Yawara ! Tome 2 de Naoki Urasawa

J’avais adoré le premier tome et cette suite est tout aussi géniale à lire ! Yawara ! fait partie de ces titres qui vous immergent dans des émotions emplies de nostalgie et puis quand même… Qu’est-ce que c’est drôle !

  • Éditeur : Kana
  • Date de sortie : 27 novembre 2020
  • Prix éditeur : 15 €
  • Broché : 307 pages
  • ISBN-10 : 2 505 084 963
  • ISBN-13 : 978-2505084969
  • Mon billet sur le premier tome

Son résumé :

Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idole… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!

Mon avis :

Je l’avais déjà dit pour le premier volume, mais ce titre c’est un condensé de bien-être et de bonne humeur. Un manga feelgood avec des personnages attachants et hauts en couleur que j’aime suivre.

Dans cette suite, nous retrouvons Yawara plus décidée que jamais à avoir une vie normale. Pour cela, elle est prête à tout même à organiser une rencontre avec la championne de Judo japonaise dans le but de perdre devant la presse.

Bien sûr, entre quiproquos et rebondissements les ambitions de notre jeune héroïne sont mises à mal.

Franchement, j’ai beaucoup ri dans ce deuxième tome. Yawara est un personnage que j’aime suivre même si parfois, elle est un peu naïve.

J’ai également beaucoup d’affection pour le jeune reporter qui est devenu l’un de ses premiers soutiens. Indéniablement, ce manga sent bon la nostalgie. Que ce soit au niveau des codes du genre ou bien également dans les comportements des personnages. Ainsi, on pourra reprocher au grand-père de Yawara d’être bien trop autoritaire. Tout comme ce garçon, fan de la jeune fille qui n’hésite pas à la harceler. Je dois dire que ces passages m’ont quelque peu agacée.

Et je ne parle même pas des ambitions de Yawara qui de judoka, préfère faire des études pour devenir la parfaite petite ménagère. J’avoue… La féministe qui est en moi a grincé des dents.

Toutefois, enfin, heureusement, ce manga ne s’arrête pas à ça et ce serait dommage de le cantonner à ses défauts. Parce que n’oublions pas que ce titre date de plusieurs et loooooongues années.

En parlant de dater, oui, les dessins ne sont pas parfaits, mais… moi j’aime beaucoup ! Cela lui confère un certain charme désuet plutôt sympathique.

Concernant l’histoire, elle suit son cours. Néanmoins, Yawara va devoir réviser ses désirs immédiats. Je ne vous révèle pas tout, mais… les aventures sportives (et sentimentale ?) de la jeune fille ne font que commencer ! Et tout ça à cause d’un crush. J’admets volontiers avoir explosé de rire avec la dernière page, parce que si le grand-père pense être le responsable de la décision de sa petite fille, il se fourvoie lourdement. C’était juste divin comme fin de tome.

Bref.

Yawara ! est un manga passionnant, qui me parle beaucoup et pourtant… je ne suis pas fan de judo. Même pas un peu. Cependant la dynamique de l’histoire, l’humour et le petit côté fleur bleue qui alimentent les pages font de ce titre un vrai plaisir de lecture-détente.

Sincèrement, si vous voulez passer un bon moment avec des situations parfois cocasses et délirantes le tout accompagné de personnages truculents, jetez-vous dessus. L’histoire a beau dater, elle reste un page-turner évident même en 2021. Bravo monsieur Urasawa  !

Yawara ! Tome 2 de Naoki Urasawa

15€
9.3

Dessins et Mise en pages

8.5/10

L'histoire

9.5/10

Les personnages

9.0/10

L'intrigue

9.5/10

Mon intérêt

10.0/10

Les plus :

  • L'humour omniprésent
  • Le côté désuet et nostalgique d'une autre époque
  • Yawara

Julie F. / Artemissia Gold

Lectrice compulsive et blogueuse depuis 2005. 🖤🕯 Je suis également une maman en deuil depuis le 16 octobre 2019 🕯🖤 Je reprends goût progressivement à la lecture (et à l'envie de bloguer) et j'essaie d’avancer comme je le peux dans la vie, sans mon enfant 🙏💖

9 Commentaires

  1. Je n’ai pas encore acheté le second tome (j’attendais de voir si Kana allait me l’envoyer, et maintenant que le tome 3 arrive prochainement, je me dis que je vais attendre pour enchaîner les deux !)

    Personnellement, je ne peux pas ne pas lire cette série, étant fan d’Urasawa, mais ce côté plus léger me parle moins que ses titres sombres. Mais ça reste une excellente lecture et un vrai plaisir de découvrir un des classiques de l’auteur, et pour ça, je suis très reconnaissant envers Kana qui a vraiment fourni un super travail !

    1. Dans mon cas, j’aime les deux. Et puis je t’avoue que depuis le décès de mon fils, je suis plus encline à lire des histoires joyeuses. Par exemple, je ne sais pas si un jour j’arriverai à me replonger dans Monster (que j’adore).
      Yawara a vraiment ce côté sans prise de tête qui dans mon cas est parfait pour oublier un peu les tracas. Un vrai manga feelgood. Après, peut être que le côté vieillot peut également rebuter certain.e.s ^^

      1. Oui, je comprends tout à fait. De toute façon c’est toujours bien quand un auteur arrive à varier les tons et les ambiances, ça enrichit son oeuvre.
        L’esthétique est en effet un point qui se discute, d’un côté j’aime bien car ça permet également de voir le trait d’Urasawa sous un autre angle, mais je ne cache pas que son style plus moderne me parle davantage (par exemple pour rester dans le manga sportif, je trouve Happy ! tellement maîtrisé visuellement que passer à Yawara fait bizarre, mais on a l’habitude au bout d’un moment de voir de grosses évolutions stylistiques chez les mangakas, parfois même au sein d’une même série).

          1. C’est drôle que tu parles de City Hunter, car j’ai toujours des soucis avec cette série. D’un côté j’aime beaucoup l’esthétique, les ambiances que Hojo pose parfois, et Kaori qui fait fondre mon cœur. Mais de l’autre, je trouve l’humour beaucoup trop lourd et les structures narratives trop redondantes.
            Chez Hojo, c’est Family Compo qui m’a totalement bouleversé par contre.
            Et j’aime aussi beaucoup la collection Les Trésors de Tsukasa Hojo chez Ki-oon, dans laquelle il n’y a rien à jeter selon moi.

            Mais on s’égare un peu par rapport au sujet d’origine^^

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