuni pour un parfait roman de passion et d’aventure mais le titre ne tient pas toutes ses promesses.

L’intrigue ne m’a pas vraiment embarquée. Il y a plusieurs longueurs et s’il y a au cours du roman plusieurs intrigues, je pense qu’elles auraient pu être plus abouties. Il aurait peut-être fallu se concentrer sur l’une seulement pour rendre le récit un peu plus passionnant.

Les personnages sont sympathiques, entiers, et vite attachants. J’ai particulièrement apprécié le lien père/fille, qui  a permis à Alice de ne pas être une idiote et de savoir se rendre utile. Il faut néanmoins faire l’impasse sur le peu de crédibilité d’une fille de la cour se travestissant avec l’approbation de son père pour échapper à son devoir.

Il est donc dommageable que l’histoire de fond ne soit pas assez solide car la romance en elle-même ne suffit pas à combler le manque de rebondissements.

Leur histoire est sympathique, ils se cherchent, se testent, mais sans nous procurer beaucoup d’amusement. Leur antipathie mutuelle qui cache un profond désir n’est pas assez robuste pour nous emporter, d’autant plus qu’ils mettent longtemps avant de s’entendre et ce d’une manière surprenante. Eux qui se chamaillaient la veille encore, se laissent aller à des plaisanteries et des confidences étrangement importunes au vu des circonstances. Lui, toujours épris de son premier amour décédé et énervé chaque fois qu’Alice fait preuve de tempérament, et elle, prisonnière d’un homme qui ne cesse de la rabrouer et en route pour trahir la cause du roi.

C’est ainsi que cette romance passe presque au second plan, avec très (trop) peu de scènes de rapprochement et d’amour.

Abordons rapidement la plume de l’auteure. Son écriture se lit aisément mais l’on manque chaque fois de quelque chose : de rebondissements dans l’intrigue, de crédibilité à l’histoire, et de passion  dans leur histoire d’amour.

En bref, une histoire un peu plate qui ne nous permet pas de plonger avec délice dans l’aventure  d’Alice et de Bastien.

Moyen : sans plus

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