
Malmenée par la vie, May a fui en Angleterre dans le petit port de Seasmouth dans l’espoir de prendre un nouveau départ. Elle est vite confrontée à des phénomènes surnaturels qui semblent pourtant familiers aux habitants de la ville. Celle-ci est sous la coupe d’un dandy charismatique, Adrian Dashwood, et de la famille Saint-John dont le manoir est perché sur la falaise. Une autorité toutefois contestée par Josh Galloway, un bad boy à la tête d’une bande de rebelles. En se liant avec les uns et les autres, May va découvrir des légendes anciennes et affronter un péril venu du plus profond de la mer.
Un roman de slow burn horror.
Small town, dandy et bad boy, found family et… pâtisseries anglaises

C’est le premier roman que je lis d’Estelle Faye et j’ai apprécié cette découverte d’une plume sensible et qui a su créer plusieurs lectures sur une seule histoire.
Cicatrices, c’est un peu comme un mille-feuille de cicatrices. Les cicatrices peuvent être visibles, mais aussi invisibles. Après un terrible drame qui a voit sa vie basculer, May n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle plaque tout : sa carrière dans le cinéma, sa famille, mais surtout celle qu’elle n’a pas pu sauver. Annabelle, sa meilleure amie.
Mais, Annabelle va la suivre jusqu’à Seasmouth. May pensait pouvoir oublier, mais au contraire, les ombres qu’elle a tenté de fuir vont refaire surface avec les légendes que cache Seasmouth.
Ce récit n’est pas léger. Bien au contraire, son atmosphère lourde, pesante vous colle au corps et au cœur tout comme avec son héroïne. May va faire une première connaissance dramatique, celle du vieux Percy qui va mourir à ses côtés dans une vieille église délabrée. C’est le début d’un enchaînement que May n’aurait jamais pu voir venir. Après Percy, il y a Adrian, ce beau dandy mystérieux qui semble cacher bien de choses. Et ensuite n’oublions pas le gang des Mud boy avec Josh.
En plus de malédiction et de légende, May fait la rencontre de tout un panel de personnages bien sympathiques et colorés. J’ai particulièrement aimé Micky.
Au-delà de tout cela, Cicatrices n’est pas vraiment un roman d’action. Je l’ai trouvé aussi spirituel (dans un sens) que contemplatif. May est venu pour se forger une nouvelle vie, loin des drames qu’elle a vécus à Paris, mais tout lui remonte à la figure, tout se rejoue et se surjoue jusqu’au point de rupture. Comme les habitants de Seasmouth qui se trouvent être maudits, May doit également combattre ses propres ombres si elle ne veut pas se noyer.
J’ai aimé ce roman pour ce qu’il est. L’air de rien, il donne à réfléchir. Sur notre vie, sur les deuils que nous pouvons traverser, sur nos traumas et comment nous les gérons pour aller mieux. On y parle aussi de préférence sexuelle, mais sans en faire trop. C’est très naturel et j’aime cette approche. Plus j’écris cet avis, ses lignes et plus je reste sûre de ce que j’avance.
Cicatrices n’est pas un roman qu’on lit puis qu’on oublie. Il se déguste, se digère bien longtemps pour n’en laisser que l’essentiel. Mais je ne vous en dis pas plus à vous de vous faire votre propre ressenti et avis.
Je termine en remerciant les éditions Rageot ainsi que le site Babelio qui m’ont envoyé l’ENC dans le cadre d’une Masse Critique Privilégiée.
Le livre sort le 6 mai 2026 soit après-demain.
Ma note : ⭐⭐⭐⭐,5/5️⃣
