LES CHRONIQUES DE ROMANSLES LIVRES

Comment le dire à la nuit de Vincent Tassy

Nombre de pages : 344 pages
Editeur : Editions du Chat Noir
Date de sortie : 12 septembre 2018
Collection : Griffe sombre
Langue : Français
ISBN-10 : 2375680898
ISBN-13 : 978-2375680896
Prix éditeur : 19,90€
Disponible sur liseuse : Oui – 5,99€

De quoi ça parle ?

La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu’elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs. Elle l’enleva. Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d’amour et de nuit qui traverserait les siècles.

Mon avis

J’ai découvert ce livre dans le cadre de l’édition 2019 du Prix littéraire de l’imaginaire organisé par Booktubers App, lecture que je n’aurais sans doute pas faite sans cela.

On est plongé dans une histoire dans le style gothique, avec différents personnages durant différentes époques.

L’intrigue se déroule ainsi sur plusieurs siècles, et arrivée à la fin, j’ai eu l’impression que rien ne s’était vraiment passé, à part lors des dernières pages. Je ne me suis pas pour autant ennuyée, mais la dernière page tournée, je me suis dit « C’est fini ? Il ne se passe rien de plus que ça ? ». Ce fut quelque chose d’assez déroutant pour moi, de se dire que je ne me suis pas spécialement ennuyée malgré qu’il n’y ait pas énormément d’action dans le roman, n’ayant jamais lu auparavant de livre appartenant de près ou de loin au genre gothique.

On apprend à connaître plus ou moins les différents personnages, sans non plus s’attarder sur chacun d’entre eux. Au final, on en sait que peu sur eux, sans que cela ne soit dérangeant, bien que je ne m’y suis pas vraiment attachée. Les relations se nouent lorsque nous découvrons ce qui rejoint les protagonistes, nous voyons comment tout se construit et s’imbrique pour nous proposer le final du roman.

L’ambiance du roman est assez sombre, à l’image de la couverture. On est très souvent immergé dans ces scènes sous le clair de lune, silencieuses et emplies de sentiments sombres eux aussi. On assiste ainsi à la dépression, à la mort, à la solitude ou encore à la tristesse et à la mélancolie durant le bouquin, qui créent cette ambiance particulière tout en nuances de gris, ponctuée de touches de rose pâle.

Ces sentiments se ressentaient dans les relations entre les personnages, agrémentées de quelques touches d’un amour parfois destructeur, façonnant les personnages du début à la fin, certains en devenant presque évanescents.

La plume de l’auteur s’inscrit totalement dans cette ambiance et la rend d’autant plus palpable par les tournures de phrases et les mots utilisés, et nous plonge d’autant plus dans cette obscurité éclairée d’un faible rayon de lune.

Quelques scènes plus sanglantes font leur apparition au fil des pages, nous immergeant dans le contexte originel de l’intrigue du roman et permettant de comprendre petit à petit comment tout cela a commencé.

La fin, quant à elle, est à l’image du reste du roman, dans cette ambiance grise, sombre mais éclairée d’un rayon de lune.

Pour conclure, j’ai apprécié cette lecture un peu particulière pour moi, mais il faut avouer que j’en suis ressortie un peu déroutée, ayant eu l’impression que les pages défilaient sans qu’il ne s’y passe beaucoup de choses. Je ne me suis pas particulièrement ennuyée malgré que je ne me sois pas vraiment attachée aux personnages, et j’ai au final apprécié cette ambiance sombre et mélancolique qui se dégageait de ce décor tout de nuances de gris éclairée d’un éclat de lune.

Comment le dire à la nuit de Vincent Tassy

19,90€
7.5

La plume de l'auteur

8.5/10

L'intrigue

7.0/10

Les personnages

7.0/10

L'intérêt des lecteurs

7.5/10

On aime :

  • L'ambiance sombre et gothique
  • La plume de l'auteur correspondant parfaitement au genre

On aime moins :

  • Le peu d'action
Tags

Cristalya

Nouvelle venue sur Songe, mes lectures se dirigent essentiellement vers les genres de l'imaginaire, du Young Adult, de la bande dessinée et des comics, mais il n'est pas rare que je fasse des détours vers le thriller, l'horreur ou le policier, voire que j'aille parfois me dépayser en lisant des genres auxquels je suis moins habituée. Sinon, quand je ne suis pas entre les pages d'un livre ou devant un épisode, on me trouve au milieu d'une partie d'un jeu de société ou en plein processus créatif, que ça touche au dessin, à la peinture, à la photographie ou encore au cosplay.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer
%d blogueurs aiment cette page :