Rose in Chains de Julie Soto, un univers dangereusement sombre


La guerre est finie, les ténèbres ont gagné, et l’élu qui aurait dû les sauver tous est mort…
Capturée alors que son château tombe aux mains de l’ennemi, Briony Rosewood n’a qu’une certitude : le monde qu’elle a toujours connu n’existe plus. Bomard a triomphé, et les sujets d’Evermore sont condamnés à un sombre avenir, car seuls la servitude, l’emprisonnement et la mort les attendent.
Les rescapées, privées de leur magie, sont rapidement livrées aux plus offrants lors d’une vente aux enchères, et en tant que princesse, Briony est un prix convoité. Après une lutte acharnée, elle devient la propriété de Toven Hearst, l’héritier d’une famille de haut rang connue pour son ambition sans limites… et un homme qui la fascine depuis toujours.
Dans cet univers où la magie est une arme mortelle et où aucune pensée ne reste secrète, tout semble perdu. Mais une aide insoupçonnée pourrait bien surgir de l’ombre et raviver un espoir que Briony croyait à jamais éteint.


Alors voilà, j’ai craqué, j’ai lu Rose In Chains le premier tome de la trilogie Evermore. À la base, cette histoire de Julie Soto était une fanfiction très dark sur Harry Potter qui se passe après la fin de la guerre. Sauf que les méchants ont gagné et que la fanfic se centrait sur Draco et Hermione. Son titre ? The Auction, mais je ne l’ai jamais lu. Toutefois, je suis ultra familière de l’univers de Harry Potter et de ce genre d’histoire. Cependant, cela ne m’a pas empêchée de partir vierge de toute comparaison.

Donc, dans Rose In Chains, nous faisons la connaissance de Briony, une princesse déchue de ses droits lorsque la guerre est gagnée par le camp adverse. Le frère jumeau de Briony, et roi d’Evermore, a été vaincu et tué. Briony et les siens, vendus aux enchères pour leur magie.

Avant de parler des personnages, de l’intrigue, je tiens à dire que l’univers est assez succinct. Il y a ceux qui pratiquent la magie du cœur (ceux de Bomard) et ceux qui utilisent celle de l’esprit (Evermore, donc).

Julie Soto prend son temps pour nous dépeindre l’horreur que traverse Briony et ses ami. e. s. C’est assez trash, misogyne au possible et ça m’a fait frémir plus d’une fois. Les femmes d’Evermore n’ont plus aucun droit et deviennent les objets de leurs acquéreurs. Autant le dire, le féminisme va très mal chez eux. Ceux d’Evermore ne sont plus que des trophées vendus, prêtés, utilisés, torturés. Mais Briony, elle, est achetée par sa Némésis, Toven Hearst. Du plus loin qu’elle se souvienne, la jeune femme a toujours ressenti des sentiments contradictoires le concernant. On apprend à connaitre ce Toven à travers les souvenirs de Briony. Les flashbacks ici sont essentiels pour comprendre la dynamique de leur relation tumultueuse.

Concernant l’intrigue, elle s’axe essentiellement sur la captivité de Briony dans le manoir des Hearst, et qui essaie de survivre à sa nouvelle condition. Pourtant, elle n’est pas la plus à plaindre, loin de là, car Toven est loin d’être cruel avec elle ! Bien au contraire. D’ailleurs, c’est marrant parce que Briony ne semble pas du tout capter que Toven est loin de la détester, et par ses actes envers elle, il montre même qu’il la protège du mieux qu’il le peut. Mais Briony est aveugle et ne voit pas plus loin que ce qu’elle veut bien voir. Là-dessus, elle m’a un peu déçue. Après, ce n’est pas une femme qui se laisse abattre même si elle n’agit pas des masses et subit plus que tout autre chose.

Niveau romance, on est sur un gros slow burn avec un maximum de tension entre les protagonistes. Il y a même de la jalousie par rapport à un autre personnage qui gravite autour de Toven.
Pour ce qui est des rebondissements, ils arrivent surtout vers la fin de ce premier tome et laissent présager que la suite sera, il faut l’espérer, plus active.

Pour en revenir à l’univers dont s’est inspirée Julie Soto, je l’ai ressentie tout du long. Les cours de magie, d’élixir au lieu de potions, le fait que les sorciers transposent au lieu de transplaner, etc. Oui, on sent l’empreinte de l’univers de Harry Potter, mais seulement si on en est familier de l’œuvre originale. Et puis ici, le méchant est une méchante.

Dans l’ensemble, si vous aimez les dark romantasy, si vous appréciez être malmené de bout en bout avec des situations terribles et injustes (après tout les perdants, les héros, deviennent des trophées de guerre utilisables à souhait), si les slow burns, c’est votre tasse de thé, alors cette histoire vous plaira. La plume de Julie Soto est aussi plaisante qu’addictive. Juste j’espère que la suite sera moins monotone et aura plus de peps.

🍂🍄‍🟫Ma note : ⭐⭐⭐⭐/5️⃣

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