Antoine, mon fils de Alexandra Lestang

 » Quand on perd un enfant, le cœur ne rétrécit pas, il se casse. « 

Alexandra a un mari formidable, trois filles adorables, et Antoine, le petit dernier, qui ne rate aucune bêtise mais fait craquer toute la famille du haut de ses deux ans et demi.
Un soir de juin, alors que le calme règne enfin dans la maison, Alexandra peut vaquer à ses occupations.
Ça sonne à la porte.
C’est le gardien.
ll demande si le bébé dort. Elle confirme.
Il reprend :  » Parce qu’un enfant est tombé dans la cour, il est mort… « 

Mon avis :

Pour qui connait ma propre histoire vous vous doutez bien que cette lecture m’a bouleversée. J’ai toujours du mal à lire des témoignages de parents endeuillés, parce que je m’identifie trop à eux.

Avec cet ouvrage, Alexandra Lestang a pris le parti de relater son histoire à son fils, Antoine. Je me suis beaucoup reconnue dans cette manière de procéder, j’avais commencé un manuscrit de cette même façon (pour le moment, il est en « pause »).

De fait nous faisons la connaissance de cette femme qui raconte les moments forts de sa vie jusqu’à l’innommable, l’impensable jusqu’à la reconstruction, l »après »… Bon à partir de là j’ai lu le reste du livre les larmes aux yeux. Je pleurais tellement que je voyais à peine ce que je lisais.

Forcément, ça me touche, beaucoup (trop).

Je ne ferais pas une longue chronique de ce livre, je pense que si vous voulez comprendre, ne serait-ce qu’un bref instant comment une mère endeuillée (une famille endeuillée) vit la perte de son enfant, ce livre est fait pour vous. S’il reste avant tout personnel dans sa construction et sa manière d’aborder le deuil, il fait tout de même écho à bon nombre de ces personnes qui vivent le « pire ».

J’avoue qu’après l’avoir lu, j’ai rêvé de mon propre fils, et ce qui est arrivé à ce petit Antoine s’est télescopé dans ma tête avec mon drame à moi. Le réveil a été très douloureux, j’ai mis plusieurs jours pour m’en remettre. Je suis définitivement trop empathique.

Bref. C’est un livre touchant qui ne tombe pas dans le pathos, il permet de mieux cerner l’avant puis l’après, l’espoir puis le vide que laisse la mort de son enfant et la manière dont on apprend à avancer, pas à après pas.

Antoine, mon fils est à faire lire au plus grand nombre qu’il soit concerné ou non, mais qui pourrait alors comprendre un centième de ce que nous traversons au quotidien.

Je terminerai en disant que la plume d’Alexandra Lestang est belle et percutante, je me suis beaucoup retrouvé dans ses réflexions de la vie « d’après ».

Julie F. / Artemissia Gold

Lectrice compulsive, et blogueuse à mes heures perdues.

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