L’emprise du désir de Charlotte Featherstone

 

Bien qu’il s’agisse d’un roman Harlequin, l’Emprise du désir est bien au-dessus de ce à quoi nous sommes habitués de la part du célèbre éditeur de romans sentimentaux. Je ne vous ferai pas de dessin. L’héroïne vertueuse, parfaite et belle comme un cœur, le héros preux chevalier, galant, bien sous tout rapports malgré une carapace un peu sombre pour faire trembler ces demoiselles, sans oublier qu’il s’agit de personnages qui ne boivent pas, ne fument pas et ne font pas caca. En gros, les aventures de Ken et Barbie.

« L’Emprise du Désir » de Charlotte Featherstone

Format : Format Kindle
Taille du fichier : 542 KB
Nombre de pages de l’édition imprimée : 373 pages
Editeur : Harlequin (1 mars 2010)
Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
Langue : Français
ASIN: B005OWJ5GY
Son prix :5,99 Euros

Son résumé :
Parce qu’il croit avoir perdu à jamais lady Anaïs, la femme qu’il désire plus que tout au monde, lord Lindsay s’est laissé emporter entre les bras d’une autre maîtresse, aussi voluptueuse mais autrement dangereuse : l’opium.

Semblables à de langoureux baisers, ses volutes sensuelles caressent son visage et se posent sur ses lèvres, l’emportant vers des cimes inexplorées. Et quand survient l’extase, le rideau de fumée se déchire, et, le temps d’un rêve, il possède en imagination la belle Anaïs.
Hélas, pour accéder encore et encore à cet instant magique, Lindsay a besoin de plus en plus d’opium, qui devient vite pour lui une sombre maîtresse, exigeante, insatiable. Alors, le jour où lady Anaïs resurgit dans sa vie, encore plus troublante, encore plus désirable, il comprend qu’il va devoir faire un choix. Car il ne pourra les posséder toutes les deux…

Mon Avis :

Charlotte Featherstone, en plus d’avoir un bien joli nom, nous propose complètement autre chose. Une héroïne ronde — donc en décalage par rapport aux canons de beautés, même du XIXème siècle — et un héros fumeur d’opium. L’histoire se résume ainsi : Lindsay et Anaïs s’aiment. Ils parviennent à se l’avouer et forniquent joyeusement dans une écurie derrière trois canassons (lol). Tout s’annonce pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à ce qu’Anaïs surprenne son amoureux dans un état second et néanmoins dans les bras de sa meilleure amie. Blessée dans ses sentiments et son orgueil, elle l’envoie paître et disparaît pendant plusieurs mois… avant de réapparaître, atteinte de mystérieux ennuis de santé, toujours amoureuse de son Lindsay mais persistant à le repousser pour une raison bien obscure. Les deux protagonistes devront avaler pas mal de couleuvres et échanger bien des noms d’oiseaux avant que l’horizon ne s’éclaire. Car oui, il va s’éclairer. C’est un roman Harlequin.

 

L’Emprise du désir présente avec élégance et sans tabou superflu l’aspect bi-polaire de la vie des riches Britanniques au XIXème siècle. Côté face, le monde bien-pensant, légèrement empesé, avec bals, belles robes et mariages plus ou moins arrangés. Côté pile, la société un rien décadente rendue célèbre par Oscar Wilde avec ses dandys, ses maisons closes et ses délices plus ou moins illicites qui emprisonnent n’importe qui aussi sûrement qu’une cellule à barreaux. Si nous découvrons ces deux mondes par le biais de descriptions, ils sont aussi symbolisés par les principaux personnages : Anaïs, le jeune femme vertueuse, et Lindsay le libertin. C’est la confrontation, voire la fusion de ces univers qui font l’objet du livre par le biais d’une histoire d’amour. La jeune héroïne promise à un avenir sans nuage doit faire des sacrifices et vivre avec le poids de la culpabilité et des secrets tandis que le héros cherche sa rédemption. Une bien jolie métaphore, en résumé.

 

Le roman appartient à la collection Spicy des éditions Harlequin, correspondant à une série de titres qui contiennent une certaine dose d’érotisme. Ici, point trop n’en faut. Si les scènes de sexe sont décrites explicitement, elles le sont sans vulgarité ni figures de style à la sauce meringue. Les termes choisis sont simples, gestes et ressenti s’imbriquent parfaitement, sans mauvais jeu de mots. Par ailleurs, aucune envolée de violons n’est à signaler et aucune guimauve n’a été maltraitée. Les sentiments exacerbés épicent l’aspect romantique de l’ensemble et personne ne se regarde dans le blanc des yeux en susurrant des mots tendres. Soit ça se finit à l’horizontale, soit les reproches volent. Et c’est aussi bien.

 

Je ne saurais que conseiller cette lecture à quiconque a envie de lire une romance de qualité. Bien que n’étant plus guère familière du genre depuis l’adolescence, je me suis laissée prendre par cette histoire que j’ai lue avec beaucoup de plaisir.

Se Lit Très bien

Ce livre en numérique vous intéresse, vous pouvez l’acheter en version Kindle ICI et en EPUB sur le site de Harlequin ICI

 
A propos Lilou Black 33 Articles

Liloublack, trentenaire rêveuse et caféinomane qui vit chez son chat le jour et dans son palais mental la nuit. What else ?

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