La fille du 6e, d’Alessandra Torre

:star:  « La fille du 6e » d’Alessandra Torre

La fille du 6eNombre de pages :  380 pages.
Éditeur :  JC Lattès
Date de sortie :  18 janvier 2017
Collection :  Thrillers
Langue :  Français
ISBN-10 :  2709647087
ISBN-13 :  978-2709647083
Prix Éditeur :  18,90 euros
Disponible sur Liseuse : Oui

Son résumé :
Jessica Reilly, 19 ans, a beaucoup de succès auprès des hommes. Chaque nuit,
elle assouvit tous leurs fantasmes. Pour 6,99 $ la minute. Jessica Reilly, c’est
le personnage que joue Deanna sur un site de webcams érotiques. Depuis trois
ans, elle vit recluse dans son appartement, au sixième étage d’un immeuble délabré de New York. Trois ans sans toucher personne. Trois ans sans laisser personne rentrer chez elle (…) Mais lorsqu elle apprend qu’une petite fille nommée Annie a disparu, son
univers s’effondre. Les détails de l’enlèvement lui laissent penser que le
coupable pourrait être l’un de ses clients aux fantasmes les plus pervers. Prise
entre sa soif de carnage, qu’elle tente de garder sous contrôle, et son désir de
sauver la fillette, Deanna doit choisir. Et vite.
La porte de l’appartement 6E restera-t-elle encore longtemps fermée ?

Mon avis :

Je vous avoue, lorsque j’ai eu le roman entre mes mains, je suis restée dubitative devant le premier plat de la couverture. Passant outre ce premier sentiment, je lis le résumé. Il promet un thriller qui a de fortes chances de me plaire, mais dévoile un peu trop à mon goût. Un petit conseil: je vous invite à vous lancer dans le récit sans vous arrêter sur le résumé (je l’ai d’ailleurs réduit au-dessus). Et croyez-moi, ce roman pourrait être une bonne surprise telle qu’il le fut pour moi.

Voilà trois ans que le monde physique de Deanna se limite aux murs de son appartement. C’était la seule solution pour elle:
-Cette soif de sang et de violence qui  ne cesse de la tirailler afin d’être assouvie, ne doit absolument pas prendre le contrôle de vie. Elle ne peut (ne doit pas) tuer.
Son quotidien  se partage alors entre son travail en tant que « Jessica Reilly » sur un site de  webcam érotique, ses rendez-vous téléphoniques avec ses deux psychanalystes et de brefs échanges à travers la porte avec son voisin Simon et le livreur, Jérémy.
Mais un jour, parmi ses clients, entre petits fantasmes aux envies plus perverses, l’un d’entre eux va se montrer bien plus effrayant. Malgré ses réticences, elle espère le canaliser à travers leurs séances pour éviter qu’il ne passe à l’acte. Pourtant, le pire semble sur le point de se produire. Pour Deanna, un seul choix s’impose à elle…

J’ai eu une agréable surprise après avoir terminé cette histoire. Et l’une de ses raisons, c’est la division du récit:
La première partie du roman se concentre surtout sur le quotidien de Deanna et son combat contre ses envies de meurtres. Ce fut une véritable plongée dans la psyché de la jeune femme. On comprend assez vite que son appartement n’est pas un refuge, mais une protection pour le monde qu’il l’entoure. Selon Deanna, elle est vraiment trop dangereuse pour pouvoir côtoyer les autres. Avec des mots violents et sans détour, elle exprime ce « dangereux désir » qui se tapit dans l’ombre.
On a aussi quelques aperçus de ses entretiens avec ses clients par webcam. Pour ma part, le côté érotique ne m’a pas gênée, car les scènes ne sont pas là pour mettre du piquant ou quoi que soient. Elles sont des éléments qui participent à l’installation de l’intrigue.
Puis la seconde partie est bien plus active, en se retrouvant devant le choix pris par l’héroïne. L’intrigue se resserre sur Deana et d’autres seconds personnages. Je ne peux pas trop en dévoiler afin de conserver la surprise. Alors que j’avais ressenti quelques petites longueurs dans la première partie de ce roman, la seconde m’a littéralement emportée dans son action.

Pour un premier thriller, l’auteure nous offre une histoire qui saura vous faire plonger dans une intrigue assez poisseuse et à vous faire ressentir de l’empathie à une héroïne atypique. Il est clair qu’elle a un petit côté Dexter qui ne me déplaît pas (bien que je sois fâchée contre lui après la fin naze de la série… Bref !). D’une certaine manière, j’étais fascinée par cette demoiselle qui était prise entre ses désirs de normalité et ses pensées sanguinaires.

Quant à plume de l’auteure, elle est agréable et nous emporte au fil des pages à une situation finale des plus intenses ! Il est juste dommage qu’il y’ait quelques petites longueurs et que les seconds personnages ne soient pas beaucoup plus traités. On ressent bien que l’auteure ne s’est concentré que sur Deanna (narration à la première personne pour l’héroïne et à la troisième personne pour les autres  personnages, lors de petits intermèdes). Certains avaient, alors pour moi, juste une place de pion pour faire avancer l’intrigue et pour d’autres, à mieux dévoiler la personnalité trouble de la jeune femme.

Quoi qu’il en soit, passez outre la couverture, ne lisez pas le résumé et allez à la rencontre de Deanna… A vos risques et périls !

cetaient-tres-bien

   Acheter ce livre sur Amazon

 
A propos klolianebooks 131 Articles

Chroniqueuse pour Songe d’une nuit d’été . Autant fan de romance que de thriller, cinéphile à ses heures perdues, collectionneuse de manga et accro aux drama asiatiques.

2 Commentaires

    • Il est clair que le choix de la couverture n’a pas été très judicieux . Pour leur défense, celle de la V.O, qui a servi de base, n’est pas géniale non plus. En tout cas, j’espère qu’il te plaira autant que moi 😀

1 Rétrolien / Ping

  1. La fille du 6e, d’Alessandra Torre | MONSITE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*