Le Roi berger T1 : Une fenêtre sur les ténèbres de Rachel Gillig – Une chasse aux cartes bien lugubre !


La magie sent le sel. La sens-tu dans la brume, dans les cartes, dans ta propre demeure ?
Dans le royaume de Bourde, la brume dévore tout. Ceux qui la respirent contractent la Fièvre. Mortelle pour la plupart, ceux qui en réchappent développent des dons interdits pour lesquels ils sont pourchassés et exécutés par l’ordre des Destriers. Survivante de la Fièvre, Elspeth du Fusain fait tout pour dissimuler son pouvoir à son entourage, mais l’ancienne créature au caractère versatile qui rôde dans son esprit rend cette tâche impossible. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre Ravyn d’If, neveu du Roi. Propulsée dans un monde d’ombres et d’intrigues, Elspeth accepte de l’aider à lever le sort qui empoisonne le royaume, entrevoyant l’espoir de soigner son propre mal. Ensemble, ils devront rassembler les douze cartes de Providence. Mais tout a un prix, et la créature qui corrompt l’esprit d’Elspeth pourrait bien lui arracher son ultime espoir…


Une fenêtre sur les ténèbres m’a toujours tenté, mais il a fallu que le roman ressorte au format poche pour que je me laisse entraîner par son histoire. Celle d’Elspeth, notre héroïne, une jeune fille habitée par la carte du Cauchemar. Nous sommes dans un monde indéniablement fantasy dans lequel au royaume de Bourde, seule la magie des cartes est acceptée. Si un enfant est infecté par la brume, il développe un don magique avec sa contrepartie, alors il est éliminé. C’est dans ce climat sombre, dangereux, extrêmement tendu qu’Elspeth fait la connaissance du capitaine des destriers du roi, Ravyn D’If. Les siens et lui, sont à la recherche des 12 cartes pour enfin faire lever cette malédiction sous forme de brume et sauver tous les infectés.

On est sur une sorte de chasse aux cartes magiques et Elspeth et son don se révèle bien utile à leurs ambitions. C’est très bien amené et j’ai tout de suite été dans cette ambiance terriblement lugubre. La plume de l’autrice est addictive, et elle sait nous happer dans l’histoire. Je salue également le vocabulaire propre aux gens et à l’époque. C’est très agréable d’être directement mis dans le bain, jusque dans les mots.

L’intrigue est palpitante du début à la fin, ce malgré quelques moments plats et des longueurs propres à l’histoire. J’ai apprécié les interactions avec le cauchemar qui vit dans la tête d’Elspeth. Jusqu’au bout on se demande ce qu’il est vraiment. C’est un personnage à part entière.

En parlant de personnage, les secondaires ne sont pas en reste. J’ai adoré détester le Prince Orme. Dans le fond, il n’est pas méchant, mais je n’ai pas aimé sa façon d’être avec Elspeth. Il y a également ce pauvre Emory dont l’infection est en train de le tuer… les parents de Ravyn, ceux d’Elspeth, etc.

Il y a également l’amorce d’une romance bien construite et qui n’empiète pas sur l’intrigue principale, ce qui est un gros plus à mes yeux. D’ailleurs, je la vois comme la cerise sur un gâteau déjà bien délicieux à déguster.

Dans l’ensemble, j’ai adoré ce premier tome et si j’ai senti une perte de vitesse dans la seconde partie, la dernière fut d’un tout autre acabit. C’est bien simple, je n’ai pas pu lâcher le livre avant de l’avoir fini avec sa kyrielle de rebondissements et de révélations.


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