
Un avenir est-il possible ?
Le premier titre de la série Les Insurgés nous transporte dans un monde lointain et imaginaire dans lequel deux groupes s’affrontent.
Hudson Lane est la demi-soeur du leader des Souverains qui ont pris le pouvoir et instauré la
loi martiale. Son frère a décidé de la marier à son second, ce qu’elle ne veut même pas envisager. Elle s’enfuit et risque la mort pour cette désertion.
Dans sa fuite effrénée, elle croise le chemin de Connor Mackenzie qui a pris la tête des Insurgés. Elle ne peut lui révéler sa véritable identité.
Entre ces deux-là naît une attirance immédiate, mais Connor n’est pas tout à fait prêt à accueillir une inconnue dans son groupe et Hudson va devoir lutter pour se faire accepter.
Elle découvre ce que c’est que de vivre avec les Insurgés, les difficultés et les dangers du quotidien. Elle découvre aussi les histoires terribles qu’ont vécues ses nouveaux compagnons à cause des Souverains, en particulier celle de Connor et de sa famille.
Mais son terrible secret va finir par être découvert, sa situation au sein des Insurgés est devenue plus que précaire. Connor va-t-il accepter qu’elle reste parmi eux ?
Le fond du récit est dur et sombre… Après une énième guerre mondiale, il reste très peu de survivants et ces derniers pour la plupart, se sont retrouvés livrés à eux-mêmes. Pour ce qui est des grands dirigeants, ceux encore en vie, ils ont décidé de faire régner en imposant la loi martiale. Ainsi, ils pensent éviter de nouvelles guerres en imposant leurs propres règles.
En lisant ces quelques lignes de descriptions, impossible de ne pas penser à Mad Max. Déjà l’univers où le « chacun pour soi » règne en maître mot, et puis le fait aussi que le héros soit motivé par une sombre histoire de vengeance. Toutefois, si tout ces aspects m’ont beaucoup plus, ce n’est pas le scénario principal. Le récit tourne autour de la rencontre entre Hudson (l’héroïne) qui s’est échappée du camp ennemi (qui cache de lourds secrets) et Connor qui est bien décidé à mener ses représailles jusqu’au bout.
Cet univers dystopique sert avant tout d’excuse aux excès et à la décadence qui dominent la vie des personnages de cette histoire. Car au final, ce n’est pas juste un récit dystopique, mais bel et bien érotique assez poussée. Ce côté-là m’a rappelé la série de Lorelei James que j’aime beaucoup : Riders, qui paraît aux éditions Milady. Tout comme l’héroïne du premier tome de cette série, Hudson a besoin de protection. La vie débridée de Connor et de ses hommes ne va pas la laisser indifférente.
Il y a beaucoup de scène de sexes explicites en fait. Sans doute un peu trop à mon goût, ce qui m’a un peu ennuyée. J’aurais aimé en apprendre plus sur les héros et les personnages secondaires que j’ai trouvé trop survolés.
Dans l’ensemble, ce premier tome des Insurgés a un certain potentiel et le mérite de traiter un genre encore peu exploité dans la New Romance. Toutefois, il est dommage de constater que cela ne sert que l’aspect plus érotique du récit. J’aurais aimé que le scénario soit mieux amené et pas forcément tourné que sur les scènes de sexes.
Cela dit, si vous aimez les histoires pas trop compliquée, dominées par la sexualité de leurs protagonistes vous devriez y trouver votre compte, parce qu’à défaut d’être vraiment riche et sombre, c’est terriblement chaud bouillant !
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