Love in the Darkness – Chapitre 27 : Qui croire ?

Klaus

[Point de vue Caroline]

Elena avait raison, je devais parler à Klaus. Je n’aimais pas que les choses ne soient pas claires et nettes. Je me remémorais ces dernières semaines avec lui. J’étais bien, je ne pouvais pas le nier… Mais cela valait-il la peine de tout avouer ? Je n’avais aucune idée de ce qu’il pouvait penser ou bien même ressentir. J’avais peur de me tromper encore une fois, d’avoir mal…

Peu de temps après avoir vu Elena, je marchais doucement en direction de chez moi et tomba nez à nez avec Tyler. Notre entrevu s’était mal passé lorsque je lui ai dit que je savais pour cette garce d’Hayley et lui.
Tyler avait gardé le silence avant de lancer :

« C’est Klaus, c’est ça ? C’est lui qui t’as dit que j’étais avec Hayley ? »

« Peu importe » Avais-je répondu

« J’en conclue que oui. Comment as-tu pu être assez stupide pour le croire Caroline ? Il passe son temps à manipuler son monde, ne crois pas qu’il sera différent avec toi. Sa seule préoccupation est de diriger ses hybrides et d’en créer de nouveaux, il se fout du reste. Il cherche à t’éloigner de moi et toi pauvre idiote tu le crois ! » Avait-il crié « Tu as rompu avec moi car tu l’as cru. Tu es aveugle Caroline ou quoi ? »

J’étais sous le choc. Jamais Tyler ne m’avait parlé ainsi, et pire que tout il avait semé le trouble dans ma tête. Qui mentait ? Klaus ? Tyler ? Je me sentais stupide, perdue et humiliée.
C’en fut trop pour moi, je grognais et m’enfuis en courant.

En cette fin de soirée, je rentrais dans la demeure des Michaelson sans frapper comme à mon habitude depuis un moment, à force d’y aller. Doucement et silencieusement je grimpais à l’étage jusqu’à la chambre de Klaus. Comme à chaque fois, je ne pu m’empêcher d’être ébloui par la décoration de son manoir. Ce n’était pas le luxe des objets de valeur qui m’attirait en soi, mais l’histoire et l’ancienneté qui devait les caractériser. Depuis que je passais du temps avec Klaus, je prenais plus de temps pour m’intéresser à l’art et à l’histoire.

Klaus était assis dans un fauteuil, dos à moi, entrain soit d’écrire, soit de dessiner. Sans bruit, je m’approchais, prête à le surprendre.

« Bonjour trésor » dit-il un sourire dans la voix sans se retourner

« Qu’est-ce qui m’a trahi ? » demandais-je déçue d’avoir échoué

« A vrai dire tout. Je me suis trop habitué à toi, je sens ton parfum dès que tu franchir la porte d’entrée. Ta respiration est reconnaissable entre mille et ta démarche aussi. Tu es calme et douce dans les deux cas, je ne risque pas de te confondre avec Rebekah » s’amusa-t-il en se levant et me faisant face.

Je l’observé, fascinée par son sourire. Déjà parce qu’il était assez rare, mais aussi car quand il souriait de cette façon, cela semblait vraiment venir du cœur. Il m’observa à son tour et son sourire disparu. Aussitôt je me demandais quelle tête j’avais, voyait-il que Tyler m’avait blessé ? Apparemment oui…

« Racontes-moi et ensuite j’irais le tuer. » dit-il franchement

« C’est inutile de le tuer. » répondis-je « Et concernant ce qu’il m’a dit, et bien apparemment tu m’aurais menti. »

Klaus arqua les sourcils et un air sombre s’afficha sur son visage. Il se rassit dans son fauteuil et me fit signe de m’assoir sur celui d’en face, m’incitant à poursuivre la conversation.
Je lui résumais les propos de Tyler, guettant la moindre réaction de Klaus.

« Bien. Tu sais où es la sortie. » Dit-il simplement en se remettant à dessiner sur son calepin.

« Pardon ? » demandais-je à la fois choquée et interdite

Il soupira et me lança un regard vide et las

« Tu n’as pas confiance en moi Caroline, alors rentres chez toi, c’est inutile d’insister »

« Je n’ai jamais dit ça »

« Caroline… Oui, je t’ai dit que Tyler t’avais trompé et c’est vrai. Peut-être que vous n’avez pas la même notion que moi, peu importe. Il te dit que je veux t’éloigner de lui en te manipulant. Alors si tu penses ça de moi, après ces dernières semaines, la porte est là-bas. Je peux même de déposer chez Tyler.» Lança-t-il froidement

J’étais blessée par ces propos mais pris le temps d’y réfléchir. Je dois avouer que c’était plus facile de croire Tyler car c’était Klaus l’ennemi. Seulement, ces dernières semaines, en y repensant, m’avaient fait le voir différemment. Au-delà d’être capable du pire, Klaus était un homme intelligent, intéressant, charismatique, plutôt honnête, raffiné, passionné et même drôle. Et je ne pouvais pas le nier, il était incroyablement séduisant.
Sans un mot je l’observais. Il me regardait de cet air arrogant qu’il prenait parfois quand il refusait de flancher, comme si rien n’avait d’importance. Cet air qui faisait penser à de l’égoïsme pur, mais qui selon moi le protégeait et cachait qu’il était blessé. Il attendait que je parte. Je me dirigeais vers la porte lentement, sentant son regard pesant sur mon dos. Si je partais, je savais que je perdais tout. Je perdais nos après-midi ensemble à parler. Je perdais ses sourires, ses regards, sa voix, son odeur, ses mots doux. Je perdais la possibilité de percer son cœur. Je le perdais. Je me surpris alors à constater que j’attendais bien plus de lui que je ne le pensais.
Une douleur tordit mon ventre et je sus que c’était inconcevable…

« C’est vrai, j’ai douté et je suis désolée.  »

Il soupira mais attendit néanmoins que je termine mon discours avant de répondre. Je m’approchais près de lui, très près même, et je regardais dans les yeux.

« Tu m’as dit qu’il l’a fait et je te crois. Que cela soit vrai ou non ne change rien… Je ne retournerais pas vers lui, même s’il n’a rien fait de mal c’est trop tard. Si je pars là, tout s’arrêtera n’est-ce pas ? Et je ne le veux pas. »

Klaus semblait surpris voire choqué. Je le regardais, de plus en plus certaines de mes paroles. Je ne devais néanmoins pas en dire d’avantage. Je lui avais tendu une perche, à lui de la prendre ou non. D’un côté, j’avais envie de lui avouer que j’attendais plus que cette pseudo-amitié même si cela me faisait peur. Mais à quoi bon tant que je ne sais pas s’il ressent quoique ce soit ? De plus, il m’en voulait, je le sentais. Klaus était comme ça, je l’avais bien compris pendant ses récits avec ses frères et sa sœur, la confiance est primordiale et sacrée pour lui.

Klaus avait toujours le même air arrogant, et cela n’allait pas être facile. Je m’assis de nouveau sur le fauteuil et attendit un long moment en silence qu’il daigne me parler.

« Je n’ai aucune attention de te manipuler, tu sais que j’aime ta répartie et avoir ton avis aussi incohérent et surprenant soit-il. Ce ne serait pas intéressant si tout allait uniquement dans mon sens. Pour ce qui est du fait que je ferais tout pour t’éloigner de Tyler, ce n’est pas entièrement faux au fond, je dois l’admettre. J’essaie de te faire penser à autre chose qu’à son acte répugnant et égoïste car tu ne mérites pas d’être aussi triste. De plus, je ne peux pas nier le fait que cela me plait qu’il ne rode plus autour de toi comme un vautour, nous pouvons parler librement et j’apprécie notre certaine complicité.  »

Il s’assit face à moi et sembla se radoucir un peu à mon grand soulagement.

« J’admets que moi aussi je l’apprécie » dis-je

Il me sourit, très légèrement. Une porte claqua dans la maison ce qui me fit sursauter. Klaus leva les yeux au ciel et se leva.

« Je crois que Rebekah risque encore d’arracher les yeux de quelqu’un, excuses-moi deux minutes » dit-il avant de sortir de la chambre.

En attendant son retour, j’attrapais le calepin sur lequel il dessinait à mon arrivé et qu’il avait rapidement fermé. Je l’ouvris doucement, j’étais à la fois excitée de découvrir ses secrets et à la fois je culpabilisais. Inspirant un bon coup, je tournais la première page pour tomber face à moi. Des dessins de moi.

Klaus m’avait dessinée à plusieurs reprises. Qu’il s’agisse de portraits ou de paysages où j’apparaissais. Un des dessins attira mon attention, j’étais dessinée dans un endroit splendide, vaste et sauvage. Un endroit que je ne connaissais pas mais qui semblait m’appeler.

« Je vais m’en occuper Bekah » entendis-je Klaus dire en arrivant

Aussitôt, je refermais le calepin et le reposa à sa place exacte. Klaus entra dans la chambre et s’excusa de son absence, Rebekah s’était disputé avec Kol, il ne m’en dit pas plus. Quant à moi je mourais d’envie de lui parler du dessin, du moins de cet endroit où il m’avait dessiné. Toute fois je ne pouvais pas lui avouer que j’avais fouillé dans ses affaires…

Je le regardais se rassoir face à moi lentement avec son petit sourire habituel, un milliard de questions dans la tête. Pourquoi me dessiner ? Quel était cet endroit merveilleux ? Mais surtout que ressentait-il ? Je sentis mon cœur ressentir un léger pincement de peur au risque de me faire des illusions. Klaus m’invita à le rejoindre dans une pièce jointe à sa chambre , un véritable atelier d’artiste où il m’indiqua une toile que je devais peindre. Je commençais à prendre un pinceau et le tremper dans une couleur au hasard. Klaus se posta derrière moi et sa proximité déclencha des frissons le long de mon dos. Il se détacha ensuite de moi pour continuer une superbe toile qu’il avait commencé il y a quelque jour. Je devais lui parler d’urgence, Elena avait raison, je perdais du temps.

Petit mot de moi : Ca vous a plu ? Je peux vous dire que Caroline est très déstabilisé … 🙂

Disclaimer : Rien ne m’appartient, je m’amuse juste avec les personnages déjà existants des livres de LJ Smith et de la série de Julie Plec.

8 Commentaires

  1. pour moi qui suis « dingue » de Klaroline (oui , joseph morgan n’y est pas pour rien …;-) ) je suis ravie quand je vois « point de vue de Caroline ou Klaus » ! merci 🙂

Les commentaires sont fermés.