Love in the Darkness – Chapitre 14 : Réalités

 

[Point de vue Caroline]

J’ouvris ma porte d’entrée et m’assurai que ma mère n’était pas là. Je ne faisais que passer rapidement chez moi pour prendre des affaires. Klaus avait tenu à m’accompagner pour être sûr que j’étais bien rétablie, enfin ça c’est ce qu’il disait… Il m’énervait au plus au point.
Mon téléphone sonna, j’espérais que c’était Elena ou Stefan et qu’ils avaient de bonnes nouvelles au sujet de l’état de Damon. C’était inquiétant qu’un vampire aussi fort que lui puisse perdre le contrôle de lui-même par rage, cela signifiait que nous étions tous vulnérable face à notre nature, plus qu’il n’y paraissait.

C’était Tyler finalement, avec tous ces évènements j’avais complètement oublié de le rappeler. La conversation fut brève, Tyler était furieux de ne pas avoir été informé de la situation. Je me sentis coupable, j’aurais dû l’appeler à la seconde où j’étais rentrée chez les Salvatore saine et sauve… au lieu de cela, j’étais restée presque accrochée à cet Originel arrogant.

Certes il m’avait sauvée, encore une fois, mais je ne devais pas me faire avoir par ces mots tendres et ses manies manipulatrices.

Klaus me regardait avec curiosité et sourit, il était assis au bord de mon lit. La façon dont il me regardait me troublait, je n’aimais pas ça. Pourquoi s’acharnait-il ? Pourquoi continuait-il à vouloir essayer de me séduire ? Du moins si telles en étaient ses intentions… Je fis comme si de rien n’était et je mis mes affaires dans un grand sac de sport, celui que j’emportais lors de mes entraînements avec les Pom-pom girl’s.

« Comment vas-tu, Trésor ? » me lança

Je relevais la tête et rigolais.

« J’ignorais que tu étais capable de poser cette question. Depuis quand te soucies-tu des autres ? »

« Je me soucie de toi, tu as été salement amochée ces derniers temps, je m’assure que tu n’as aucune séquelle. »

« Et bien ça va merci. Maintenant tu peux t’occuper de ta petite personne. Tu ne trompe personne tu sais et certainement pas moi. »

« Pourtant tu devrais y croire, mon coeur » sourit-il

« Si tu crois une seconde que je vais te croire quand tu fais comme si la vie des autres t’intéressait tu te trompes. Tu n’es bon qu’à être seul et détesté.» lançais-je, alors que je n’en croyais absolument pas un mot

Le sourire de Klaus disparu et il s’approcha de moi à toute vitesse. Il me fit face. Vu son regard qui s’assombrissait, j’ai bien cru qu’il allait me tuer.

« Ne joue pas à ça Caroline. Il serait temps que tu arrêtes ton numéro de femme inaccessible, que tu ouvres les yeux et vois ce qu’il se passe entre nous. »

« Quoi ? Mais il ne se passe rien. Cette supposition comme quoi nous aurions ne serait-ce qu’une chose en commun, une certaine 

connexion, la moindre chose positive qui me ferait juste supporter ta présente, c’est dans ta tête. »

Klaus bouillait et se rapprocha encore. Moi, je ne savais pas ce que je ressentais, une sorte d’adrénaline qui me donnait le tournis. Je m’enfonçais dans mes mensonges.

« Arrête ça Caroline, arrête de te convaincre que je suis le seul à ressentir ça, simplement pour ne pas avoir à l’assumer. »

Ainsi il ressentait quelque chose ? Mon coeur semblait vouloir exploser.

« Je n’ai rien à assumer Klaus il ne se passe rien. » dis-je la voix un peu moins assurée

« C’est pour ça que tu ne me lâchais pas la main dans ce sous-sol miteux ? Que tu ne m’a pas repoussé une seule seconde ? Que je suis là avec toi ? Sans compter ces derniers mois ? »

« Et bien tu peux partir. Je n’ai pas besoin de toi tu entends ? Je ne veux pas de toi, ni te voir ni te parler, c’est assez clair ? Garde tes délires insensés pour toi. »

Il me prit à la gorge et me cogna fort dans le mur. Il me faisait peur. Dans ses yeux je vis toute sa haine, sa rage, sa douleur…
Son visage n’était qu’à quelques centimètres du mien. J’avais du mal à respirer, il murmura :

« C’est réel, mon amour. Que tu le veuille ou non tu devras y faire face et l’accepter. »

Je ne trouvais plus mes mots, ma respiration s’accélérait et mes idées se brouillèrent. J’étais enivrée par sa délicieuse odeur. Klaus me lâcha et recula un peu, je ne me sentais pas mieux.
Il senti mon moment de faiblesse et se rapprocha de moi, de mes lèvres.
Je ne devais pas le laisser faire. Il s’arrêta à quelques millimètres. Il ne voulait pas m’embrasser, il voulait que ce soit moi qui l’embrasse, je le sentais, que cela vienne de moi, que ce soit mon choix. Il me regardait au fond des yeux, en me chuchotant que « c’est réel, mon amour… »
Avec une lenteur exagérée, il rapprocha son visage et posa son front sur le mien. Son souffle caressait mon visage et me réchauffa tout le corps.

« Caroline… » me murmura-t-il d’une voix suave

Je ne tenais plus. Je ne pouvais plus respirer. Sa main se posa sur mon flan droit ce qui eu le don de me faire vibrer de la tête au pied.
Le désir m’enflammait complètement. Klaus posa son autre main sur mon bras gauche et fit courir ses doigts tout le long. Mon dieu, savait-il quel effet il me faisait ?!

Je me sentais bien, beaucoup trop bien, c’était bon, c’était malsain…
Je levais les yeux vers lui et il accrocha mon regard. Je sentis mon coeur décoller devant l’intensité de mes émotions. Il était si beau, il sentais si bon…Son regard était tendre, brûlant, envoûtant mais aussi réticent comme s’il gardait une partie de lui sous contrôle en cas de rejet de ma part.
De rejet ? Pourquoi le repousserais-je ? Oh ! Tyler !

La réalité me revint en pleine figure comme une claque. Qu’est-ce que j’étais entrain de faire ? C’est Klaus que j’avais en face de moi, l’ennemi !

Je posais doucement mes mains sur son torse pour le repousser.

Il s’écarta un peu de moi, me fixa. Il sentit sans doute que Tyler m’était revenu à l’esprit. Klaus avait un air grave, comme s’il attendait d’avoir la moindre information sur ce que je ressentais. Comme s’il s’attendait un rejet évident voir violent.

Il n’avait pas détaché ses bras de moi. Klaus leva un sourcil interrogateur en attendant de savoir s’il devait arrêter ou continuer.

Je le repoussais gentiment, inutile d’être brusque et de toute façon je n’en avais pas envi, et j’attrapai mon sac. Une expression indescriptible sur le visage, il m’annonça qu’il m’attendrait dans la voiture.
Je le regardais quitter ma chambre avec regret, sentant mon corps de refroidir un peu plus à chaque pas qu’il faisait loin de moi.
Je me giflais intérieurement.
Je pris ma brosse à cheveux et croisa mon reflet dans le miroir.
Je me sentais différente, forte, belle, vivante… Klaus disait vrai, c’était réel…
Mais je devais l’oublier.

Je le rejoignis dans sa voiture. Je sentis son regard sur moi mais l’ignorais. Il démarra et soupira. J’aurais aimé lui dire que s’il n’y avait pas Tyler… Mais non,  il ne valait sans doute mieux pas. S’il n’était pas notre ennemi, s’il n’était pas si mauvais, peut-être que…
Ma portière s’ouvrit. J’étais tellement absorbée par mes pensées que je ne vis pas que étions arrivé.
Klaus me tendis la main et me fit descendre comme une princesse. Souvent, il me donnait cette impression, celle d’être une princesse.
Je passais près, tout près de lui et mon corps s’enflamma en une seconde. Furieuse et coupable, je lui lançais un regard glaciale et entrais chez les Salvatore.

J’espère que cela vous a plu !!  Comme d’habitude, la suite samedi 🙂
Bisous ♥

Disclaimer : Rien ne m’appartient, je m’amuse juste avec les personnages déjà existants des livres de LJ Smith et de la série de Julie Plec.

7 Commentaires

  1. Comme d habitude tu as su me transporter j ai beaucoup aimé ce chapitre, cette tension sexuelle entre eux j adore ! Vivement la suite …

  2. J’adore Delena et Klaroline mais il va falloir qu’ils passent à la vitesse légèrement supérieure ces 4 là parce que sinon c’est moi qui vais me consumer à force d’attendre ! 😉
    Merci pour tout !!! @ samedi 😀

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