FANFICTIONS- N’OUBLIE JAMAIS – CHAP 1

Titre : N’OUBLIE JAMAIS

Auteur: ACHERONIASTYX
Pairing : Edward/Bella
Rating : PG
Disclaimer : l’univers de Twilight et ses personnages appartiennent à S. Meyer
Note de l’auteur : J’ai 28 ans et un p’tit bout de chou de 4 ans qui ne me laisse pas beaucoup de temps à moi. Je profite donc de mes problèmes d’insomnie (pô grave!!) pour bouquiner, écrire, faire de la musique et réveiller mon homme…
Suite à un passage de ma filleule pendant les vacances de pâques j’ai découvert Twilight. « Quoi! mais t’es ouf! tu connais pas twilight? mais t’es trop nulle tatie! et en plus Rob il est trop chaud!! » (les paroles de ma filleule, sans les gloussements et les éclats de voix hystériques). J’ai donc téléchargé le film, surtout pour lui faire plaisir.
Au départ, j’ai eu une impression de déjà-vu, ça me faisait penser à un mélange entre « Roméo et Juliette » et « Buffy contre les vampires » (l’histoire d’amour impossible entre une belle humaine et un gentil vampire mystérieux), et le truc des vampires qui sortent le jour me faisait doucement rigoler. Mais à la fin du film, j’étais carrément accro! Je me suis donc dépêchée d’acheter les 4 bouquins, que j’ai avalé en une semaine. Depuis les « harry Potter », je n’avais pas été scotchée à ce point!  Et là, j’sais pas pourquoi, je me suis remise à l’écriture, chose que j’avais abandonné depuis mes 15 ans. J’ai également lu quelques fanfictions en anglais, qui sont franchement extra, et il y en a deux ou trois que je souhaiterais traduire (si accord de l’auteur). Mais bon, là y’aura du boulot (de quoi combler mes longues nuits sans sommeil) car je galère un peu avec l’anglais!!

Sinon, en gros, ma fanfic se déroule à Forks (bien entendu), où Bella vient d’emménager l’année de ses 18 ans, après le décès de sa mère. Elle y rencontre Edward, lors d’une soirée. Un seul regard a suffi pour les attirer l’un vers l’autre, comme s’ils s’étaient mutuellement hypnotisés. Edward n’arrive pas à comprendre Bella, dont les sentiments passent d’une passion vertigineuse à une haine sans égale.

Bonne lecture!

N’OUBLIE JAMAIS

Par Acheroniastyx

I – Magnétisme

Bella’s POV

Quatorze ans que j’avais quitté Forks, persuadée que jamais, ô grand jamais, je n’y remettrais les pieds, hormis pour quelques exceptionnelles visites paternelles. Et où étais-je, là maintenant ? à Forks, petite ville pluvieuse, trouducutoire et « plus chiante tu meurs » de l’état de Washington !

Lorsque maman avait quitté Charlie, mon chef de police municipale de père, nous nous étions installées toutes deux dans l’Arizona. Puis, quelques années plus tard, elle avait rencontré Phil, jouer de base-ball semi-professionnel. Ils se sont vite mariés et nous avons déménagé pour Jacksonville, où Phil avait été engagé dans une équipe très prometteuse.

Malheureusement, l’année de mes 12 ans, Phil a été victime d’un grave accident de la route, et sa carrière sportive s’est interrompue. Mais la chance lui a nouveau sourit lorsque l’un de ces amis, proviseur dans un lycée, lui a offert un poste de coach sportif à Chicago. Nous avons donc atterrit dans cette ville, et y avons passé des moments merveilleux, jusqu’à ce que maman meurt… Même si je ne supportais plus de rester à Chicago, dans la maison où nous avions vécu avec Phil, mon beau-père, j’ai patiemment attendu que mon année scolaire se termine avant d’emménager chez Charlie. Six mois maintenant que ma mère nous avait quitté… Maman, ma petite maman, tu me manques, je m’en veux tellement…

Les larmes commençaient à couler, je les séchai rapidement. L’endroit n’était pas des plus appropriés aux états d’âmes : une fête avait été organisée en mon « honneur », afin de me présenter à tous les jeunes de Forks. S’il y a une chose dont je préfère me passer, c’est bien d’être le centre d’attention. Les gros timides, dont je fais partie, n’apprécient pas vraiment que tous les regards soient braqués sur eux.

Je regardais par la fenêtre, perdue dans mes pensées, lorsqu’une main se posa sur mon épaule.

Je sursautai, me tournai, et vis Mike Newton, qui avait organisé cette fête.

– Ben alors Bella, tu dors ou quoi ? rigola-t’il.

– Désolée Mike, mais les fêtes et moi, c’est pas le grand amour.

– Ah ! Désolé, je ne savais pas… Mais il fallait bien trouver un moyen de te présenter à tout le monde avant la rentrée, non ?

– Mouais, tu as raison. Merci encore Mike !

Nous discutâmes encore quelques instants, Mike et moi, puis il m’invita à danser. LA galère.

– Ce n’est franchement pas une bonne idée, Mike, la danse c’est pas vraiment mon truc : je suis d’une maladresse épouvantable, limite handicapée moteur, je risquerais de me casser quelque chose, pire encore, te casser une jambe. Plus maladroite que moi, tu meurs! Lui avouai-je.

– Bah ! T’inquiète, on est là pour s’amuser, non ? Me répondit-il avec un clin d’œil qui se voulait complice. Et te bile pas, Bella, je ferai gaffe à mes pieds !

Il n’attendit même pas que je lui réponde, s’empara de ma main droite et me traîna sur la « piste » de danse, c’est-à-dire le salon, débarrassé de tous ses meubles. Dans le genre collant et acharné, Mike détenait le pompon.

Il se colla contre moi, enlaçant ma taille fermement, et commença à bouger en rythme sur la musique. Un slow en plus, super ! J’en profitais pour détailler les visages autour de moi. Il y avait quelques indiens Quileute – il y avait une réserve à la sortie de Forks – j’espérais reconnaître le visage de Jacob, mon meilleur ami depuis des années, mais apparemment, il n’était pas là.

C’est alors que je vis ces deux couples : une grande blonde, d’une beauté à couper le souffle, enlaçant un géant brun possédant une musculature à faire baver d’envie King-Kong, et une petite brune ressemblant à un lutin, accompagné d’un grand blond à l’air triste. Ils étaient à la fois si différents et si semblables, ils avaient une peau d’une pâleur de craie, encore plus pâle que la mienne (on me demande constamment si je passe mes vacances au fin fond de mon lavabo), des yeux d’une couleur ambre extraordinaire avec de légers cernes violets en-dessous et des traits d’une finesse incroyable. Ils étaient parfaits, magnifiques, de véritables œuvres d’art sculptées à même la chair. Je doutais sérieusement que le plus talentueux des chirurgiens plastiques puisse arriver à un tel degré de perfection sur ses patients. La petite brune se tourna tout à coup et planta son regard dans le mien. Il n’y avait pas de curiosité mal placée, contrairement aux autres personnes qui me dévisageaient, mais plutôt de la sollicitude, comme si elle savait que je souffrais d’être le centre d’attention générale. Elle me fit un grand sourire et un petit signe de la main. J’y répondis avec un sourire timide.

– Mike, qui sont ces gens ? Lui demandais-je en désignant les deux couples.

– Eux ? Ce sont les enfants adoptifs du docteur Cullen et de sa femme. La blonde, c’est Rosalie, son mec, lui c’est Emmett. La petite brune, c’est Alice et son copain s’appelle Jasper. Ils sont assez bizarres, surtout Alice, mais plutôt sympas dans l’ensemble. Emmett me fait un peu peur, il faut dire qu’il a un gabarit assez impressionnant ! Tiens, et là-bas avec Jessica Stanley, c’est Edward, le cinquième de la fratrie Cullen ! Indiqua Mike, en pointant un doigt vers un couple.

Mes yeux suivirent la direction indiquée. La fille, de ma taille, avait de longs cheveux châtains. Le garçon était d’une splendeur fabuleuse, à l’instar de ses « frères et sœurs ». Il était plutôt grand, son long corps mince avait une allure très féline et ses cheveux étaient d’une étrange couleur bronze. Il était tellement beau qu’Adonis pouvait aller se rhabiller!

Son expression, par contre, me laissa perplexe : ses yeux étaient fermés, ses longs cils caressant ses pommettes, et ses traits parfaits reflétaient à la fois une intense concentration, mais surtout une frustration sans limites. À l’instant où il ouvrit les yeux, nos regards se croisèrent. J’eus l’impression de me faire foudroyer sur place. Comme s’il n’y avait plus rien, ni personne, dans cette pièce hormis Edward et moi. Nos yeux ne voulaient plus se lâcher, comme si une quelconque force magnétique les en empêchait et une foule d’émotions différentes miroitèrent dans son regard : frustration, incompréhension, espérance, choc, douleur, faim, envie, désir.

Mon cœur se mit à battre une chamade désordonnée, mes mains devenaient moites ; j’avais l’impression qu’un million de papillons voletaient dans mon ventre. Je le voulais, je le désirais, je voulais qu’il me possède totalement et je m’abandonnerais à lui avec délices.

Alors que je me perdais totalement dans son regard ambre, je sentis une main descendre sur mes fesses. Je sursautais. Mon partenaire de danse essayait d’en profiter pour me peloter – imbécile ! Je toisais Mike, lui faisant comprendre qu’il ne fallait pas qu’il s’attende à ce que je sois coopérative. Apparemment, le message passa puisque sa main repris sa place, sur ma taille.

Cet « incident » me permis de me remettre les idées en place. Que venait-il de se passer ? Pourquoi désirais-je Edward, un total inconnu, au point que tout mon corps le hurlait ?

Jessica tourna la tête vers moi, et je pouvais clairement voir, à son air dédaigneux, qu’elle ne m’appréciait pas, voir même qu’elle avait des envies de meurtre à mon égard…

Je relevai les yeux vers Edward. J’étudiais ses traits, sa beauté irréelle et j’eus l’impression d’un sentiment de déjà-vu. Mais quoi ? J’étais sûre et certaine de ne l’avoir jamais rencontré avant ce soir, alors quoi ? Tandis que je fouillais dans mes souvenirs, cela me revint…

Edward’s POV

Ennui : 1/ Tristesse profonde

2/ Peine que l’on éprouve d’une contrariété

3/ Impression de vide, de lassitude causée par le désœuvrement, par une occupation monotone ou sans intérêt

4/ Mélancolie vague, lassitude morale qui fait qu’on ne prend d’intérêt, de plaisir à rien.

« L’ennui, ce fléau de la solitude » (Rousseau)

Déjà un an que nous étions revenus à Forks, un stupide patelin suintant l’ennui… Quel exploit !

Jusqu’à présent, nous ne restions jamais bien longtemps au même endroit, nous vivions trop en autarcie, ne nous mélangeant pas avec les humains. Bien évidemment, ce comportement, ainsi que notre apparence physique – le charme vampirique nous rend plus que magnifiques pour les Hommes – leur donnaient des soupçons. Dans ce cas, nous disparaissions du jour au lendemain, pour ne plus revenir.

Lorsque nous avions emménagé à Forks, Carlisle nous avait fait la «morale», nous expliquant qu’en nous rapprochant des humains, en essayant d’avoir des relations amicales avec eux, nous pourrions éventuellement y rester quelques années.

Bien entendu, Rosalie en était très heureuse : elle ne supportait plus ces sempiternels déménagements et devoir recommencer tout à zéro en arrivant dans un nouvel endroit. En général, Rosalie ne pense pas à grand-chose, hormis sa précieuse petite personne. L’égocentrisme à l’état pur.

Carlisle nous avait demandé de copiner avec les humains, les inviter à sortir, organiser des fêtes… Franchement, est ce que j’ai une tête à faire la fête ?!

Ma solitude me plaisait, je la chérissais, même si je sentais bien qu’il me manquait quelque chose. Je me sentais vide ou plutôt j’avais l’impression de ne pas être entier, comme si j’étais le yin et que le yang n’existait pas…

Il faut dire aussi que je suis le seul célibataire de notre clan. Vivre avec trois couples parfaitement unis et fous amoureux était parfois plus que pesant. Mais c’est ma famille.

Même si nous ne sommes pas liés par le sang, même si nous n’avons aucun trait physique en commun – excepté notre beauté époustouflante (un piège à proies idéal), notre pâleur de craie et nos étranges yeux d’or, caractéristique des vampires « végétariens » – nous sommes malgré tout une vraie famille, et j’aime ma famille.

J’avais déjà eu quelques relations avec des femmes de mon espèce, mais il n’y avait jamais eu de sentiments. J’avais également expérimenté la chose avec des humaines, par curiosité, histoire de comprendre pourquoi mes « cousines » de Dénali préféraient les humains. Même si leur chaleur, leur douceur, leur souplesse étaient appréciables, j’avais toujours cette impression de manque…

Mais bon, se vider les burnes de temps à autre, ne serait-ce que pour l’hygiène et éviter de s’emmerder pendant quelques heures, est loin d’être désagréable !

Ainsi, pour faire plaisir à Carlisle et Esmée, nos « parents », Rosalie, Emmett, Alice, Jasper et moi nous étions liés avec un petit groupe d’élèves du lycée de Forks. J’avais également accepté de jouer les Don Juan – tant qu’ils ne me demandaient pas de jouer les étalons, ça irait! Il faut bien se dévouer à la mascarade humaine.

J’étais sorti avec Lauren Mallory, mais je l’avais vite lourdée : cette grue, d’une jalousie et d’une méchanceté sans limites me tuait avec ses pensées toutes plus insipides et ignobles les unes que les autres.

Lire dans les pensées peut être un sérieux atout, mais la plupart du temps c’est un véritable fardeau. L’esprit humain est si plat et prévisible, ils ont tous la même chose à l’esprit : argent, sexe et ce besoin incompréhensible d’être et agir comme les autres. Quel ennui !

Ce soir, mes frères, mes sœurs et moi-même étions invités à une fête organisée par Mike Newton, la coqueluche de ces dames – quand celles-ci ne pensaient pas à moi.

Il avait préparé cette soirée pour fêter la fin des cours et présenter à tout le monde la petite nouvelle de Forks : Isabella Swann, la fille de notre dévoué shérif, revenue depuis peu au bercail.

J’avais eu l’occasion de la « voir » dans différents esprits, mais cette vision était faussée, déformée en fonction des fantasmes masculins et de la jalousie féminine.

Les pensées d’Alice me tirèrent de mes rêveries.

Edward ! N’oublie pas que tu as promis à Jessica que tu passerais la prendre avant d’aller à la fête !

– Ouais Alice ! Je n’ai pas oublié. Merci de me le rappeler. Lui répondis-je sur un ton las.

Cela faisait quinze jours que Jessica Stanley me harcelait pour que je l’invite à sortir. Et comme par hasard, sa voiture – tout juste sortie de révision – était tombée mystérieusement en panne hier matin. Je lui avais donc galamment proposé de l’emmener à la soirée.

Houlala ! j’en connais un qui va avoir une soirée plus que mémorable !

Je me vis alors, dans une vision étrangement juste de l’avenir, avec une jeune femme brune, dans une position plus qu’équivoque…

– Par pitié ! rassure-moi : c’est pas Jessica au moins ? Lui demandais-je, alarmé.

Non, ce n’est pas Jessica… mais je ne la connais pas. En tous cas, ça a l’air plutôt torride !

Alice s’éloigna en rigolant, en direction de sa chambre, pour se changer.

Cette vision me perturbait, surtout que je n’étais pas du genre à sauter sur des inconnues. J’adore le Sexe, mais j’ai un principe : pas d’inconnues, des fois que je tomberais sur une folledingue acharnée du sado-masochisme.

Qu’allait-il donc se passer ce soir pour que je transgresse cette règle que je m’impose ?

De toute façon, il ne servait à rien que je me prenne la tête inutilement : on verra ce qu’il se passera en temps voulu !

Apercevant l’horloge du coin de l’œil, je vis qu’il était presque 20 heures. J’avais promis à Jessica que je serais devant chez elle à 20 heures pétantes.

Alice, Jasper, Rosalie et Emmett partaient de leur côté, dans la décapotable de Rose.

J’allai dans le garage, et montai dans ma volvo. Le ronronnement du moteur me donnait des frissons : j’adore l’ivresse de la vitesse, et encore plus lorsque la voiture répond à mes moindres demandes.

Alors que j’attendais patiemment au volant de ma volvo, qu’elle daigne enfin sortir de chez elle, les pensées de Jessica affluaient dans ma tête.

Edward Cullen ! Je sors avec Edward Cullen !

Les filles vont en baver de jalousie ! Il est trop chaud ! Il est torride !

Toi, gaillard, ce soir tu seras à mes pieds !

Cette robe va le mettre dans tous ses états, elle me fait un beau cul et de beaux nichons !

Rien que d’entendre ses fantasmes désolants, j’en étais déjà malade de cette foutue soirée…

Mais quelle idée j’avais eu d’accompagner une fille aussi pathétique…

J’avais déjà envisagé de sortir avec Jessica, elle est plutôt mignonne, mais avec sa manie de sucer continuellement des bonbons à la menthe, elle avait la même odeur que les vieux qu’on croise dans les maisons de retraite, mâchouillant leurs pastilles vichy.

Elle sortit enfin de sa maison, ouvrit la portière de ma voiture et s’installa sur le siège passager.

– Bonsoir Eddy ! Comment vas-tu? Me dit-elle d’une voix de crécelle, ses cils battant l’air comme ceux d’une vieille pute qui racole.

Bon sang ! Je ne supportais pas qu’elle m’appelle « Eddy ».

– Bonsoir Jessica. Ça va. Pas mal ta robe. Lui répondis-je sur un ton neutre.

Elle portait une robe noire, moulante et assez courte, très échancrée dans le dos et surtout sacrément décolletée. Une robe qui aurait pu être jolie, mais sur elle, c’était carrément vulgaire. On aurait dit qu’elle s’apprêtait à aller tapiner.

Je le savais que cette robe m’allait à merveille et qu’elle allait lui retourner la tête !

Je ne pus m’empêcher de sourire à ses pensées ; bien sûr, cette idiote le prit comme un compliment.

Bon dieu, pourquoi avait-il fallu que je propose à cette greluche de m’accompagner ?! Le puma que j’avais liquidé la veille avait dû avoir une tare quelconque, je ne voyais pas d’autre explication possible…

Nous arrivâmes chez Mike Newton une vingtaine de longues, très longues, trop longues minutes après. Lorsque je trimballais des humains dans ma voiture, je ne pouvais faire autrement que de me conformer aux limitations de vitesse, ce qui était une vraie torture.

La fête battait son plein, la musique hurlait, tout comme ces ados affligeants qui profitaient de l’absence de chaperons pour se saouler, fumer des joints et baiser dans des coins à l’abri des regards.

« Écouter » leurs parties de jambes en l’air me faisait trop d’envie ; ça faisait un sacré bail que je n’avais pas tiré mon coup, mais de là à me taper Jessica…

Beurk ! Rien que d’y penser, j’en avais mentalement la nausée.

À peine entré dans la maison de Mike, je fus assailli par des dizaines de pensées, toutes focalisées sur la fille Swann.

Allez, à peine arrivée, il faut que Newton lui mette le grappin dessus ! Manquerait plus que Cullen s’y mette aussi… pensait Eric Yorkie.

Lauren est plutôt mignonne, mais la nouvelle est pas crade du tout. Faudrait que je la sorte un de ces quatre. Tiens ! Tyler Crowley s’y met aussi.

– Eeeeh ! Edward ! Comment va mon pote !

Je me retournai et vis Seth Clearwater, accompagné de Sam Uley, indiens Quilleutes.

Il y a encore six mois, les Quilleutes n’acceptaient pas le clan Cullen : ce sont des « modificateurs », se transformant en loups géants lorsque des vampires menacent la région. Ils ne nous toléraient qu’à cause d’un traité que nous avions conclu avec leurs arrières-grands-parents, suite à notre régime « végétarien ». Cependant, nous avions tissé des liens très forts suite à une vision d’Alice. Maria, la « créatrice » de Jasper, avait crée une armée de vampires nouveau-nés dans le but de nous éradiquer, et faire main-basse sur la région. Notre seule chance de nous en sortir, vampires et meute, était de nous allier. En deux heures, le problème avait été réglé, et Quilleutes et Cullen s’étaient réconciliés.

– Seth ! Sam ! Comment allez-vous ? Leur demandais-je en échangeant des poignées de main. Jake n’est pas avec vous ?

– Ça va, la routine ! Répondirent les indiens d’un seul homme.

– Quant à Jacob, il va regretter d’avoir préféré le cinéma à la soirée ! Rigola Sam.

– Bah ! pourquoi ? Des soirées comme ça, il y en a déjà eu et il y en aura encore !

– Ah ! Peut-être, mais s’il avait su que Bella serait ici il serait venu : elle est sa meilleure amie depuis des lustres, cependant Jake a toujours eu un petit faible pour elle ! M’avoua Seth.

– Ce n’est que partie remise ! Répondis-je.

Bon, il en a encore pour longtemps à discuter avec les gars de La Push ? J’en ai marre, je suis venue pour m’amuser, pas pour discuter !

– Bon, je vous laisse ! On se voit plus tard ! Dis-je aux Quilleutes.

Tandis que Jessica me traînait dans la salle, les pensées de Mike Newton, au sujet de la petite nouvelle, me parvinrent.

Putain! Vise moi ce cul! Il est superbe ce cul ! Il est toujours plein de finesse celui-là, surtout envers les filles.

Quoique, dans le cas de Bella – elle corrigeait quiconque l’appelait par son prénom – on pouvait faire une entorse à la règle.

Elle se tenait dos à moi, à l’autre bout de la pièce et regardait par la fenêtre, donnant l’impression de ne pas être à sa place au milieu de tout ce monde. Ses épaules étaient voûtées, ses bras croisés l’enserrant fermement. Newton était près d’elle, s’escrimant à lui faire la conversation dans le but de l’amadouer.

Bizarrement, je n’entendais strictement rien émanant de son esprit, comme si aucune pensée ne peuplait son cerveau. En 90 ans, cela ne m’était jamais arrivé… mais qu’est-ce qu’il se passait ? J’avais beau sonder le silence autour d’elle, je ne percevais rien. Étrange… Mais qu’est-ce qui n’allait pas chez elle ?

Elle n’était pas très grande, environ 1m69, à vue d’œil, ses longs cheveux bruns aux reflets roux coulaient tels une cascade jusqu’à sa chute de rein, la plus belle chute de rein que j’eusse vue de ma vie. Tout simplement magnifique.

Bella avait une taille de guêpe dont je ferai aisément le tour de mes mains. Une cambrure parfaite, ni trop, ni pas assez, des hanches larges que je rêvais de pétrir – bon sang ! Pourquoi je pensais à ça ? – et, comme le pensait si bien Mike, un cul à tomber par terre : rebondi, ferme, pommé, un cul à…

– Bon Eddy, on danse ? S’impatienta Jessica en interrompant mes pensées.

Je la suivis au milieu des autres couples évoluant au rythme de la musique.

Un slow, en plus ! Quelle galère, je n’avais vraiment pas envie de me coller à Jessica…

Je posai mes mains sur sa taille molle tandis qu’elle s’accrochait à mon cou. Son odeur de pastille à la menthe me montait aux narines, quelle infection.

Tout en dansant, je continuais à observer Bella, de mes propres yeux et à travers ceux des autres garçons, sa chute de rein parfaite et son cul divin à faire bander un mort – ce qu’il fit, assurément.

J’le savais que j’allais le mettre dans tous ses états avec cette robe !

Toi, je vais tellement te chauffer que tu vas devenir une bête enragée… songea Jessica, tout en se frottant de plus belle contre moi.

Rien qu’à entendre ses pensées, j’en débandai direct.

Mais qu’est-ce qu’il lui prend ? Et pourquoi il mate Mike comme ça ? C’est pas possible : il est gay ou quoi ?!

Ah Jessica… si tu savais pauvre fille! Non seulement elle se trompait sur la direction de mes regards, mais elle se méprenait grandement au sujet de ma sexualité.

Tant qu’à jouer le jeu, autant le faire correctement : je me penchai vers elle, l’enserrant un peu plus de mes bras et essayai de l’embrasser dans le cou, mais j’en fus incapable : Pouah ! même sa jugulaire empestait la menthe…

Mike Newton invita Bella à danser.

– Ce n’est franchement pas une bonne idée, Mike, la danse c’est pas vraiment mon truc : je suis d’une maladresse épouvantable, limite handicapée moteur, je risquerais de me casser quelque chose, pire encore, te casser une jambe. Plus maladroite que moi, tu meurs! Lui dit-elle d’un ton coupable.

– Bah ! T’inquiète, on est là pour s’amuser, non ? Lui répondit-il avec un clin d’œil qui se voulait complice. Et te bile pas, Bella, je ferai gaffe à mes pieds !

Quel cul ! j’vais en profiter de danser avec toi… Newton commençait à échafauder des stratégies pour tripoter Bella, soit-disant innocemment.

Je ne savais pas pourquoi, mais le clin d’œil et les pensées de Mike me donnaient des envies de meurtre. Mais qu’est-ce qu’il n’allait pas chez moi ce soir ?

Tandis qu’ils s’avançaient sur la « piste » de danse, je vis la figure de Bella, de mes propres yeux, pour la première fois et découvris par la même la huitième merveille du monde.

Elle avait un visage mince en forme de cœur, une peau translucide et d’une pâleur exceptionnelle, presque comme la mienne. Ses grands yeux bruns, couleur chocolat, étaient d’une profondeur abyssale. Généralement, les yeux marrons sont ternes, insipides, mais les siens étaient tout simplement incroyables. Son regard curieux fourmillait de questions et exprimait tous ses sentiments. Je ne savais pas pourquoi, mais en voyant ses yeux, je me mis à espérer… espérer quoi ? Je n’en savais rien.

Son petit nez retroussé et ses lèvres pleines me donnaient envie de les toucher du bout des doigts, surtout ses lèvres.

Bella rougit, fortement, gênée : elle n’était pas dans son élément au milieu de cette foule. Ses rougeurs donnaient à sa peau de porcelaine une teinte absolument exquise.

Fermant les yeux, j’essayai une nouvelle fois de me focaliser sur les pensées de Bella. Je n’entendais toujours rien, comme si elle possédait une quelconque armure psychique m’empêchant de pénétrer son cerveau. Pourquoi un tel silence ? Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? Plus je me focalisais sur ses pensées silencieuses, plus j’étais frustré.

Bella est vraiment extra, Edward ! Je l’adore ! On sera de très grandes amies toutes les deux !

Les pensées d’Alice étaient surexcitées au sujet de cette fille, mais je ne comprenais pas pourquoi elle me disait ça. J’essayais de sonder l’esprit d’Alice afin de comprendre sa réaction, mais elle se focalisait intensément sur Jasper, comme à chaque fois qu’elle souhaitait me cacher quelque chose. J’ouvris donc les yeux, espérant croiser les siens et découvrir ce qu’elle cherchait désespérément à me cacher.

À cet instant, le regard de Bella croisa le mien. J’eus l’impression de me faire foudroyer sur place. Ce fût comme si nous étions seuls dans cette pièce, elle et moi. Nos yeux s’accrochaient et ne voulaient plus se lâcher. C’était comme si une force magnétique nous empêchait de regarder autre chose que l’autre. Plus je l’observais, plus j’étais attiré, comme aimanté, par Bella.

Quelqu’un ouvrit une fenêtre et un courant d’air tourbillonna dans la pièce, apportant une fragrance extraordinaire ; un mélange floral fait de lavande, de freesia et d’une touche de jasmin : le parfum de Bella.

Ce fut comme si je recevais un violent coup de boulet de démolition en pleine face. Le venin me monta à la bouche, le feu se déclencha dans ma gorge, mes muscles se bandèrent et je n’avais plus qu’une envie : planter mes dents dans sa chair tendre et m’abreuver de son sang.

Cela faisait huit décennies je n’avais plus bu de sang humain, mais celui-là, je le voulais plus que tout au monde. Je n’aurais jamais pu imaginer qu’une pareille odeur puisse exister. L’appel du sang se faisait de plus en plus impérieux.

Cependant, je ne chassais pas, je n’avais pas soif et l’endroit grouillait d’humains.

J’inhalais profondément, m’imprégnant de son parfum. Son exquise odeur avait changé, embaumant le musc : elle était excitée…

Nos regards étaient toujours ancrés l’un dans l’autre, tandis que je sentais les émanations de son désir. Je la voulais, non plus pour m’abreuver de son sang ; je la voulais elle, je désirais sa bouche aux lèvres pulpeuses, son corps souple et chaud contre le mien. Je voulais la posséder totalement, l’avoir à ma merci pour la torturer de caresses, jusqu’à ce qu’elle me supplie de m’abandonner dans son corps souple et bouillant…

Ses yeux étaient emplis de désir, d’envie, de luxure teintée d’innocence. Bon sang ! Pourquoi désirais-je cette fille à ce point ?

T’as vu comment il réagit ma fille ? Ce soir, c’est le grand soir! Rêvassait Jessica.

Inconsciemment, je m’étais plus que rapproché d’elle pendant cet échange de sulfureux regards.

Mais c’est pas vrai ! Je rêve ! Qu’est ce qu’il a à déshabiller cette pétasse du regard ? Je vais la tuer !

Les pensées de Jessica étaient plus que mauvaises à l’encontre de Bella.

Mike essaya d’en profiter en laissant l’une de ses mains déraper sur les fesses de sa partenaire.

Notre brûlante connexion visuelle s’interrompit brutalement. Bella toisa Mike, puis ses yeux semblèrent perdus, comme si elle essayait de se remettre les idées en place. Son regard se posa à nouveau sur moi et un petit pli apparut entre ses sourcils ; elle avait l’air perdue dans des souvenirs. Puis peu à peu, ses yeux se teintèrent d’effroi.

Comment une main «innocente» glissant sur son divin petit cul pouvait l’effrayer à ce point ?

Son regard fit la navette entre Jessica et moi à plusieurs reprises. Elle dévisageait cette dernière, terrifiée.

On aurait dit qu’elle avait peur de Jessica… Vu que les pensées de Jessica s’étaient affichées clairement sur son visage, Bella avait dû y lire ses envies de meurtres. Enfin, je ne pouvais que spéculer : les pensées silencieuses de Bella me frustraient de plus en plus…

Bon sang ! Comme je rêverais de comprendre, mais surtout posséder, cette douce créature !

À SUIVRE…

A propos Artemissia (Julie F) 4107 Articles

Créatrice et responsable du webzine « Songe d’une nuit d’été ». Un site culturel 100% féminin. Il est consacré à la littérature (romance, jeunesse, bit-lit, thriller, MxM entre autre chose), mais aussi aux mangas, à la BD, aux séries TV, Films et tout ce qui touche au domaine du loisir.

45 Commentaires

  1. Bon ben ça y ai je suis devenue ACCRO à cette fiction aussi…
    Maintenant va falloir que je ne me les melange pas toute ^^
    Sinon j’aime bien cette mise en scène, son arrivée et puis comment sont la famille Cullen, qui se mèlent ds la population humaine…Et Edward qui est le Don Juan de ces damoiselles…XD

    Bonne continuation pr la suite à Acheroniastyx
    Tiens tiens, propos HS, ton pseudo contient « Acheron » ça me rappelle les darks hunters…

  2. Eh bien c’est pas mal du tout, surtout de découvrir Edward avec un vocabulaire assez cru qu’on ne lui connait pas! Vivement la suite! Et bravo!

  3. je trouve cela très interessant!! je suis impatiente de lire la suite…. encore une fiction que je vais suivre!!! Cette connexion entre Bella et Edward est toujours aussi mystérieuse mais passionnelle!!

  4. C’est un début plutôt prometteur et accrocheur : pari réussi, je suis suspendue à tes écrits !
    Bravo à l’auteure et merci à Arty de me faire faire 1 nouvelle découverte !

  5. Vous pouvez pas nous faire sa vous nous mettez l’eau a la bouche après vous nous couper non c’est inmpossible il faut vite la suite je suis trop impatiente vite vraiment vite écriver la suite svp merci elodie j’attend avec impatience viiiiiiiiiiiiiiiiittttttttttteeeeeeeeeee

  6. En effet, bravo pour cette histoire, j’ai adoré. Vivement la suite car vraiment le langage cru d’Edward lui va comme un gant !!!!!

  7. Hello everybody !
    Allez-y mollo ou je ne pourrais plus enfiler mes godasses: je vais avoir les chevilles qui gonflent avec tous vos éloges ! ! !
    Trêve de plaisanterie, je suis très heureuse que ma fiction vous plaise !
    J’envoie les chapitres à Artemissia 2 par 2 en général, donc soyez patients, vous aurez bientôt la suite !
    Bisous à tous 😉

  8. hello
    je reviens de vacance et je suis venu le plus vite possible rattraper mon retard
    je ne regrette pas j’aime beaucoup le premier chapitre de cette fic et j’ai hate de lire la suite
    xxx

  9. Hello°°° Evribodi!
    Pour avoir un mot de passe et lire la suite, il suffir simplement d’en faire la demande à Dame Artemissia 😉
    Enjoy 🙂

  10. hello klk un pourrai me donner lemots de passe car malgré le mail ke jai envoyer g rien recu et j’aimerai vraimen lire lasuite sa a lair génial merci bizz

  11. Je viens de finir, j’aime bien 🙂
    il y a juste un petit truc qui m’a choqué : la façon de parler d’Edward… ! Elle est assez vulgaire, je trouve. Bref, c’est juste de mon point de vue.

  12. Hello!
    Pour les demandes de mots de passe, s’adresser à Madame la Tenancière : Artemissia Gold.
    Pour répondre à Aly, oui je sais, ça façon de parler est assez vulgaire, mais personnellement, je les trouvais beaucoup trop sages et retenus pour des ados dans la saga de S.M, même si Edward était du siècle dernier!
    C’est juste mon point de vue 😕

  13. waouuuuuuuu c sur ke sa change le petit coté play boy d’edward et c assez plaisant.sinn une petite kestion combien de temps fo compté pour avoir le mot de passe car la je reste sur ma faim?

  14. salut je suis nouvelle sur le site et je voudrais savoir comment on faiit pour avoir un mot de passe pour lire la suite merci de me repondre
    kikoudu 83

  15. Coucou,
    j’ai vraiment aimer cette histoire, je la trouve génial
    et je voudrais bien lire la suite
    mais je sais pas comment faire pour avoir un mot de passe
    alors si vous pourriez m’en donner un ou m’aider a en avoir un
    merci de bien vouloir me repondre

  16. coucou
    génial la fiction ça change vraiment du edward trop sage là ça lui donne un ptit côté mauvais garçon! et c’est vraiment mieux! j’ai hâte de pouvoir lire la suite une fois que j’aurai le mot de passe.

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