LA REPONSE D’ALICE

Ceci est une réponse à la lettre n°9 de La Quileute qui m’était adressée, pour le concours « Écrire une lettre à Jacob/un Cullen« .

Chère Quileute,

Je te remercie pour ta lettre. Sa lecture m’a surprise et m’a touchée. Je comprends ta douleur et ta souffrance, peut être plus que tu ne l’imagines. Moi qui, après ma transformation, ai erré longtemps dans un monde que je connaissais plus, sans repères auxquels m’accrocher. Dans un monde qui me rejetais, me fuyais, me terrorisais, me chassais, mais que je chassais également. Sans personne pour m’aider ou me guider. Me dire ce que j’étais. Qui j’étais…

L’errance est une chose horrible. Nul besoin de traverser le désert pour se sentir seul au monde. Marcher au travers d’une foule d’inconnus est bien pire. Affreusement pire. On cherche instinctivement et désespérément quelqu’un qui saurait nous reconnaitre. Un visage ou des traits connus, n’importe qui mais quelqu’un. Que ne donnerait-on pour entendre crier son nom par dessus le brouhaha de la foule ? Juste une fois. Rien qu’une. Pour nous prouver qu’on existe. Que ces jours sans nuits ne sont pas qu’un rêve sans fin. Un cauchemar qui dure, encore et encore, et duquel on ne se réveille pas. On veut y mettre un terme, par quelque moyen que ce soit. Mais même ça, on n’en a pas le droit.

Heureusement le soleil se lève toujours et avec lui vient parfois l’espoir de jours meilleurs. J’ai mis plusieurs années à accepter et comprendre ce que j’étais. Peut être mon don m’a-t-il sauvé de la folie et de la mort. Je ne saurais le dire. Mais peut importe. Je suis comblée d’avoir trouvé mon étoile, un jour de tempête à Philadelphie. C’était inespéré. Mais j’y ai cru. Et il a répondu à mon appel. Mon Jazz. Mon Jasper. Il m’a sauvé.

Une fois qu’on a retrouvé une certaine stabilité, le plus dur est de faire face aux êtres qui partageait notre sang. Ce qui fut notre famille, notre foyer. La trace tangible de notre ancienne vie : les humains. On doit s’en éloigner c’est inévitable. Car désormais à leurs yeux, l’inconnu c’est nous. Nous leurs sommes différents. Il est inutile de le cacher, de mentir, de se mentir. Et on ne peut leur imposer ça. Ce serait prendre trop de risques. Pour eux comme pour nous. C’est un déchirement, mais cette souffrance est un mal nécessaire.

Je suis heureuse que Carlisle ai décidé de te venir en aide, de te sauver. J’ai approuvé ce choix, bien que n’ayant pas connaissance des possibles conséquences. J’aimerais tellement que mon don se soit déjà habitué à votre nature de loup, et arrive à percer le néant que représente actuellement votre avenir pour moi. Tu ne peux pas imaginer comme cette impuissance m’exaspère, surtout dans des moments comme celui-ci, où je voudrais tant te venir en aide !

Malheureusement, il y a une chose que je sais et que j’ai pourtant du mal à accepter : je ne peux répondre à ta requête. Pas que je ne le veuille pas, crois moi. Seulement, un tel acte te mènerait à ta perte. Et ça je ne peux m’y résoudre. Notre morsure vous est fatale.

Si les vampires et les loups sont des ennemis naturels depuis les temps anciens c’est qu’il y a une raison. Un vampire ne pourra jamais faire d’un loup l’un des leurs, c’est ainsi. Nos natures surnaturelles ont leurs limites. Nous pouvons faire beaucoup de choses qui dépassent l’entendement humain, néanmoins certaines nous restent interdites.

Cette vérité me déchire le cœur que je n’ai plus. Je n’aime pas être aussi démunie face au mal qui te ronge, en comprenant le sens mais ne voyant pas de solutions acceptables.

Pourtant, je te promets de me renseigner auprès de personnes qui seraient susceptibles de t’éclairer. En attendant, tu peux bien sûr rester parmi nous le temps qu’il faudra. J’en parlerai au reste de la famille, mais je ne pense pas que cela posera trop de problèmes (je ferai ce qu’il faut pour).

Chaleureusement,

Alice

12 Commentaires

  1. je trouve que tu devrais faire des poèmes.. Je trouve ta façon d’écrire les choses très .. très Intéressant 😉
    Je ne sais pas vraiment comment le dire .. tout en faisant passer un conseil.. c’est Extra ! ^^

  2. Alice, ta réponse me bouleverse…elle est si vibrante, si chargée d’émotion.J’en ai la gorge nouée. Comme tu le dis tes talent particuliers et les pouvoirs des vampires ont leur limites.Cela dit tenter l’impossible et tendre la main ainsi est si poignant, c’est de la bonté pure. J’espére que tu parviendras à tes fins. Avec tous mes voeux de réussite, je t’embrasse, cynthia.

  3. Chère Alice,

    Je n’aurais jamais espéré que ma lettre parvienne jusqu’à toi. Je n’aurais jamais espéré avoir une réponse de ta part.
    Je suis si profondément touchée par ta sincérité et ton dévouement… pour ma personne… moi, un loup.
    Prendre tous ces risques à t’investir dans ma vie… Si les miens l’apprenaient…

    Je ne peux ignorer ta proposition, celle de me joindre à votre clan sans pourtant y appartenir par le sang. Quel loup aurait cru qu’il pouvait avoir autant de point commun avec un vampire ?… Votre morsure est mortelle pour moi, mais votre présence m’aide à vivre.

    Je te remercie pour ces conseils, regrettant de ne pouvoir te serrer dans mes bras pour tout ce que tu fais pour moi. Le Paradis vous est destiné, vous pouvez en être certain…

    Je vous embrasse tous et pense très fort à vous. Encore merci pour ce clein d’oeil…

    La Quileute

    • Wouahhh !!!!! tu écris très bien crois moi toi aussi Alice.

      Vos deux lettre m’ont inspirer pour différentes petites choses.

      Vous êtes si sincère et aimable, en plus d’être gentille toutes les deux.

      Vous vous ressemblez beaucoup.

      Nessie -xox-

  4. Chère Alice,
    Ta réponse est véritablement touchante, la souffrance et la tendresse qu’y anime tes mots est boulversante.
    Tu as raison, marcher à travers une foule inconnue est la pire des tortures, je le sais pour l’avoir vécue, réellement. Marcher, chercher, s’accrocher, espérer et finalement abandonnée parce que tu sais que cela est inutile. J’ai vécue cela, une fois, dans une ville que je ne connaissais pas, lorsque j’essayais de fuir la réalité.
    Tu es une merveilleuse poète, j’envie ta facilité à écrire, manier les mots, les modeler. Bravo, tu es merveilleuse.

    Chère Quileute,
    Ta lettre m’avait également beaucoup touchée. Ta tristesse, ta peine était si présente, si blessante… Tu es, toi aussi, une merveilleuse écrivain. Ton souhait est si pure, si délicat, si merveilleux.
    Je suis triste pour toi, j’espères que tu parviendras à ne plus souffrir.

    Bien à vous deux,
    Angela

  5. Chère chère chère, Alice
    C’est vraiment magnifique, je n’ai que ça à dire, car que veux-tu dire après ça sans avoir peur de casser la magie !
    Je t’adore <3

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