Traqué Tome 1 de Andrew Fukuda

Voilà un titre au résumé évocateur et à la couverture aussi sombre que le contenu… Traqué… mais de quoi est-ce que ça parle ? * Sourire sadique* Venez, mes enfants, entrez avec moi dans ce merveilleux roman où les contes de fées et les gentilles histoires n’ont pas leur place !

Traqué Tome 1 de Andrew Fukuda

Traqué de Andrew FukudaBroché: 349 pages
Editeur : Michel Lafon (4 avril 2013)
Langue : Français
ISBN-10: 2749918871
ISBN-13: 978-2749918877

Son résumé :

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Le seul moyen de survie pour cet adolescent : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un humain, un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il vit secrètement parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable identité. Malgré tout, Gene est parvenu à se fondre parmi ces « autres » et à créer un semblant de vie normale. Mais sa routine est bouleversée, et sa sécurité, menacée, le jour où il est sélectionné pour participer au grand jeu : la Traque. Toutes les décennies, le gouvernement organise une immense chasse où seule une poignée de privilégiés peuvent pister, abattre et dévorer les rares humains survivants gardés en captivité pour l’événement. Formé à l’Institut pour traquer ses semblables, Gene est sur le qui-vive. Car désormais, sa vie s’organise en meute avec les chasseurs, et le moindre faux pas pourrait trahir sa condition et lui être fatal. Parviendra-t-il à maintenir l’illusion, alors que les soupçons sur sa vraie nature s’alourdissent ?

Mon Avis :

Dès le départ ce roman intrigue.  Il faut quelques lignes, quelques pages pour cerner pleinement dans quelle mouise se trouve le héros.

Andrew Fukuda signe là un récit terrifiant mêlant savamment nos angoisses à notre curiosité.

Imaginez-vous un seul instant que l’être humain, dans un futur plus ou moins lointain, soit devenu en voie d’extinction. Totalement et simplement ? Et comment me demanderez-vous ? Et bien imaginons un peu que le seul prédateur au dessus de nous, celui qui alimente depuis tant d’année nos fantasmes les plus fous ait pris le dessus sur nous, le pouvoir ?

Et si les vampires, plus animaux et bestiaux que jamais, avaient fait de nous de simple vache à manger ? De la simple nourriture mais que dans un excès de fringale incontrôlée, ils aient réussis à anéantir notre race totalement ou presque ?

Presque, parce qu’il reste quelques survivants dont notre fameux héros. Ce dernier a réussi, grâce à l’apprentissage très strict de son père, à se fondre dans cette nouvelle société où l’humain, aussi rare que jamais, reste le mets par excellence, la denrée rare.

Gene, dont nous apprendrons le nom bien plus tard, fait croire à tous qu’il est comme eux, un prédateur sans état d’âme : un vampire. Ce nom, cette appellation, vous ne la retrouverez absolument pas dans le roman. Mais au fur et à mesure de l’intrigue, même dès le départ en fait, on se rend bien compte de qui Andrew Fukuda  parle.

C’est avec un mélange de curiosité que le lecteur suit  donc le héros qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour passer inaperçu et survivre dans ce milieu hostile.

Il faut avouer qu’il se débrouille vraiment mal et il y a toujours cette petite frayeur en nous, de se dire qu’il risque de se faire démasquer à tout moment à cause de fautes de comportement qu’il accumule. Parfois, on en vient même à se demander comment il a survécu pendant toutes ses années.

Dans l’ensemble, le roman est vraiment bon. J’ai réellement apprécié cette réutilisation plus juste, plus gore du thème vampirique, si souvent mis en avant qu’il en est devenu, à mon gout, parfaitement assommant. Non parce que les vampires, ils sont glams, ils sont beaux, ils sont attractifs… ça va cinq minutes mais en réalité, on sait très bien qu’il n’y a rien de beau en eux, hormis leur emballage/apparence. Qu’en croiser un, c’est la mort assurée. Ici, l’auteur ne nous les emballe pas dans de sublimes papiers dorés ou argentés, il nous les montre tel quel, sans fioriture et ça donne des prédateurs monstrueux, ne se maitrisant plus à la vue et à l’odeur d’un humain, qu’ils ont même re baptisés « les Homiférés ».

Qu’ici, le vampire lambda ne se trimballe pas avec un harem d’humaines sublimes qui lui servirait, dans ses grandes faims, de encas. Non à la rigueur, dans l’univers si effrayant et peu ragoutant de Andrew Fukuda, le rêve ultime du vampire c’est de pouvoir faire un élevage d’Homiférés/humains comme nous en ferions un avec nos chers et tendres bovins. Quant au rêve ultime du peu d’humain qu’il reste sur terre : survivre !

On est bien loin des romances ultra sensuelles où le vampire n’éveille chez nous que le désir de se frotter à lui… là c’est plutôt l’inverse voyez-vous.

Pour tout vous dire, j’ai adoré le concept. Par contre le héros, je suis assez mitigée. Il est tellement maladroit que sa survie frôle l’incohérence… mais bref, ça ne m’empêchera pas de me jeter sur le second tome quand il sortira, parce que l’air de rien, je me demande encore comment il va s’en sortir au milieu de tous ces prédateurs qui ne rêvent que d’une chose : le dévorer tout cru !

Et vous ? Sauriez-vous tentés de découvrir ce qu’il serait advenu de nous si les vampires avaient conquis la terre ?

Se Lit Très bien

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Je me ferai bien un steak bien saignant, moi ce soir xD…

 
A propos Artemissia (Julie F) 4106 Articles

Créatrice et responsable du webzine « Songe d’une nuit d’été ». Un site culturel 100% féminin. Il est consacré à la littérature (romance, jeunesse, bit-lit, thriller, MxM entre autre chose), mais aussi aux mangas, à la BD, aux séries TV, Films et tout ce qui touche au domaine du loisir.

3 Commentaires

  1. Je l’ai reçu cette semaine en SP de Michel Lafon et je dois dire que j’avais déjà envie de le lire mais avec un tel avis… Grrr…je veux le lire Right Now !!!!! Merci de ce partage et bonne semaine xxx

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