Captive de sang de Stéphanie Roselière

La couverture mais également le résumé m’avait donné très envie de découvrir le roman de Stéphanie Roselière. Vous savez, on tend souvent à aller vers la littérature anglophone parce qu’on estime que les œuvres françaises ne sont pas bonnes. Et bien, c’est faux. Les Françaises et Français savent écrire autre chose que de la littérature blanche et je dois dire que les éditions Elixyria savent dénicher de jolies pépites (et je ne dis pas ça parce qu’ils vont me publier ^^). Sincèrement, les auteur.ice. s français. e. s méritent qu’on s’attarde sur leurs titres.

Pour en revenir à nos moutons, j’ai donc lu avec curiosité et excitation Captive de sang. Est-ce que j’ai aimé ? Est-ce que la plume de Stéphanie Roselière a su m’embarquer dans son univers ? Vous le saurez après la pub… heu, le résumé.

De quoi parle Captive de sang ?

Lorsque Sénaé sort ce soir-là, elle est très loin de se douter que sa vie va basculer face à son sujet de mémoire universitaire : le mythique vampire. Au mauvais endroit au mauvais moment, elle se retrouve captive d’un clan de buveurs de sang. Refusant de devenir l’une de ces sombres créatures, la jeune fille lutte alors contre leur chef tyrannique, mais aussi contre elle-même quand une attirance inconcevable vient sérieusement compliquer les choses.

Entre surnaturel et contraintes bien réelles, Sénaé réussira-t-elle à conserver son intégrité ?

… D’autant plus que l’ennemi n’est pas toujours celui que l’on croit.

Mon avis :

Autant vous le dire d’entrée de jeu, mais ici la mythologie vampirique est une nouvelle fois redéfinie et… qu’est-ce que ça fait du bien !

Nous faisons la connaissance de Sénaé, une jeune femme forte et indépendante qui cache une profonde blessure. Orpheline, abandonnée à la naissance, Sénaé a toujours dû se débrouiller toute seule dans la vie. Le roman commence de manière pragmatique et terre à terre. Jusqu’au moment où sa vie bascule de l’autre côté de la barrière surnaturelle. Un côté dont Sénaé ne vaut pas, mais elle n’a pas le choix et devra se plier à de nouvelles règles, celle d’un clan vampirique. Elle qui n’y croyait absolument pas va devoir remettre en cause des années d’études et de non-croyances.

Sénaé est un personnage fort, ambivalent. Malgré l’horreur de sa situation, elle s’adapte tant bien que mal. Seule au monde, elle a peur de l’abandon même si ce n’est pas clairement dit, et de fait, elle ne s’attache à personne. D’une certaine manière elle est le juste reflet du héros, Victor (ça m’a fait bizarre parce que mon cher et tendre porte le même prénom).

Victor est le chef et souverain du clan de l’Aubépine, il voit d’un mauvais œil cette nouvelle recrue récalcitrante. En tant que dirigeant, il a appris avec les décennies à rester froid et impassible avec tout le monde sauf son plus fidèle ami, Aymard. Sa relation avec Sénaé est dans un premier temps polaire et impartiale. Il la considère comme une épine dans son pied qu’il doit gérer comme n’importe lequel de ses sujets. Bien évidemment, au fil du temps une certaine tension sexuelle s’installe entre nos deux protagonistes, mais là encore, ils l’appréhenderont de manière chirurgicale. Un peu comme un rhume que l’on doit soigner. Enfin surtout du côté de Victor.

En vérité, la romance est en filigrane, bien différente de ce que j’ai lu jusque là. Pour tout dire, elle n’est pas la partie la plus importante (et passionnante) du récit. Il y a les problèmes liés aux différents clans ainsi qu’une enquête concernant des meurtres et des enlèvements qui ont su me tenir bien plus en haleine que de savoir si Victor et Sénaé allaient finir par tomber dans les bras l’un de l’autre. Et bien sûr, il y a également la quête d’identité de Sénaé, sans oublier sa formation au sein du clan de l’Aubépine.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Ils sont bien mis en avant et ne servent pas que de faire valoir aux deux héros. J’ai beaucoup apprécié les personnages d’Aymard, d’Amaric et Marie-Anne pour ne citer qu’eux. Et puis, que dire de l’univers créé par Stéphanie Roselière? Il est passionnant et j’admets que je ne serais pas contre un second tome. Il est vrai que la fin m’a quand même laissé sur ma faim du côté de Sénaé. Il y a encore tant à dire.

Dans l’ensemble, c’est un roman que j’ai dévoré en moins de deux jours. J’ai été agréablement surprise par la plume fluide et gracile de Stéphanie Roselière ainsi que son univers bien maitrisé. Si la romance n’est pas telle que les âmes romantiques aimeraient la lire (Victor est un être froid et pragmatique jusque dans sa définition de l’amour, ne vous attendez donc pas à des litres de guimauve sentimentale ni à des envolées lyriques ultras clichées, car vous seriez déçu. Pareil concernant Sénaé), dans mon cas, cela ne m’a pas dérangée. Au contraire. Ça change et ça fait du bien.

Je peux donc vous dire que j’ai aimé ce titre sombre et addictif, et si je devais y mettre un seul bémol, c’est que cette histoire aurait au moins mérité un second tome. Parce qu’il reste beaucoup de zones obscures. Fan d’urban fantasy et de récit vampirique, n’attendez pas, foncez !

La plume de l'auteur/l'autrice - 82%
L'histoire - 80%
Les personnages - 82%
Le genre de l'histoire (Romance, Suspense, Aventure, Thriller, Fantasy...) - 80%
L'intérêt des lecteurs - 89%

83%

Très bon !

Un récit vampirique qui détonne et casse les codes. J’aime ça et le tout servi par une jolie plume pleine de promesses. Captive de sang a su m’embarquer avec ces deux héros si contradictoires et pourtant si ressemblants.

User Rating: Be the first one !

Julie F. / Artemissia Gold

Lectrice compulsive et blogueuse depuis 2005. 🖤🕯 Je suis également une maman en deuil depuis le 16 octobre 2019 🕯🖤 Je reprends goût progressivement à la lecture (et à l'envie de bloguer) et j'essaie d’avancer comme je le peux dans la vie, sans mon enfant 🙏💖

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
%d blogueurs aiment cette page :