Les Révélations de Riyria, Tome 1 : La Conspiration de La Couronne

Je me souviens avoir été très curieuse lors de la promotion marketing qui a entouré ce premier tome de  Michael J. Sullivan: une affiche « Wanted » pour seul slogan sans plus ni moins. De plus, ce roman est sorti directement en poche, ce qui ne pouvait que plaire aux petites bourses et surtout à ceux qui comme moi préfère ce genre de format, plus aisé pour lire.

Mais de quoi retourne ce roman « fantasy » dont les éditions Milady étaient si impatients de nous faire découvrir ?

 

Les Révélations de Riyria, Tome 1 : La Conspiration de La Couronne De Michael J. Sullivan

 

Résumé de l’éditeur :

La fortune sourit aux audacieux…

Royce et Hadrian, voleur et mercenaire, n’ont jamais reculé devant une mission. Le danger, c’est leur fonds de commerce. Alors, quand on leur propose la fortune servie sur un plateau d’argent, ils pensent n’en faire qu’une bouchée.
Ils n’avaient pas prévu qu’on leur tendrait un ignoble piège. Les voilà accusés du pire des crimes : l’assassinat du roi !
Pour sauver leur peau, ils n’auront pas le choix. Il leur faudra dénouer les fils d’un mystère qui, depuis des générations, renverse les monarques et bouscule les empires.

 

Mon avis : À vrai dire, je ne suis pas une « fan » à proprement parlé du genre « fantasy« .

Bien sûr, j’ai lu les classiques tel « Le Seigneur des Anneaux » de Tolkien et j’ai dans ma bibliothèque l’indétrônable « Trône de Fer » et je suis en parallèle en train d’entamer le cycle de « L’assassin Royale » de Robin Hobb.

Sans doute est-ce pour cela que dans l’ensemble j’ai trouvé ce premier tome plutôt plaisant à lire. Simple et sans prétentions il se lit avec aisance et sans ennuis. On y retrouve bien l’inspiration des classiques du genre ( Tolkien, pour ne citer que lui, car comme dit un peu plus haut, mes connaissances sur le sujet, sont assez limitées).

Toutefois, j’ai été assez surprise, justement par sa simplicité, qui me donnait l’illusion que j’étais en train de lire, non un roman fantasy pour adulte mais plutôt un jeunesse. Le style, la narration et la facilité aidant beaucoup à cette illusion.

 

Maintenant, je me suis posée quelques questions:

 

Si j’avais été par exemple un rôliste invétéré (personne jouant au jeu de rôle) ou un amateur du genre, y aurais-je trouvé mon compte ? Je ne pense pas. Ce roman est bien trop passe partout. Je ne remet pas en cause l’écriture de l’auteur  car elle est cohérente et agréable à la lecture. Mais il faut avouer qu’elle n’est ni aussi riche qu’un George R. R. Martin ou un Tolkien ( oui, mille excuse, je crois que mes références assez limitées pourraient faire hurler un vétéran du genre) et l’histoire pas aussi détaillée qu’un Hobb.

Pourtant, c’est aussi sur cela que les éditions Milady à travers leur blog, et leur campagne ont voulu jouer.: un auteur qui ne fait pas des histoires à suite ni à rallonge.

 

Est-ce un mal ou un bien ?

 

Malgré mes grandes lacunes dans le domaine, j’ai été passablement frustrée de la vitesse avec laquelle se déroule les évènements et j’ai rongé mon frein en découvrant que la partie la plus intéressante (à mon sens) de l’histoire avec la libération du magicien « Esrahaddon » et l’histoire concernant un héritier qui changerait le monde retombait comme un flan. Chacun repars de son côté et « Pouf » plus de magicien. Jusque là, j’avais été tenue en haleine par la quête des deux voleurs au charisme présent et fort sympathique il faut en convenir (pour des voleurs, ils ont l’air, mais juste l’air car au final ils sont supers sympa ^^) « Royce et Hadrian » et du roi Alric ( il a l’air au premier abord bête et méchant mais finalement il a très bon fond…ou comment vous rappeler qu’il ne faut jamais juger sur la première apparence, ça fait assez cliché je trouve mais bon, passons ), le sauvetage du moine Myron… les codes du genre étaient respectés. Il ne manquait plus qu’un nain, un magicien et un elfe au final… mais non.

Quant à la fin de l’histoire avec le sauvetage du royaume et la couronne d’Alric, je n’ai pas été emballée plus que ça. C’est vrai, pour le coup j’attendais quelque chose de plus « spectaculaire« .

 

Alors ? Ça vaut le coup de le lire ou pas ?

 

Sans dévoiler la finalité de l’histoire, je finirai cette chronique par dire que malgré les points noirs du livre et une fin plus que basique, j’ai passé un bon moment de lecture.

Ce n’est pas le plus fabuleux que j’ai lu ou que je lirais, c’est sur, mais pour quelqu’un qui comme moi n’est pas une férue du genre, ça se lit plutôt bien. Au final, je dirais que « La conspiration de la couronne » rappelle plus un bon livre de conte pour enfant qu’un véritable livre de fantasy.

De plus, chaque tome ne sera pas la suite du précédent, ce qui casse (je crois) avec tout ce qui se fait dans la fantasy. En général les romans sont des cycles et non des histoires sans suite. Vu la richesse des mondes et personnages, c’est tout à fait logique.

Dans un sens, je dis pourquoi pas mais de l’autre j’ai peur justement de me retrouver encore plus frustrée ! L’auteur nous avait lancé sur certaines pistes ( les plus intéressantes) qui se sont soldés par des cul de sacs. Quel était l’intérêt ?

J’attends tout de même le second tome pour voir ce que ça donne. Déjà parce que je suis curieuse et que j’aime me forger mon propre avis et puis parce que, oui: c’est vraiment facile à lire et plutôt plaisant malgré des lacunes évidentes et quelques frustrations.

 

 
A propos Artemissia (Julie F) 4107 Articles

Créatrice et responsable du webzine « Songe d’une nuit d’été ». Un site culturel 100% féminin. Il est consacré à la littérature (romance, jeunesse, bit-lit, thriller, MxM entre autre chose), mais aussi aux mangas, à la BD, aux séries TV, Films et tout ce qui touche au domaine du loisir.

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