Blue Lock T06 de Kaneshiro et Nomura

Je ne suis pas fan de football et pourtant, j’aime bien suivre cette série de manga dédiée au ballon rond. J’aime beaucoup les dessins et la dynamique des mises en scène. Quant à l’histoire, eh bien, c’est une sorte de Squid Game version sportive où les personnages donnent le meilleur d’eux-mêmes, mais montre également le pire.

Son résumé :

Les joueurs de l’équipe Z sont parvenus à franchir la première sélection. Chacun d’entre eux va maintenant devoir s’attaquer individuellement au « Blue Lock Man » qui garde les cages de leur deuxième épreuve.  Les futurs qualifiés n’auront cependant que peu de répit, car des matchs d’un nouveau type et aux règles ahurissantes les attendent au cours d’une troisième sélection encore plus implacable !

Mon avis :

Si je devais résumer cette histoire, je dirais que les plus altruistes et les gens bienveillants et sociales n’ont pas leur place sur le podium de la réussite

Pour devenir le meilleur buteur, tous les personnages et le héros Isagi, doivent faire preuve de rage et d’individualisme. Ici, on exacerbe les égos pour faire ressortir les plus forts du lot.

Plus jeune, je lisais des mangas de sport et à chaque fois le jeu collectif, l’entraide et l’amitié étaient au cœur même de l’histoire. C’était ainsi que le héros pouvait briller, porté par ses coéquipiers.

Eh bien, avec Blue Lock, vous effacez tout ça et vous prenez un entraineur complètement allumé qui part du principe que pour réussir, il faut se montrer individualiste, égoïste, et de ne pas avoir peur de rouler vos coéquipiers et adversaire dans la farine pour gagner.

Je sais que je le ressors à chaque fois, mais le fameux « tous unis pour gagner » n’est pas de mise dans Blue Lock.

Isagi, qui a réussi à franchir la première sélection à force de se remettre en cause, va se retrouver face à des adversaires qui ont la rage de gagner. Pour eux, c’est même carrément une question de vie ou de mort.

On ne va pas se mentir, il faut vraiment lire Blue Lock avec un sacré recul et se dire que tout y est poussif que ce soit les idées de l’entraineur jusqu’au comportement très limite des joueurs. Ils font franchement peur et le graphisme qui les décrit accentue ce côté malsain, je trouve. En vrai, Blue Lock, je le vois presque comme de la « dark fantasy » sportive.

En ayant conscience de tout ça, j’apprécie cette lecture atypique. Je suis curieuse de voir jusqu’où Isagi sera prêt à aller pour vaincre ses adversaires et monter sur la plus haute marche du podium. Est-ce que ça finira par un massacre (avec du sang et tout le tralala, oui bon, c’est un shônen) en bonne et due forme ? Je ne sais pas, mais je serai là pour le découvrir.

Si vous appréciez de ne pas avoir froid aux yeux et si vous voulez découvrir le sport vu d’une manière peu conventionnelle, le tout servi par un dessin fort et percutant, Blue Lock et ses épreuves dignes d’un Squid Game vous tend les bras.

Julie F. / Artemissia Gold

Lectrice compulsive, et blogueuse à mes heures perdues.

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