BD & MANGALES CHRONIQUES DE MANGALES COUPS DE CŒUR DE SONGESHOJO

Magic Knight Rayearth T01 de Clamp

Une madeleine de Proust dont je ne me lasse pas 🥰

Lorsque j’ai appris que Pika Edition ressortait la série de Magic Knight Rayearth, un élan de nostalgie s’est abattu sur moi. J’ai découvert les mangas en 1994 et en japonais. Je me souviens qu’à cette époque, avec trois copines, nous suivions les aventures de nos trois héroïnes avec grand intérêt. Sans compter le design du manga. Pour nous, Clamp était le studio à suivre de près et nous ne rations aucune de leur sortie en rêvant que peut-être un jour, ces titres seraient traduits en français.

Ce fut chose faite par Manga Player en 1996 puis ils rééditèrent les volumes en 2001 après être devenus Pika Edition. 

Pour cette toute nouvelle réédition, Pika Edition nous offre enfin une version avec le sens de lecture originale et pleins de pages couleur. Que du bonheur.

Je suis tellement à fond dans ce retour en arrière que je vous offre le générique d’opening de l’anime – saison 1 (que nous suivions également avec grand intérêt)

Son résumé :

Lors d’une sortie scolaire, Hikaru, Umi et Fû sont soudain transportées à Cefiro, un monde parallèle envahi de psycho-monstres. Pour retourner chez elles, ces collégiennes devront s’unir et délivrer la Princesse Émeraude, garante de l’harmonie et prisonnière du félon Zagato, que seules les trois « Magic Knights » peuvent vaincre !

Mon avis :

Dans les années 90, le genre isekai (personne de notre monde qui tombe dans un univers imaginaire et devient l’élu qui sauvera ledit univers) était légion. La fantasy marchait très bien alors. Tout comme le style du studio Clamp qui était à mon sens, au sommet de son art ! Leur style a su créer des vocations et des engouements pour le dessin. Moi la première, je rêvais de dessiner comme elles et de savoir créer des histoires aussi accrocheuses.

J’ai essayé, pour cette relecture, de lire le manga avec un œil neuf et en prenant en compte les codes d’aujourd’hui.
La première chose qui m’est venue à l’esprit concernant le graphisme, c’est que c’est très surchargé. J’avoue, j’aime, ça me rappelle tellement de bons souvenirs cette histoire. Les cases sont pleines à craquer que ce soit par le décor indéniablement shôjo avec ces petites fleurs, ses étoiles, ses trames à n’en plus finir, etc. ou ces personnages. Les dessins sont, là encore, très « typés ». Les filles avec leurs grands yeux qui brillent de mille feux et les personnages masculins aux yeux plus étirés.

J’avoue, ce n’est pas le style le plus abouti du studio Clamp, mais c’est celui que je préfère ! Concernant la mise en page, tout est dans l’action, le mouvement. Il n’y a aucun temps mort. Chaque détail a son importance et donne l’illusion d’un dessin vivant. Oui, j’adore !

Maintenant, venons-en à l’histoire. Trois jeunes adolescentes au caractère bien différent (pour ne pas dire opposés) et qui n’ont rien en commun vont se retrouver propulsées depuis la tour de Tokyo (cette tour est un élément récurrent, à l’époque, dans les œuvres de Clamp – Tokyo Babylon, X de Clamp, entre autres) vers le monde de Cefiro.

Elles doivent ce voyage à la princesse Emeraude (prisonnière de l’infâme Zagato) qui a prié très fort pour que les Magic Knights apparaissent dans son monde et viennent les sauver. Je ne sais pas pourquoi, mais le coup de la princesse en détresse ça m’a rappelé St Seiya et L’histoire sans Fin.

Ce premier tome est comme de bien entendu un tome de présentation du monde et des différents personnages. Si aujourd’hui, la façon de procéder peut paraitre maladroite par certains aspects, à l’époque ça marchait du tonnerre. Chaque protagoniste qui apparait pour la première fois est présenté avec une mise en page digne d’un jeu vidéo : Personnage en pied avec ses aptitudes.

C’est aussi dans cet univers qu’apparait pour la première fois, Mokona. La fameuse bestiole blanche avec des oreilles de lapin et qui à l’époque ne savait dire que « Pou » « Pou ». À ce sujet, j’ai une petite anecdote à vous raconter. Après la sortie de l’anime en vidéo, en plus du CD contenant les chansons de Magic Knight Rayearth, il y a eu un CD de reprises par Mokona. Toutes les chansons sont interprétées par la gentille bestiole et les paroles sont limitées à « Pou » « Pou »… La doubleuse a du bien s’amuser. Je suis triste d’avoir perdu le CD parce que c’était marrant à écouter une fois (et insupportable au bout de la deuxième écoute).

Enfin bref… je pourrais passer des heures à vous parler du bon vieux temps (ça fait très : « mamie Julie, raconte-nous une histoire du temps où tu étais jeune »… Aheum…).

Dans l’ensemble, j’ai passé un excellent moment à relire cette histoire, une madeleine de Proust en quelque sorte. Si je conçois que le côté surchargé et un peu désuet peut faire tiquer, je trouve que l’histoire en elle-même est sympathique et passionnante à suivre bien que depuis, il y en a eu à l’identique des milliers. Et puis, les trois héroïnes, Hikaru, Fû et Umi sont attachantes.

À découvrir, parce que Magic Knight Rayearth fait indéniablement partie des incontournables qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie lorsqu’on aime le manga.

Magic Knight Rayearth T01 de Clamp

8,20€
9.3

Les dessins et la mise en pages

10.0/10

L'histoire et l'intrigue générale

8.9/10

Les personnages

8.9/10

L'univers

8.9/10

Mon intérêt

10.0/10

Les plus :

  • Le sentiment de nostalgie que ce titre m'apporte
  • Les personnages
  • L'univers
  • Les dessins
  • La qualité de l'ouvrage apportée par Pika Edition

Julie F. / Artemissia Gold

Lectrice compulsive et blogueuse depuis 2005. 🖤🕯 Je suis également une maman en deuil depuis le 16 octobre 2019 🕯🖤 Je reprends goût progressivement à la lecture (et à l'envie de bloguer) et j'essaie d’avancer comme je le peux dans la vie, sans mon enfant 🙏💖

2 Commentaires

  1. Je partais convaincu d’emblée, mais ton article teinté de nostalgie me donne encore plus envie ! Comme je t’ai dit, je connais assez peu CLAMP mais les rééditions actuelles chez Pika me permettent de m’y mettre à mon rythme.

    Un très bel article très personnel, c’est quelque chose que j’apprécie !

    1. Lorsqu’on entre dans l’univers Clamp, je pense vraiment qu’il est mieux de connaitre leurs anciennes publications parce que c’est ce qui a forgé leurs titres actuels (je rêve d’une réédition de RG Veda 🙏).

      Si mon article t’as donnée envie, je suis la première ravie ! Merci beaucoup !

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