
« Dès le premier regard, j’ai su que tu causerais ma perte. »
Fille du duc de Croyso, Maximilienne a grandi seule et privée d’amour, maltraitée à cause de son bégaiement. Mariée contre son gré à Riftan, un chevalier d’origine modeste, ce dernier l’abandonne pour partir au front dès le lendemain de leurs noces.
Trois ans plus tard, il revient en héros de guerre, auréolé de gloire et bien décidé à reprendre sa place auprès d’elle. Déstabilisée par cet homme qu’elle connaît à peine, Maxi vacille entre crainte et attirance. Mais à mesure qu’il éveille en elle un désir insoupçonné, la jeune femme découvre aussi sa propre force.
Dans un monde de batailles et de secrets, commence pour eux une histoire d’amour aussi intense qu’inattendue, entre passion, confiance et quiproquos.
La première fiction coréenne à se classer dans la liste des best-sellers du New York Times !
Attention, niveau d’explicite : 3/3 pour public averti

- Éditeur : OML
- Date de publication : 20 février 2026
- Langue : Français
- Nombre de pages de l’édition imprimée : 560 pages
- ISBN-10 : 2488061093
- ISBN-13 : 978-2488061094
- Prix broché : 21,90€
- Prix Ebook : 9,99€
J’ai eu la chance de recevoir ce roman grâce à une Masse Critique Privilégiée organisée par le site de lecture Babelio en partenariat avec la maison d’édition OML.
J’étais très curieuse de découvrir cette romantasy coréenne. Et j’avoue n’avoir pas encore lu le webtoon alors que j’ai les deux premiers tomes dans ma bibliothèque. Mais je les lirai bientôt.
Dans un premier temps, j’ai envie de vous parler de qualité. Sincèrement, c’est très bien écrit et la traduction d‘Isabelle Varange (tirée de la version anglaise) est bonne. C’est fluide, ça se lit facilement, il n’y a rien à redire là-dessus.
Ensuite, l’univers. On est sur un monde de type médiéval avec les codes du genre. Le héros, Riftan est un noble guerrier qui combat les créatures maléfiques, loups-garous, etc. Le récit débute avec son retour auprès de son épouse, Maximilienne qu’il n’a pas vue depuis leur nuit de noces, trois ans plus tôt.
L’histoire est contemplative, linéaire. On suit Maximilienne obligée de rejoindre un mari froid en apparence et passionné entre les quatre murs de leur chambre à coucher. Notre héroïne a une particularité qui la rend craintive et peu sûre d’elle : elle est bègue. On le lui a bien souvent reproché dans la maison de son père qui ne l’a jamais aimé. C’est un très bon point, car durant ce premier tome, elle va apprendre à s’affirmer sans véritablement s’imposer. Elle est passive, et c’est à mon sens un point négatif dans le roman. Parce qu’en face d’elle, elle a un héros masculin qui lui impose toutes ses volontés. Au vu du type d’époque et de ce qui en découle, on pourrait penser que c’est normal. Les femmes n’avaient pas droit aux pouvoirs et n’étaient que de simple faire-valoir et objet à consommer pour leur mari. Mais, un autre personnage, la princesse Agnès vient remettre en question cela. Comme il n’y a quasi aucun personnage féminin hormis l’héroïne, on ne sait pas si c’est l’exception qui confirme la règle ou autre. Cela dit, elle devient un exemple pour notre héroïne.
L’intrigue pour l’instant est minimaliste. Maximilienne apprend sa nouvelle vie, elle essaie de se trouver une utilité (une identité propre ?) pour ne pas servir à rien dans la maison de son époux, et décide d’apprendre la magie auprès du taciturne Ruth. Hormis cela, nous avons droit à quantité de scènes de smut entre Riftan et elle. Leur relation est biaisée et surtout elle est plate. Il n’y a pas d’amour ou d’alchimie entre eux. Riftan désire Maximilienne parce qu’elle est belle. Cela m’a dérangée. On fait impasse sur sa personnalité et le héros ne la juge que sur son apparence. Il désire Maxi fort, tout le temps et de fait, à chaque fois qu’ils se retrouvent c’est matière à des scènes de sexe. Cela ne fait pas avancer leur relation et au contraire, elle stagne pour rendre rend l’héroïne encore plus potiche, bien contre son gré. Et ce n’est pas les quelques efforts aussi louables soient-ils qu’elle fait qui y changent quelque chose. Du moins, à mes yeux.
De fait, je me suis ennuyée durant ma lecture. J’avais envie de plus. Ce n’est pas tragique, ni dramatique ni quoi que ce soit. J’ai eu l’impression de lire des « faits » sans réelle consistance. Maximilienne subit Riftan et ça m’a dérangée. Je n’ai pas apprécié le héros que j’ai trouvé insipide avec peu de personnalité. Il se bat, part au combat, couche avec sa femme. C’est un grand et beau guerrier qui défend les humains, et… c’est tout.
Je pourrais épiloguer encore longtemps, mais, dans mon cas, ce roman ne m’a pas plu et j’en suis la première attristée, car j’en attendais bien plus. La plume est belle, les descriptions bien travaillées. C’est un titre de qualité, mais je n’ai pas été réceptive à l’histoire de Maximilienne et Riftan. Elle ne m’a pas touchée. Je trouvais donc important d’étayer mon ressenti et toute cette chronique n’est que mon ressenti (j’insiste), sur cette histoire. Elle plaira et elle plaît donc, cela ne vient pas d’elle, mais de moi. C’est mon avis et j’en suis sincèrement désolée. J’aurais tant voulu aimer.
Mais cela ne m’empêchera pas de lire le webtoon en espérant que l’intrigue soit traitée différemment. Enfin, je verrai bien.
