LES CHRONIQUES DE ROMANSLES LIVRESLITTÉRATURE ÉTRANGÈRE

Sous les branches de l’udala de Chinelo Okpararantha

Nombre de pages :  384 pages
Editeur :  Belfond
Date de sortie :  23 août 2018
Collection :  Littérature étrangère
Langue :
ISBN-10:  2714475957
ISBN-13:  978-2714475954
Prix Editeur :  22€
Disponible sur Liseuse : Oui, à 14,99€

 

De quoi ça parle ?

1968. Le Nigeria et la jeune république du Biafra se déchirent, les conflits interethniques sont chaque jour plus meurtriers, la population sombre peu à peu dans le désespoir.
Au cœur de cet océan de violence, la jeune Ijeoma tombe amoureuse d’Amina.
La relation des deux adolescentes est rapidement découverte et tous, mères, pères, voisins, amis, se chargent de leur rappeler qu’aux yeux de Dieu et de la loi, leur amour est criminel.
Pour Ijeoma, un choix se dessine alors : se cacher et suivre ses désirs ; ou s’oublier et jouer le rôle que la société lui impose.
Une existence prisonnière du mensonge, est-ce la seule issue qui s’offre à Ijeoma ?

Mon avis :

Ce roman, dès que j’ai lu son résumé, je me doutais qu’il allait me bouleverser, m’outrer et me terrifier de la nature humaine.

Nous sommes plongés au coeur du Nigeria dans les années 60-70, au début de l’histoire, le pays est en pleine guerre avec la République du Biafra. Ijeoma est une jeune femme qui va découvrir à son adolescence qu’elle est bien plus attirée par les femmes que les hommes, et surtout par la belle Amina. Cela sera malheureusement découvert et jugé par tous.

Dans ce roman, nous suivons une bonne partie de la vie d’Ijeoma. Et presque toute sa vie est un combat, l’auteure a crée un témoignage vibrant des difficultés extrêmes des habitantes et habitants homosexuels du Nigéria pour être eux-mêmes et vivre avec ceux qu’ils aiment. Dans la littérature, j’ai plus souvent lu des textes parlant de couple d’hommes et j’ai été très intéressée par ce roman qui concerne plus les lesbiennes. J’ai l’impression que c’est encore plus tabou que les hommes parfois, encore un peu trop mystifié alors que ça ne devrait pas l’être.

On ressent vraiment toute pression que donne le pays, représenté par les proches de Ijeoma. Les mœurs sont guindés, notamment à cause de la religion qui est très prégnante dans ce pays. La pression de la religion se fait beaucoup sentir par la mère d’Ijeoma qui s’est chargé personnellement de la reconduire vers Dieu. Je l’ai trouvée tellement dure et peu compréhensive pour sa fille.

Même si Ijeoma m’a bouleversée, je ne suis pas vraiment sentie proche d’elle dans ce livre. Pour moi, elle représentait une sorte d’entité et j’avais du mal à la voir en tant que personne. C’était plus une sorte de porte-parole témoin des conditions de vie pour les homosexuelles au Nigéria. J’ai vraiment beaucoup apprécié l’écriture et tout le travail de l’auteure à travers ce livre pour défendre la cause homosexuelle.

C’est un roman fort et très intéressant, je ne regrette pas du tout d’avoir lu cette histoire que j’ai adoré ! Cela fut vraiment très instructif et révélateur de la société actuel, car encore aujourd’hui les homosexuels du Nigeria sont obligés de vivre reclus, même en 2018 oui !

Sous les branches de l'udala de Chinelo Okpararantha

22€
8.8

La plume de l'autrice

9.0/10

L'histoire

8.5/10

Les personnages

7.5/10

L'intérêt du lecteur

10.0/10

Les points positifs

  • Une roman très intéressant
  • Beaucoup d'émotions
  • Une plume qui m'a touchée
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Littlepadfoot

Chroniqueuse sur Songe d'une nuit d'été depuis août 2014. Future libraire, je lis de tous les genres avec une prédilection pour la littérature contemporaine, le thriller, le New Adult et le Young Adult.

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