ASCFLES CHRONIQUES DE ROMANSLES COUPS DE CŒUR DE SONGELES LIVRESMSKYOUNG ADULT

I Hunt Killers de Barry Lyga

Poche: 350 pages
Editeur : Le Masque (20 mars 2013)
Collection : MsK
Langue : Français
ISBN-10: 2702436935
ISBN-13: 978-2702436936
Prix : 16€50

Résumé : Et si le plus dangereux serial-killer au monde était… votre propre père ?

À Lobo’s Nod, petite ville tranquille des États-Unis, nul ne veut croire que le corps de jeune fille retrouvé dans un champ est l’oeuvre d’un serial killer. Jazz, lui, en est convaincu. Et il sait de quoi il parle puisqu’il n’est autre que le fils d’un criminel célèbre dans tout le pays pour avoir assassiné des dizaines de femmes. Son père est en prison mais Jazz, lui, est libre et n’a qu’une crainte : que l’opinion le désigne comme le coupable idéal. Il décide alors de faire équipe avec le shérif et de mettre à profit les enseignements de son père dans l’espoir de démasquer le véritable coupable… Mais est-ce si facile quand on a reçu le goût du sang en héritage ?

Mon avis

Marre des histoires d’amour qui se finissent toujours par un happy-end ? Marre de toute cette guimauve ? Ce livre est fait pour vous. Un véritable coup de coeur pour moi, ça faisait longtemps que je n’avais pas dévoré un livre jeunes adultes aussi bon ! Et croyez-moi, ça fait énormément de bien. On se plonge dans une histoire sombre, presque dérangeante en compagnie d’anti-héros. On plonge corps et âme dans une histoire qui vous prend aux tripes, dans une petite ville qui semble tranquille. On progresse en compagnie de Jazz, un adolescent dont l’enfance a été magnifiquement horrifiante. Et le pire, dans tout ça, c’est qu’on adore. 

Le goût du sang

Jasper Dent, dit Jazz, est connu à travers le monde grâce aux frasques de son père : il est le fils d’un tristement célèbre serial-killer qui a plus d’une centaines de victimes à son actif (124 plus exactement). L’Artiste, la Main de Velours, l’Oeil de Satan, Green Jack. Jazz a grandi avec un homme qui lui a appris toutes les ficelles du métier d’assassin. Choisir et aborder une proie, prendre contact avec elle, la manipuler, et ensuite la tuer ; manier des armes, effacer des empreintes, découper un cadavre. Autant de choses que Jazz manipule à la perfection, même s’il n’a jamais tué, enfin il n’en est même pas convaincu lui-même. Mais le cauchemar s’est enfin terminé quand Monsieur L’Artiste a été arrêté et croupi en prison depuis 4 longues années. Depuis, Jazz vit avec sa vieille folle de grand-mère : une hystérique, en proie à de réelles crises de folie. La sainteté des gènes, vous ne la trouverez pas chez les Dent en tout cas. 

Et puis ces cauchemars qui l’obsèdent, et toujours cette même question : pourquoi sa mère est partie du jour au lendemain, le laissant entre les mains de ce père indigne bien que nombres de personnes lui auraient donner le bon Dieu sans confessions ? Son père l’a-t-il tué ? Jazz a t-il lui-même assassiné sa mère, comme ses cauchemars lui laissent croire ? A-t-il reçu, en héritage, le gout du sang, la folie meurtrière qui a brisé sa famille ? Arrivera-t-il à convaincre le monde qu’il n’est pas son père ? Autant de questions qui trottent dans la tête de ce jeune homme, en prise avec ses démons alors qu’il essaie de mener une existence banale.

Et je saigne encore, je souris à la mort

Rien n’est plus tranquille qu’une petite ville Lobo’s Nod. Pourtant, une première fois, la ville a été le témoin du passage d’un assassin, le père de Jazz. Après son arrestation, on aurait pu croire à un apaisement au sein de la communauté. Mais pourtant, cette dernière et plus particulièrement Jazz, vont voir leur tranquillité en danger avec la découverte d’un nouveau cadavre. Une jeune fille a été tuée. Oeuvre passionnelle ou crime atroce ? Jazz ne peut pas s’empêcher de mettre son grain de sel au sein de l’enquête. Proche de l’inspecteur Williams depuis l’arrestation de son criminel de père, il va pourtant lui mettre des bâtons dans les roues en laissant traîner ses mains dans les enquêtes de ce dernier. 

Pour Jazz, tout est clair : il s’agit d’un nouveau tueur en série qui sévit. Mais Williams n’est pas dupe. Jusqu’à ce que les cadavres s’entassent à la morgue. Et si Jazz avait raison ? Bien décidé à mener l’enquête, il va emmener Howie, son meilleur et hémophile ami ainsi que Connie, sa petite amie, dans une aventure sanguinaire dont personne ne sortira indemne. Surtout que le nouveau tueur, baptisé l’Impressionniste, a décidé de reproduire, quasiment à l’identique, le chemin criminel (personnes, armes, mise en scène de la scène de crime) du grand artiste Dent. Seul Jazz a la capacité de l’arrêter. Mais pour ça, il va devoir repenser aux enseignements de son père et se plonger dans la peau d’un tueur. Mais à 17 ans, peut-on résister à l’odeur du sang, à l’adrénaline et au sentiment de plénitude qui s’installe quand on prend une vie, surtout quand on a été élevé par un père aimant mais complètement timbré ?

Un plongeon dangereux

Cette folle aventure m’a complètement transportée. Et tellement subjuguée. Tout d’abord, par la personne employée pour le récit : l’auteur écrit son roman à la première personne, histoire qu’on se mette dans la peau de Jazz. Et ça marche. On se retrouve dans la corps d’un adolescent, dont l’enfance a été brisée. Et on suit pas à pas sa progression, son devoir de cicatrisation, ses doutes et surtout ces derniers. On se demande, nous aussi, si on est capable de tuer, juste pour le plaisir, pour trouver la sensation si « belle » que son père a dépeint. C’est dérangeant, c’est glauque mais pourtant on en redemande.

On progresse dans le roman avec les pulsions de Green Jack, et de Jazz. Il s’agit d’une mécanique trouble, croyez-moi. Au moment où on pense cerner Jazz, on finit par se rendre compte qu’il n’est pas ce qu’il laisse paraître. C’est effrayant. Ces pensées sont assez sombres, surtout quand il entend le voix de son père. D’ailleurs, cet homme me file la chair de poule et grâce au fabuleux travail de Barry Lyga, j’avais réellement la sensation qu’il s’adressait à moi, qu’il me racontait les horreurs qu’il commettait. On apprend à tuer et ne pas se faire prendre, ça parait si simple.

Quoi qu’il en soit, ce livre est une pépite, un réel coup de coeur pour moi et j’ai hâte de découvrir le second tome, d’en apprendre un peu plus sur Jazz, son père et surtout sur sa mère. Même si, je suis sûre, que l’histoire ne sera pas encore toute rose. Voici là un très très bon thriller, avec tout le suspense qu’on aime. On enquête au côté de Jasper, on parie sur l’identité de l’Impressionniste, jusqu’à douter même de l’innocence de Dent Junior. Et puis, sans mentir, on espère savoir le fin mot de l’histoire en ce qui concerne la mère de notre Héros.

Du sang ; de l’action ; un anti-héros à la Dexter ; l’odeur et le goût du sang ; des cadavres à n’en plus finir ; un inspecteur lassé et son assistant plutôt louche ; des gamins curieux ; un serial-killer déroutant, froid, machiavélique, manipulateur, sans sentiments et son admirateur … Autant d’ingrédients qui mettent l’eau à la bouche et vous donne, désespérément, envie de tourner les pages sans arrêter. Mention spéciale à l’amitié dépeint par l’auteur entre Jazz et Howie. Croyez-moi, une amitié comme ça, c’est rare mais tellement belle ! Merci aux éditions MSK pour cette excellente surprise et cette jolie découverte. J’ai complètement adoré et je me suis prise d’affection pour Jazz. Courez vite, mesdames et messieurs, chez vos libraires. Et faîtes moi confiance, les histoires d’amour, c’est dépassé ! Vive le glauque ! ^^

Ce livre vous intéresse ? Vous pouvez l’acheter ICI.

Tags
Voir Plus

Songe d'une nuit d'été

Songe d'une nuit d'été est un webzine culturel au féminin consacré à la littérature sous toutes ses formes entre autre chose, mais aussi aux séries TV, Films et tout ce qui touche au domaine du loisir.

2 Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer
Fermer
%d blogueurs aiment cette page :
Aller à la barre d’outils