Quantic love de Sonia Fernàndez-Vidal

Gravitation is not responsible for people falling in love

ALBERT EINSTEIN

Poche: 288 pages
Editeur : Hachette Romans (16 janvier 2013)
Collection : Bloom
Langue : Français
ISBN-10: 2012033008
ISBN-13: 978-2012033009
Prix : 14€50

Résumé :  L’été de ses 18 ans, Laïla part travailler comme serveuse au Centre Européen pour la Recherche Nucléaire (CERN) à Genève. La jeune Sévillane hésite entre des études de maths ou de physique et va donc tester sa vocation en se frottant au monde étrange des scientifiques de pointe. Et, pourquoi pas, nouer des amitiés ou trouver l’amour ? Car le CERN que Laïla découvre a tout d’une auberge espagnole ! Les rencontres les plus diverses et improbables y sont garanties. Il y a d’abord Angie, sa colocataire, une étudiante anglaise aussi jolie que délurée, en plus d’être une excellente scientifique. Il y aussi Alessandro, jeune journaliste suisse-italien et charmeur professionnel qui la drague dès son premier jour de travail. Et surtout il y a Brian, un brillant scientifique américain qui la fascine… Une chose est sûre : la Laïla qui a quitté l’Espagne pour la Suisse ne sera plus jamais la même.

 » Des heures à papoter avec sa meilleure amie, ça passe en 5 minutes. Une heure à m’ennuyer en cours, on a l’impression d’avoir gaspillé toute sa vie. C’est ça la relativité ! « 

Mon avis

Mon dieu, mon dieu, mon dieu. Que dire de ce livre ? Qu’est-ce que je vais pouvoir vous dire à part que j’ai complètement succombé à cette histoire ! J’ai dévoré ce livre et c’est avec un grand sourire aux lèvres et un pincement au cœur que je l’ai terminé.

J’avais besoin de me détendre entre deux devoirs pour les cours. Je m’étais juré de ne lire que les 50 premières pages, histoire de me mettre en haleine et de récupérer assez de motivation pour pouvoir poursuivre mes devoirs. Pourtant, je n’ai pas pu me détacher de l’univers proposé par l’auteure espagnole. C’est tout simplement un petit bijou. Je crois que ce livre est monté dans mon top 10 de mes livres préférés.

Une espagnole au CERN

Laïla est une jeune fille qui vit à Séville avec ses parents. Tous d’eux sont à présent au chômage, leur librairie a fermé et ils n’ont pas les moyens de payer les frais de scolarité de leur génie (enfin, tout du moins dans son école) de fille qui va entrer à l’université. Celle-ci ment sur son CV, ce qui lui permet d’obtenir un poste de serveuse dans le restaurant I du CERN, à Genève, en Suisse.

Elle s’envole vers la Suisse, ne sachant pas ce qui l’attend. Et puis comme on dit :  » un homme part en voyage et c’est un autre qui revient « . Laïla a une chambre réservée dans les résidences de Summers Studients (les jeunes doués qui prennent des cours au CERN ou qui y font des recherches). Sa colocataire Angie est une fille magique : américaine, sublime, désinhibée, et surtout un génie ! C’est une Angie nue qui va accueillir Laïla, froidement. Pourtant, les deux jeunes femmes vont finir par s’apprivoiser, à coup de démonstrations scientifiques, de bières, de confidences. Et Angie va tenter d’expliquer à Laïla, la théorie de l’amour.

Un charmeur presqu’italien et un scientifique peu commode

Laïla va commencer à s’adapter à la vie suisse du CERN. Bien que les loisirs autour de ce centre ne soient pas nombreux. Elle va faire la connaissance d’Alessio, un suisse d’origine italienne. Beau à en couper le souffle, sûr de lui, intelligent, il est au CERN pour effectuer un stage de journalisme et interviewer les plus grands scientifiques. Très affectueux, très tactile, il ne va pas tarder à succomber au charme de Laïla et réciproquement. Qui pourrait résister à cet Apollon ?

Pourtant, il y a aussi Brian. Il est guide pour les visites organisées au CERN et c’est comme cela que Laïla, assistant à une des ses visites, va faire sa connaissance. Avec ses recherches interminables, avec ses lunettes démodées, il passerait presque pour Monsieur Tout Le Monde. Pourtant, Laïla va se rendre compte, grâce à sa maladresse, qu’il est aussi beau à l’extérieur qu’à l’intérieur. Et puis, pourquoi n’arrive-t-il pas à se livrer ? Pourquoi se ferme-t-il aussi vite ?  Et quel lourd secret cache-t-il ?

Le coeur de Laïla balance. Comment savoir quel est l’homme avec qui vous pourriez passer le reste de votre vie ?

Une jolie auberge espagnole

Tout ce petit monde se côtoie au sein du CERN. Toutes ces nationalités, tous ces caractères. Chacun va devoir vivre avec les qualités et les défauts des autres. Les Belges, les Américains, les Suisse, les Français. Chacun y va de sa petite anecdote scientifique à des confidences plus intimes.

Même si c’est un génie, Laïla n’y comprend rien à toutes ces histoires de matières, d’anti-matières, de théorie de la relativité, d’expériences. Pourtant, chacun a sa manière va aider Laïla à y voir plus clair. Et puis Laïla prend des notes dans ce carnet que son père lui a offert avant son départ, histoire de ne rien oublier. Et puis, qui sait. C’est peut-être ici qu’elle va trouver, entre ses tasses de café et ses bières, entre Brian et Alessio, sa voie, ce pourquoi elle est née.

La vulgarisation de la science

L’auteure a fait un travail formidable : elle m’a réconciliée avec la science ! Toutes ces théories que je ne connaissais pas me sont maintenant accessibles. Je dois reconnaître qu’elle permet à tout le monde de comprendre un peu mieux le rôle du CERN, de savoir les recherches qu’on y faisait, de connaître les avancées réalisées grâce à ce centre, enfin de se familiariser avec la science et la physique. C’est orchestré d’une manière maîtresse, juste ce qu’il faut : un peu pour nous mettre l’eau à la bouche et pas assez pour pouvoir effectuer nos recherches nous-mêmes. Et puis toutes ces anecdotes sur les scientifiques (Einstein, Newton et compagnie), c’est simplement hallucinant. Je ne verrai plus les sciences de la même manière dès à présent.

La formule de l’amour

Ce livre est aussi une ode à l’amour. Juste ce qu’il faut de magie, juste ce qu’il faut de rationnel, juste ce qu’il faut de « choses qu’on n’explique pas ». C’est difficile de mettre des mots sur mon ressenti mais en tout cas, il m’a redonné de l’espoir. L’espoir d’un monde meilleur et l’espoir d’un amour qui vous rende vivant.

L’écriture est fluide, les mots sont simples, la sauce prend excellemment bien ! Parler simplement de la science ou de l’amour, sans fioriture, c’est un défi. Mais Sonia Fernàndez-Vidal (écrivaine et docteur en physique quantique) l’a relevé et haut la main. Elle a su mettre en place un univers haut en couleur, où se mêlent physique et amour. Un univers complètement envoûtant, une bulle d’oxygène dans ce monde si gris. Et puis cette manière d’inclure des citations à l’histoire … C’est complètement fou et tellement bien trouvé !

J’ai adoré ce livre ! Non, j’ai complètement aimé ce livre ! Une histoire d’amour comme je n’en avais jamais lu !

Le livre a son propre site internet que vous pouvez retrouver ici : Quantic Love où vous allez pouvoir en apprendre plus sur l’auteure et retrouver le 1er chapitre du livre ! (Qui, je suis sûre, vous aidera à finir de vous laisser convaincre d’acheter ce livre et de la dévorer si ce n’est pas encore fait !)

 
A propos RockAndStone 517 Articles

Charlie – Rockandstone, passionnée de musique et amoureuse des livres.
#TeamRonWeasley

1 Commentaire

  1. ooo tu me tentes trop avec ce livre, dont je n’ai absolument pas entendu parlé. Ton avis enfin sur la fin sur l’amour et l’espoir donne troppppp envie ^^
    Je le note, merci de la tentation lol
    bonne journée, bises

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