Passion D’une Nuit d’été de Eloisa James

 

Quand je vous ai donné les parutions de début avril concernant les sorties de « J’ai Lu Pour elle« , je me suis un peu fourvoyée ^^. Je pensais que ce roman était un inédit mais finalement pas. Cela ne m’a pas empêché de le re dévorer comme au bon vieux temps !

 

Passion D’une Nuit d’été de Eloïsa James

 

Son résumé :

Quand Charlotte Calverstill a accepté de se rendre au bal masqué de Stuart Hill avec son amie Julia, elle était loin d’imaginer que sa vie basculerait là !

Irrésistiblement attirée par un inconnu, elle s’abandonne à lui sans réserve. La voilà irrémédiablement compromise…

Trois ans plus tard, elle reconnaît son amant d’un soir en la personne d’Alexander, duc de Sheffield.

 

Mon Avis : Comme je vous le disais un peu plus haut, j’ai déjà lu ce roman il y a très longtemps. Et pour cause : il a été réédité deux fois. Une première fois en 2002 et la seconde en 2007. On appréciera cependant cette nouvelle réédition qui nous dispense des couvertures plus que douteuses de l’époque ( les fameux couples enlacés, style super voyant et rangeant les lectrices de ce genre dans une case  peu flatteuse).

Quant à l’histoire, je l’apprécie toujours autant et finalement je me suis aperçue de mon erreur dès le début car, comme j’avais beaucoup aimé ce livre,  je n’avais absolument pas oublié son contenu. Bien sur les détails m’échappaient donc je me suis fait un devoir(^^) de le relire.

« Passion d’une nuit d’été » est le premier tome de la Trilogie des « Plaisirs« . Il est parut aux USA en 1999.

L’intrigue se situe au tout début du 19eme siècle. Charlotte jeune débutante dans le monde de la haute société britannique ne veut pas se marier. Et pour cause, quelques années auparavant elle a perdu son honneur, lors d’un bal populaire avec un jeune inconnu qu’elle prend dans un premier temps pour un valet. Il s’agit en fait d’Alexander, le nouveau duc de Sheffield.

Lui même n’a jamais oublié la jeune ingénue qu’il a tenu un temps dans ses bras et il n’a de cesse que de vouloir la retrouver.

Leur regard se recroiseront trois ans plus tard après ce fameux épisode du bal populaire…

On pourrait croire qu’il s’agit là d’une simple et d’une très jolie histoire d’amour mais il n’en n’est rien. Les codes de ce genre littéraire sont assez carrés et répondent au besoin/ genre d’une époque… Dans une époque ou les mœurs et comportement sociaux changent, Eloïsa James à pris l’initiative de garder un style qui plaisait dans les années 80′. Ceux où le héros était plus ou moins macho et « bête comme ses pieds » et l’héroïne jeune et très écervelée.

L’histoire n’est qu’un suivit de quiproquos alambiqués(et parfois assez farfelus) qui parfois fait mal aux yeux lorsqu’on le lit ou nous met en colère. Lors des fameuses retrouvailles j’aurais volontiers égorgé Alexander si j’avais été Charlotte. Mais elle est gentille donc, elle ne dit rien et passe l’éponge même si l’arête a du mal à se décoincer. Alexander est un bel idiot aveugle de surcroit et qui fait des déductions sans vraiment faire appel à sa jugeote et je vous jure que ça donne des situations plus qu’épique entre nos deux tourtereaux qui se chercheront pendant toute la durée du roman !

On pourrait donc croire que tout repose sur les deux personnages centraux de l’histoire mais pas du tout. Il y a aussi les histoires internes avec d’autres personnages qui évoluent avec Charlotte et Alexander, sans oublier un aperçu de la société Aristocratique Londonienne du début du 19eme siècle. J’ai eu un faible pour le personnage de Lucien, jeune aristocrate français ayant fuit avec sa sœur Daphné en Angleterre. L’auteure étoffe tous ses personnages et ne fait pas que les survoler. Cela donne une dimension plus riche à toute l’histoire. Ils ne font pas que mettre en valeur et souligner les héros. Ils font partis intégrante de la trame du roman et donne ainsi sa richesse et son intérêt.

Ce roman est vraiment très prenant et il est bien difficile de le lâcher… sauf peut être pour incendier les héros…d’être, pour Charlotte: trop gentille et crédule et pour le héros: d’être trop obtus, et à la limite de l’homme des cavernes.

Ce que je peux vous dire ( et vous remarquerez que je n’ai pas trop dévoilé les intrigues sinon, ça gâcherait le plaisir de la découverte :p )c’est que j’ai adoré !

Bon , pour ma décharge, j’ai toujours ou un faible pour les situations pas possible donc, je suis très bien servie ici. Bien sur, si vous êtes de celles qui ne supportent pas les situations grotesques où le héros se prend pour le maitre du monde et que pour lui une femme se résume à : » être bonne au lit et intelligente dans son salon« , passez votre chemin ! Vous risquez de vouloir faire un procès aux deux ^^.

A  Alexander d’être aussi bête que ses pieds et de ne fonctionner qu’avec ce qu’il a entre les jambes. Et à Charlotte d’être trop docile, un peu idiote sur les bords et nunuche à souhait. Mais n’oublions pas que l’amour rend souvent aveugle aux défauts de l’être aimé 😉

Pour finir, je dirais que ce genre de livre est du style « on aime ou on déteste« . Je ne pense pas qu’il y ait de juste milieu. Ce genre d’histoire cartonnait dans les années 80 aux USA avec des héros très « Moi je » et des héroïnes qui tantôt se pâmaient, tantôt sortaient les griffes ( rappelez-vous Indiana Jones par exemple… ou James Bond !).

Dans mon cas j’ai passé du bon temps avec cette histoire et je déplore qu’il y en ait de moins en moins.

Le second tome relatera l’histoire de Patrick, le jumeau d’Alexander avec Sophie d’York ( personnage que nous découvrons dans le premier tome). Celui là, je ne me rappelle pas l’avoir lu pas contre ^^. J’ai hâte de le découvrir.

 

 

 

 

 
A propos Artemissia (Julie F) 4107 Articles

Créatrice et responsable du webzine « Songe d’une nuit d’été ». Un site culturel 100% féminin. Il est consacré à la littérature (romance, jeunesse, bit-lit, thriller, MxM entre autre chose), mais aussi aux mangas, à la BD, aux séries TV, Films et tout ce qui touche au domaine du loisir.

1 Commentaire

  1. Bon je vais finir par me poser des questions Arty! Je l’avais lu il y a 10 ans je l’avais trouvé bof et là je l’ai détestée. Je me suis ennuyée tout du long. Comme quoi ^^
    En fait il n’y a que le tome 3 que j’adore et que je relis sans cesse

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