Glitch Tome 1 de Heather Anastasiu

 

Ce titre m’avait interpellé il y a quelques mois lors de la soirée cocktail organisé par les éditions Robert Laffont. L’affiche était collée contre un mur et son titre ainsi que la couverture m’ont tout de suite donné envie de lire ce roman. Pareil pour le résumé. Il me tardait donc de le commencer !
 

Glitch Tome 1 de Heather Anastasiu

 

Broché: 368 pages
Editeur : Robert Laffont (6 septembre 2012)
Langue : Français
ISBN-10: 2221127188
ISBN-13: 978-2221127186
Prix Éditeur : 16,90 Euros
 

Son résumé : Il y a deux siècles de cela, l’humanité a payé au prix fort ses appétits démesurés lorsque le feu de mille armes nucléaires a littéralement rasé la surface de la planète. Sous terre, au sein de la Communauté, la souffrance et la guerre ne sont plus que de lointains souvenirs : des puces implantées dans le cerveau de ses membres ont permis d’éradiquer enfin toutes ces émotions qui ont bien failli mener les hommes à leur perte.
Lorsque la puce de Zoe, une adolescente technologiquement modifiée, commence à glitcher (bugger), des vagues de sentiments, de pensées personnelles et même une étrange sensation d’identité menacent de la submerger. Zoe le sait, toute anomalie doit être immédiatement signalée à ses Supérieurs et réparée, mais la jeune fille possède un noir secret qui la mènerait à une désactivation définitive si jamais elle se faisait attraper : ses glitches ont éveillé en elle d’incontrôlables pouvoirs télékinésiques…
Sa liberté nouvellement acquise va toutefois lui donner des ailes et, tandis que Zoe lutte pour apprivoiser ce talent dévastateur tout en restant cachée, elle va rencontrer d’autres jeunes Glitchers : Max le métamorphe et Adrien, qui a des visions du futur. Ensemble, ils vont devoir trouver un moyen de se libérer de l’omniprésente Communauté et de rejoindre la Résistance à la surface, sous peine d’être désactivés, voire pire…

 

Mon Avis :
 

Nous avons à faire ici à une dystopie (il faut avouer que depuis « Hunger Games » c’est un peu la mode). L’univers que nous dépeint l’auteure est purement SF avec ses humains tous reliés à un même serveur central : le lien, qui les tient en vie et qui réglemente leur moindre fait et geste.
 

L’univers dans lequel évolue « Zoel« , l’héroïne ne me fait pas du tout envie.  D’ailleurs c’est étonnant que tous les écrivains de cette dernière décennie, aient à peu près la même vision d’un futur plutôt sombre ou l’humain éradiquerait à jamais la violence de ses gênes.  Ce qui veut dire aussi ne plus ressentir aucun sentiment. (Nous en avions eu aussi un aperçu avec la série de romance paranormale de Nalini Singh  » Psy changeling ».)
 

C’est aussi là que nous voyons à quel point l’art de la guerre et le soucis de la paix dans le monde sont un sujet tabou mais au combien au cœur de beaucoup d’entre nous. Mais pour que la paix s’installe faut-il impérativement éradiquer tout sentiments humains ?
 

Dans son roman, Heather Anastasiu, effleure à peine le sujet qui sert avant toute de chose, de base à la romance qui reste la priorité de son récit.

Glitcher, c’est la désactivation assuré !

Zoel, 17 ans, se sent en danger. Depuis quelque temps elle « glitche« , entendez par là qu’elle arrive à sortir du lien qui est censé réglementer sa vie et qui réfléchi à sa place. J’ai mis un petit moment à comprendre ce que signifiait le terme « glitcher ». Pas forcément évident et l’auteure l’utilise très souvent et ce dès le début sans nous en donner une petite explication. Bon, heureusement on le devine.
 

Zoel a peur car elle sait que glitcher et se retrouver hors du lien c’est la désactivation assuré, entendez par la : la mort. Rien de bien réjouissant me direz-vous. Dans Glitch, l’humain n’a pas plus de valeur que sa rentabilité à pouvoir se tuer à la tache et ce pour faire vivre ceux d’en haut. Ceux  « d’en haut » dont on ne sait, ni dont on ne voit rien.

Quand la romance et les questions existentielles de l’héroïne, écrasent la trame de fond

Alors que Zoel se croit seule, elle va faire la connaissance d’un drôle de garçon « Adrien« , qui est en fait un membre de la résistance et qui vit à l’extérieur. Bien sur, très, trop vite, leurs sentiments, en quelques lignes, évoluent vers une relation amoureuse.Et puis il y aussi Maximin, qu’elle connait depuis longtemps et qui nourrit envers elle des sentiments plus ou moins tumultueux.
 

Maximin, est la caricature même de adolescent en pleine crise.  Il est limite à jeter et quand on voit son comportement, on comprend « presque » pourquoi le lien existe. oui bon, je suis méchante mais ce personnage est vraiment peu recommandable.

Une lecture simple et tout de même sympa

Dans l’ensemble j’ai passé un moment plutôt sympa. C’est un livre qui se laisse lire mais qui ne va pas jusqu’au bout de ses idées , préférant s’arrêter sur les états d’âme de Zoel et de sa petite bande. Il est trop axé sur elle et du coup tout le reste est noyé par sa présence. Les descriptions de son monde sont flous, les intentions des supérieurs, hormis la chancelière,(et encore) sont flous… On ne connait rien de ses parents, on ne les voient pas interagir, ni son frère(qui est tout de même au centre de ses préoccupations), c’est vraiment très très light.
 

Heather Anastasiu ne nous donne que très peu d’informations sur ce futur plus ou moins cauchemardesque. De fait, hormis une date données au cour du livre, (celle de la date de naissance de Zoel), on ne sait pas vraiment quand débute l’histoire ni rien. Bon, l’intemporalité du roman ne me dérange pas trop mais sa trop grande légèreté lui font perdre du cachet.

Un livre que je pourrais conseiller aux plus jeunes à défaut d’adultes mais, qui malgré tout, reste assez sympathique à lire.

 


 

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A propos Artemissia 4086 Articles

Créatrice et responsable du webzine « Songe d’une nuit d’été ». 3 enfants, passionnée de lecture. Aime être transportée dans d’autres univers grâce aux livres.

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