De mères en filles – Tome 2 de Dominique Drouin

:star: De mères en filles – Ariane – Tome 2 de Dominique Drouin

de mères en filles de Dominique Drouin Tome 2 ArianeBroché: 356 pages
Editeur : Hugo Roman (14 mai 2015)
Collection : Saga
Langue : Français
ISBN-10: 2755617608
ISBN-13: 978-2755617603
Disponible sur liseuse : Oui
Prix éditeur : 16€95

Son résumé

Ariane et la fille aînée d’Alice que les lecteurs ont découvert dans le premier tome de la saga De Mères en filles. Aussi indépendante que sa mère, et très complice de son père, Ariane, après avoir quitté son premier amour à Paris, sur le bateau du retour attrape la typhoïde qui l’oblige à rester à New York pour se soigner. Elle y découvre les nouveaux métiers de la radio et…la liberté. Quand elle rentrera au Québec, elle n’aura de cesse de travailler dans ce média qui la fascine et permet aux gens de cet immense pays de se sentir moins isolés et plus solidaires en ces temps de guerre. L’aînée des Calvino va devenir l’une des premières réalisatrices de feuilletons radiophoniques et rencontrer celui qu’elle pense être son grand amour, Marcel Lepage, le séduisant dandy, fou de jazz et incorrigible noctambule. Mais la vie n’a pas décidé d’être tendre avec Ariane… Si les progrès simplifient un peu la vie des femmes dans la première moitié du XXe siècle, il leur faut une belle dose de courage et d’optimisme pour conjuguer vie amoureuse, familiale et professionnelle.

Mon avis:

« Telle mère, telle fille » a-t-on coutume de dire. Dans le cas d’Alice et de sa fille Ariane, on peut dire que l’adage n’est pas faux. A l’instar de sa mère, Ariane est l’image de la femme forte, qui refuse de céder aux exigences de son sexe dans une première moitié du XXè siècle aux prises avec des guerres mondiales et la crise économique. Dans le tome 1 de cette saga familiale, nous avions suivi les aventures amoureuses et la destinée d’artiste d’Alice et de son époux Claudio, deux virtuoses de la musique. Ce deuxième tome débute où s’achève le premier. Il est donc indispensable de lire le tome 1 avant. Alice désire ardemment que ses sept filles développent coûte que coûte leurs dons artistiques. Pour cela, elle n’hésite pas à quitter le Canada où toute la famille s’est installée pour Paris en laissant sur place son mari. Après quelques années dans la capitale, les difficultés financières les obligent à retraverser l’Atlantique. C’est à ce moment que débute ce tome 2.

D’Alice à Ariane: deux femmes de tempérament

Je ne sais d’Alice ou d’Ariane celle que j’ai préférée. Toutes les deux sont des femmes comme j’aime à en croiser dans les romans. Ce ne sont pas de super-héroïnes qui franchissent les épreuves sans une égratignure. Le destin n’épargne pas plus Ariane qu’Alice. La maladie, les rivalités entre sœurs, une maternité difficile, des amours tumultueux vont traverser la vie d’Ariane sans que cette dernière ne renonce jamais. Les rapports entre mère et fille sont aussi abordés. Les deux femmes ont toutes les deux un fort caractère qui les met souvent en conflit car leur conception de la vie diverge. Ariane semble plus raisonnable que sa mère plus excessive et parfois plus égoïste. Toutefois, Ariane a également des défauts. L’excessivité est une affaire de famille, tout comme l’obstination à aller à contre-courant de ce qu’on attendrait d’une femme à cette époque.

Délaissant la peinture puis l’art dramatique, la jeune femme découvre le monde des médias radiophoniques et perce dans ce milieu très masculin. Ariane est un personnage libre, féministe, combative mais aussi amoureuse et fidèle à sa famille. C’est ce réalisme qui me séduit dans cette saga. Ces femmes ne sont pas caricaturales, ni stéréotypées. Elles sont tout en nuances. Parfois on compatit aux drames qui les touchent. D’autres fois, elles nous agacent parce que fatalement, on finit toujours par s’identifier à certaines situations. Les épreuves et les joies de cette famille, qui nous est maintenant familière, sont toujours empruntes d’une certaine mélancolie qui les rend touchantes.

Outre le lien familial qui unit ces femmes, j’apprécie particulièrement l’autre fil rouge de la saga que sont les arts. Famille d’artistes, chaque tome nous raconte également la passion qui anime ces personnages soit pour la musique pour Alice, soit pour l’art dramatique, la peinture ou la danse pour ses filles.

Comme dans le tome 1, les premiers amours, la maternité, la naissance d’une vocation, la famille sont abordés avec pour toile de fond les événements historiques qui bouleversent le monde. Passé la découverte de cet univers féminin dans le tome 1, ce deuxième opus m’a toutefois paru un peu répétitif. Contrairement au premier volet où l’on suivait à la fois Alice et Claudio, seul le point de vue d’Ariane est ici envisagé (avec quelques digressions  mais anecdotiques). Du coup, j’aurais presque préféré un récit à la première personne qui aurait permis de s’imprégner davantage de ce personnage. Je reprocherais également, comme pour le premier, le survol de certaines périodes. Nous sommes dans une chronique d’une vie par épisodes, là où parfois j’aurais aimé m’arrêter et savourer plus longuement certains passages et m’imprégner des pensées de l’héroïne. 

Bien que moins séduite par ce tome que par le premier, la plume de Dominique Drouin est toujours aussi agréable. Elle va à l’essentiel tout en brossant des personnages forts. Cette saga familiale n’est pas encore terminée puisque le tome 3 suivra la jeune Anaïs, nièce d’Ariane et actrice prometteuse. 

Bon

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Les tomes précédents

de meres en filles tome 1 Dominique Drouin

 

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