Dans l’ombre de Creamy de Emi Mitsuki

Œuvre originale : Studio Pierrot

  • Éditeur : Kurokawa
  • Date de sortie : 8 avril 2021
  • Prix éditeur : 7,65 €
  • Broché : 160 pages
  • ISBN-10 : 2 380 711 550
  • ISBN-13 : 978-2380711554

Son résumé :

Difficile d’être la rivale d’une chanteuse Magical girl… Découvrez les coulisses impitoyables du monde du showbiz avec Megumi ! Creamy, l’idole mystérieuse, est apparue telle une étoile filante. Sa popularité devient très vite un phénomène de société. À l’opposé, Megumi Ayase, la vedette de la même maison de disques, est traitée avec de moins en moins d’égards…

Le cœur rempli de jalousie, Megumi passe alors à l’action pour redevenir la star !!

Mon avis :

Qu’est-ce que je me sens vieille ! Non, parce que… pour vous parler de ce manga, il me faut remonter très loin, dans mon enfance quand je passais mon temps en cours de récré ou pendant les interclasses à faire des petites bandes dessinées sur Creamy ! J’avais à l’époque de sa diffusion sur La Cinq, une dizaine d’années. Creamy était alors ma magical girl préférée de tous les temps. Je connaissais la formule de transformation par cœur et je rêvais d’avoir la baguette de Yû. Et bien sûr, je connaissais les paroles des chansons (en français) de Creamy par cœur !

De fait, lorsque j’ai appris que les éditions Kurokawa allaient sortir un manga sur la rivale de Creamy, la pauvre Chantal/Megumi, mon petit cœur a fait « bim.bam.boum ». J’avais hâte tout en me demandant comment j’allais accueillir l’histoire de ce récit. Après tout, j’ai juste trente ans de plus (non je ne suis pas au bord de la tombe, il ne faut pas abuser).

Emi Mitsuki, comme beaucoup, a été fan de Creamy et ça se sent ! Parce que l’histoire est celle que nous connaissons, mais avec une approche et une relecture intéressante, car elle se passe du point de vue de Megumi. Cela donne immédiatement un ton moins immature, plus adulte. Megumi qui a travaillé dur toute sa vie pour réaliser son rêve, et celui de son producteur, voit ses chances de conserver sa place d’idole numéro une de la société Parthenon, s’envoler et réduite à néant avec l’arrivée d’une jeune chanteuse inconnue alors : Creamy Mami.

Si Megumi la prend en grippe, c’est parce que cette jeune fille n’a pas eu besoin de travailler pour s’imposer. Pire, son producteur, qu’elle aime, la dénigre sans même se rendre compte qu’il est odieux avec elle. Je n’aimais pas Shingo Tachibana (Jingle dans la version française du dessin animé) parce que je le trouvais irresponsable, déjà à l’époque, mais là je dois dire qu’il m’a profondément choquée. Avec l’arrivée de Creamy, il ne voit plus qu’elle et il n’hésite pas à jeter Megumi à la poubelle sans état d’âme. C’est un comportement abject qui rend furieuse Megumi trop souvent et qui l’a fait passer pour une hystérique auprès des autres ! Et comme je la comprends aujourd’hui.

Petite, je n’aimais pas ce personnage parce que finalement nous n’avions que le point de vue de Yû/Creamy qui n’est qu’une enfant. On ne voit alors que l’aspect « Magique » comme Tachibana au fond. Et Megumi qui passe son temps à fomenter des coups bas pour faire tomber Creamy. Sauf que c’est bien plus complexe que ce que l’on pouvait le penser.

C’est pourquoi je salue le travail d’interprétation de la mangaka qui est pertinent et qui cadre bien avec l’histoire originale. D’ailleurs on retrouve tous les éléments du dessin animé, ça a fait remonter beaucoup de souvenirs. Concernant la partie graphique là encore, chapeau bas ! C’est excellemment bien dessiné, on retrouve vraiment les « traits » connus des tous les personnages et la mise en page est fluide. Je suis admirative.

Vous l’aurez compris, je me suis vraiment régalée avec cette nouvelle interprétation de l’œuvre originale. Megumi (Chantal pour moi ^^) est une héroïne attachante malgré ses « crises » que l’on comprend mieux. Quant à Creamy, elle y apparait ici inaccessible presque éthérée. Ce qui est amusant, c’est qu’on a presque envie que Megumi réussissiez à démasquer Creamy !

Dans l’ombre de Creamy est une excellente adaptation qui saura parler aux adultes et pourquoi pas, donner envie aux plus jeunes de découvrir cette magical girl d’un autre temps ! Et ce qui m’a énormément plu aussi sont les petits bonus en aparté qui retracent les sorties de l’époque (année 81/83, etc.) que ce soit en dessins animés ou bien en invention comme la Famicom ou le Rubik’s cub.

Dans l’ombre de Creamy de Emi Mitsuki

7,65€
9.1

Dessins et Mise en pages

8.9/10

L'histoire

8.9/10

Les personnages

8.9/10

L'ambiance

9.2/10

Mon intérêt

9.5/10

Les plus :

  • La nostalgie liée au titre
  • Le point de vue de Megumi très éclairant
  • Les dessins très jolis et fidèles à la série que l'on connait

Julie F. / Artemissia Gold

Lectrice compulsive et blogueuse depuis 2005. 🖤🕯 Je suis également une maman en deuil depuis le 16 octobre 2019 🕯🖤 Je reprends goût progressivement à la lecture (et à l'envie de bloguer) et j'essaie d’avancer comme je le peux dans la vie, sans mon enfant 🙏💖

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