Le Codex de Riva de David et Leigh Eddings

David et Leigh Eddings n'ont rien à envier à Tolkien

Ou comment la lectrice (et l’autrice) que je suis vient de se prendre une claque magistrale

Son résumé :

« Les personnages, le décor et les dialogues sont l’âme d’un roman. Dès qu’on imagine deux personnes qui se parlent, on tient un roman potentiel ! » David Eddings

Existe-t-il une formule magique pour créer un univers de fantasy, l’explorer dans une série de romans et s’envoler vers un triomphe mondial ? Bien sûr que non. Ceci posé, il faut une méthode. Pour David et Leigh Eddings, le mot clé fut « préparation ». Avant d’écrire La Belgariade, ils ont inventé l’histoire, la religion, la culture, les coutumes et jusqu’à la mode vestimentaire des royaumes où se déroulerait l’aventure. Ils n’avaient plus qu’à trouver des héros, un adversaire digne de ce nom, et l’indispensable moteur de l’histoire : une quête initiatique.

C’est dans ces précieuses archives que nous vous proposons de vous plonger pour poursuivre le voyage et continuer à vivre l’aventure de La Belgariade et de La Mallorée.

Mon avis :

Mon cher et tendre m’a conseillé de ne pas lire le Codex de Riva avant d’avoir terminé les romans des Eddings. Fidèle à mon esprit têtu, j’ai quand même tenu à le lire et… je viens de me prendre la claque de ma vie !

Et au passage, je ne regrette pas de l’avoir lu même si c’est mieux d’avoir tout lu avant…

Déjà parce que… Nom de Dieu ! Avoir réussi à aller si loin dans les détails de l’origine de son univers… Chaque peuple a été pensé jusque dans le moindre détail allant de sa démographie, ses habitudes, sa mode vestimentaire et sa culture… en passant par sa monnaie et j’oublie encore beaucoup de choses.

C’est un travail en amont incroyable que David et Leight Eddings nous offrent et ils nous prouvent que pour écrire un bon roman de fantasy, cela ne se fait pas en trois jours. Il faut prendre du recul et surtout prendre le soin de dépeindre tout un monde jusque dans, ce que nous pourrions juger être (et à tort), des fioritures ou menus détails.

Le Codex de Riva, c’est tout simplement le côté invisible de la saga de La Belgariade et de la Mallorée. Dedans vous y trouverez les fondations d’un univers riche et incroyablement bien maitrisé et pour cause.

L’ouvrage s’ouvre sur une introduction de Eddings lui-même, qui, avec son habituel humour pince-sans-rire (que l’on retrouve chez Belgarath et Polgarath), nous dévoile comment l’envie d’écrire une telle saga lui est venue à l’esprit.

Ensuite, après l’histoire de Belgarath en guise de préface, le livre se découpe en cinq parties, la première sur la genèse puis la seconde partie sur l’histoire des royaumes, etc. La troisième partie relate la bataille de Vo Mimbre et la quatrième partie est une introduction à l’univers de La Mallorée. La dernière partie nous conte des bouts d’histoires, des légendes avec une mise en pages tout à fait appropriée.

Le Codex de Riva, c’est tout simplement le côté invisible de la saga de La Belgariade et de la Mallorée.

Cet ouvrage est également agrémenté de dessins et de cartes qui passent très bien en version poche. Le livre se termine sur une conclusion d’Eddings lui-même sur l’étendue de son univers. Quant à moi, je me fais toute petite, parce que je me sens vraiment minuscule comparé à ces incroyables écrivains. Oui, la fantasy, ne s’écrit pas en trois jours et ne s’appuie pas sur rien, bien au contraire ! Tout est pensé, pesé, soupesé et ce, jusque dans les moindres détails mêmes les plus infimes.

Avec le Codex de Riva, David et Leigh Eddings nous donnent une belle leçon sur la richesse de la fantasy qui comme il le dit si bien, est dérivée des légendes médiévales avec ce qu’il faut de fabuleux pour tenir le lecteur en haleine.

Définitivement non, la Fantasy n’est pas de la littérature de gare ou bas de gamme. Si elle nous amuse et nous permet de découvrir de magnifiques univers aussi riches que cohérents, c’est parce qu’il y a eu un sacré travail de réalisé en amont. Et là – dessus, David et Leight Eddings couperaient le sifflet à bon nombre de détracteurs.

Lisez le Codex de Riva et vous comprendrez !

J’ajouterai également que, contrairement au Silmarillion, le style est fluide, pas du tout pompeux et se lit très facilement même pour un néophyte des histoires des Eddings.

Je ressors soufflée de cette lecture si enrichissante et ce, à bien des niveaux, et… sonnée par l’étendue de ce que j’y ai découvert. Je ne pensais vraiment pas que l’auteur avait pensé à tant de choses pour créer La Belgariade et la Mallorée. Au-delà du genre, je trouve qu’il a un autre point commun avec Tolkien : les langues. Le pouvoir des mots, lorsqu’on le maitrise est une porte ouverte vers des royaumes palpitants !

Au-delà de la genèse d’un univers, c’est une belle leçon d’apprentissage pour qui souhaite écrire un roman de fantasy bien construit que David et Leigh Eddings nous offrent avec ce Codex.

Le Codex de Riva de David et Leigh Eddings

9,50€
9

La plume de David et Leigh Eddings

8.9/10

L'histoire

8.9/10

L'univers

8.9/10

Les personnages

8.9/10

Mon intérêt

9.5/10

Les plus :

  • Tout : de l'introduction à la conclusion en passant par les quatre parties 😉

Julie F. / Artemissia Gold

Lectrice compulsive et blogueuse depuis 2005. 🖤🕯 Je suis également une maman en deuil depuis le 16 octobre 2019 🕯🖤 Je reprends goût progressivement à la lecture (et à l'envie de bloguer) et j'essaie d’avancer comme je le peux dans la vie, sans mon enfant 🙏💖

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