Divines Rivalités T1 de Rebecca Ross, un immense et flamboyant coup de💖


Aucun dieu, aucune guerre ne pourra les séparer.
Après plusieurs siècles de sommeil, les dieux sont à nouveau en guerre. Alors que son frère est parti au front et que sa mère sombre dans l’alcool, la jeune journaliste Iris Winnow tente de maintenir sa vie à flot. Elle ne trouve de réconfort que dans les lettres écrites à son frère, porté disparu, qu’elle glisse sous sa garde-robe et qui disparaissent mystérieusement. Lorsqu’elle reçoit des réponses anonymes, elle y répond, sans savoir que leur auteur n’est autre que son plus grand rival, Roman Kitt. Alors qu’un lien indéfectible se noue entre eux, Iris accepte une mission au front en tant que correspondante. Dans un pays où les humains ne sont que les pions de puissances divines, Iris et Roman se font la promesse de continuer à s’écrire. Mais, confrontés aux horreurs de la guerre, leur avenir sera de plus en plus incertain…


J’ai tourné durant un moment avant de me décider à lire cette histoire. Dans un sens, je suis contente d’avoir attendu parce que j’ai pu la découvrir aujourd’hui sans être polluée par les avis divergents. Pour ma part, ce roman est un coup de cœur. La plume de Rebecca Ross m’a touchée en pleine âme. Elle a su me parler, à moi qui connais si bien le deuil (celui d’un enfant, d’un petit frère, d’un ancien amoureux, d’un ami, et celui d’un beau-père que j’adorais).

Dans cette histoire aux faux airs de fantasy, nous suivons Iris et Roman. Les rivaux d’un journal qui briguent tous deux le poste tant convoité de chroniqueur de rubrique. Iris est adorable et Roman, au début, m’a paru froid et condescendant. Sans le savoir, et grâce à une magie dont je ne vous révèlerai pas la provenance, Iris va commencer à correspondre par lettres avec Roman.

C’est au travers de ces missives que nos héros vont se confier sur leurs peurs, leurs angoisses et leurs deuils respectifs. Certaines lettres de Roman m’ont fait pleurer. Ce jeune homme m’a touché, percuté, chamboulé. Tout comme Iris. À mes yeux, Rebecca Ross révèle bien plus son talent à travers cette correspondance même si l’histoire est très bien narrée aussi.

Cette fiction se passe donc dans un monde empreint de magie, mais surtout en guerre. Impossible pour moi de ne pas faire le parallèle avec notre monde actuel. Rebecca Ross dépeint à merveille et sans fioriture, parfois avec brutalité, ce qu’Iris et les autres personnages secondaires vont traverser. Là encore, je n’en dis pas plus, car je ne souhaite pas vous spoiler l’histoire. Sachez juste que c’est dur, vraiment et totalement horrible et tragique.

Divine Rivalité, c’est le combat de deux dieux qui appellent les humains à se battre pour eux. Hommes et femmes ne sont que de la chair à canon pour ces êtres immortels dans un conflit qui dure depuis des millénaires. J’ai aimé découvrir leurs mythes grâce aux lettres envoyées par Roman. Une histoire de possession égoïste entre un dieu qui ne sait pas gérer un refus et une déesse qui va devoir plier et fomenter pour s’en sortir. Un véritable Red flag sur patte ce Dacre. Si les habitants d’Avalon Bluff connaissent bien l’angoisse et la peur de ces batailles sanglantes à leur porte, c’est loin d’être le cas pour les villes bien plus lointaines. Là encore, impossible de ne pas penser à nous, lecteurices, qui vivons des guerres à distance.

Divine Rivalité, c’est aussi la rivalité bon enfant entre Iris et Roman. Ennemis le jour, amis et confidents la nuit lorsqu’ils s’écrivent sans savoir, du moins pour Iris, qui se cache derrière les mots. Et pourtant, c’est là qu’ils se livrent le mieux et sont le plus « vrai » possible. Iris avec ses problèmes, et Roman qui doit gérer sa famille et ce que son père attend de lui. Le deuil, la culpabilité de la mort, ces thématiques sont fortes, prégnantes dans ce roman et ce sont également elles, avant toute chose, qui motivent nos protagonistes dans leur choix. De vie et de carrière.

Leur romance ? C’est un enemies to lovers bien dosé qui m’a plu. Cela prend son temps et vu le contexte dans lequel ils interagissent, c’est tout à fait normal. Là encore, je n’en dis pas plus.

Concernant les personnages secondaires, il y a la mère d’Iris, Aster, alcoolique qui passe son temps à comater. Le frère d’Iris, Forest, un jeune homme parti à la guerre… Marisol, Attie, deux femmes incroyablement fortes et tellement importantes au récit.

Bref, je pourrais en parler encore des heures, mais le mieux, c’est que vous lisiez ce titre. Dans mon cas, c’est un magnifique roman que j’ai voulu posséder, m’accaparer et que je vais conserver avec bonheur. Je me suis beaucoup retrouvée en Iris et Roman.

Ma note : Un joli et magnifique coup de cœur.

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