Queen of Faces T1 de Petra Lord – Mon avis

Version Brochée

Un démon donne naissance à un ange. Un idiot, à un génie. Et d’un pion naîtra une reine.
Prisonnière d’un corps qu’elle n’a pas choisi et qui la tue à petit feu, Anabelle Gage n’a plus qu’un an à vivre. Son dernier espoir pour obtenir un nouveau corps – et en bonne santé, celui-là ? Intégrer Parangon, la prestigieuse école de magie de Caimor. Mais quand elle échoue à l’examen d’entrée, elle décide en dernier recours de voler un châssis tout neuf au nez et à la barbe des pires criminels du pays.
Prise sur le fait par nul autre que le directeur de Parangon, Ana se voit offrir un choix qui n’en est pas vraiment un : être exécutée pour son crime ou travailler comme mercenaire pour le vieux mage… et peut-être obtenir une place à l’académie. Touchant du doigt son rêve, elle se résout alors à enchaîner les missions et à faire équipe avec une étrange bande de dangereux renégats.
Bientôt, pourtant, Ana va être entraînée dans une machination qui la dépasse, sur fond de révolte contre l’élite de la nation, de résurgence de magie noire et de montée des eaux implacable. Fantasy et ambiance dark academia sont au rendez-vous de ce premier roman de Petra Lord, qui explore des thèmes comme l’identité et le genre avec un message fort : le plus important reste encore d’écrire soi-même la suite de son histoire.


  • Auteur : Petra Lord
  • Editeur : Lumen Eds
  • Date de parution : 05/02/2026
  • EAN : 9782371025257Poids
  • ISBN : 2371025259
  • Formats : Broché & Relié
  • Age minimum : 15 ans
  • Prix du Broché : 19€
  • Prix du relié : 26€
  • Nombre de pages : 654

Dès l’annonce de ce roman, le premier de Petra Lord, j’ai eu envie de le lire, car le résumé me donnait grave envie avec ses thématiques ! Et, j’ai eu la chance de le revoir en SP lors d’une Masse Critique Privilégiée organisée par le site de lecture Babelio avec les ed. Lumen, que je remercie infiniment. J’ai donc pu lire Queen Of Faces en avant-première, car il sort le 5 février 2026.

Pour un premier roman de cette autrice, c’est un véritable page turner que je n’ai pas su lâcher. Je l’ai lu en une journée et j’ai fait une nuit blanche. Elle a du style Petra Lord, et elle a su créer une histoire addictive avec des personnages attachants. On en suit plusieurs, mais surtout : Ana et Wes. Je vais essayer de vous retranscrire mes impressions de cette lecture sans vous spoiler ! Promis.

Ana est une héroïne avec laquelle j’ai appris à m’attacher. Coincée dans un corps d’homme, elle reste pourtant bien une femme. Ce qui l’effraie le plus, c’est que ce corps est en train de mourir. Alors, Ana, intrépide comme pas deux, saisit sa vie et son avenir à bras le corps et fait tout pour obtenir un nouveau, en bonne santé et féminin si possible. Mais, le chemin est parsemé d’embûches. Le côté dark academia est là sans être là, car une partie du récit se passe en dehors. On a une héroïne naïve, mais qui apprend au fur et à mesure des épreuves qu’elle traverse. Elle subit, mais elle se bat aussi.
Tout comme Wes que je n’aimais pas au début. C’est une fille qui se retrouve, suite à un évènement, dans le corps d’un homme. Elle va jouer un double jeu avec Ana qu’elle déteste et qu’elle rêve de tuer. Cependant, j’ai trouvé leur binôme intéressant avec une sorte d’amitié houleuse.

Dans cette histoire, l’autrice tisse un univers bien sombre et sordide. L’eau des océans monte et risque de détruire le continent. Les êtres humains peuvent changer de corps comme de chemise, enfin, ceux qui en ont les moyens. Ça a un côté cyber punk, sans le cyber punk. On est vraiment dans un monde de fantasy plus que celui de la dystopie, je trouve. L’académie de Parangon, ainsi que la ville haute se trouve à la hauteur du ciel. Ça a un petit côté Gunm (avec sa ville de Zalem) même si on est loin de la thématique des cyborgs.

Ana, Wes et d’autres personnages, que j’ai adoré rencontrer, sont embauchés pour traquer les ennemis de Caimor. Ce qui parait simple ne l’est pas et Ana va comprendre que la vérité est loin d’être celle qu’elle croit.

Franchement, j’ai adoré le style, l’intrigue, les personnages… Mais… je me suis également posé plein de questions notamment sur le côté changement de corps et ce que cela implique. Déjà du côté des genres. Je n’ai pas vu les personnages se poser tant de questions que ça sur leur genre. Cela m’a donné l’impression que leur corps n’était qu’un simple véhicule interchangeable. Les besoins, l’amour transcendent le genre et de fait nos personnages ne sont pas si embêtés par un sexe qui ne leur correspond pas. Pas de malaise, ou quoi… Un personnage que j’ai beaucoup aimé, c’est Nima qui a deux corps de sexe différents. Ori, aussi. Elle est géniale et j’adore son amitié +++ avec Ana.

Autre chose, l’autrice ne développe pas vraiment son univers. Hormis la dénonciation de la guerre et de ce qu’elle engendre… le questionnement du bien et du mal… après tout, ce sont les vainqueurs qui écrivent l’Histoire. Ici, les peuples orientaux en prennent injustement plein la figure. On a une faction rebelle qui veut renverser le pouvoir établi, et ceux qui s’y tiennent… et qui sont censément être les gentils… Mais quid de ces corps interchangeables, ces… châssis ? Comment sont-ils fabriqués ? A priori ils sont organiques, mais… comment les garde-t’on vivants ? On ne sait pas. Ils existent, c’est tout.

Quand on creuse, il y a quelques incohérences et tout reste nébuleux. Les âmes des personnages, leurs Essences, se transfèrent magiquement d’un corps à l’autre. Qu’est-ce qui le permet ? On ne sait pas. C’est magique.

Dans l’ensemble, reste est sur un roman de type young adult avec un univers et des principes assez manichéens. Les relations, l’ambiance, l’action priment sur le reste. Ce qui n’est pas un mal et sans doute un choix. De fait, ça nous offre une histoire palpitante dans un monde qui rebute autant qu’il fascine. On suit Ana, Wes, Ori, Nima et tout un panel de personnages que l’on apprend à aimer. On se questionne et la fin, ses rebondissements (et révélations) nous donnent clairement envie de lire le tome suivant. Et là, il faudra patienter un moment puisque ce premier tome ne sort que le 5 février prochain.

PS j’adore la couverture de la version brochée des ed. Lumen. Elle est superbe et les dorures ne partent pas.

❄🍂 Ma note :⭐⭐⭐⭐/5⃣ Pour un premier roman, malgré ses défauts, c’était bien sympa et addictif !

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