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Fanfictions- Le Sombre et le Scintillant – Crossover Chap 6

Titre : Fanfictions- Le Sombre et le Scintillant – Crossover Chap 6

Auteur: SEPTENTRION

Type : fanfic
Défi de la communauté : Sevys-Now :braderie / crossover, avec la limite que je n’ai pas utilisé les mots requis pour le crossover
Pairing : Severus Snape / Edward Cullen (pas de slash, c’est même un HGSS en arrière-plan)
Rating : PG, limite G
Disclaimer : Severus appartient à Jo Rowling et Edward Cullen à Stephenie Meyer, les bienheureuses
Notes : Merci à Snapinou pour le beta, à Duniazade pour être alpha reader et à Vizen pour les informations sur Moscou.

Publié aussi sur ff.net

LE SOMBRE ET LE SCINTILLANT

CHAP 6

Par Septentrion

Chapitre 6. Raid en Russie

Quatre hommes et une femme accrochés à une boîte de conserve apparurent là où Severus et Edward étaient apparus la veille. Quelques secondes plus tôt et Severus aurait dû modifier les souvenirs d’un couple qui rentrait chez lui après une promenade nocturne en amoureux. Par chance, le couple venait de tourner le coin de la rue. Les cinq personnes portaient des vêtements sombres. Les traits de leur visage étaient brouillés, comme si l’air ondulait en vagues devant eux. Mais le pire était leur odeur : ils empestaient l’eau de Cologne bon marché. Severus se disait qu’il était inutile d’être silencieux puisque leur odeur précéderait de plusieurs mètres tout bruit qu’ils pourraient produire. Enfin, les vampires avaient insisté. Comme leur espèce reconnaissait les gens à l’odeur, il était indispensable qu’ils cachent la leur au cas où un vampire ennemi sortirait vivant de l’expédition de ce soir.

Severus et Bella partirent devant. Après avoir réalisé quelques tests sur les pouvoirs de Bella dans l’après-midi, avec la complicité d’Alice pour tenir Edward à l’écart, Severus acquit la quasi-certitude que la jeune vampire pouvait repousser toute magie, même celle ordinairement efficace sur les membres de son espèce. Sa théorie était la suivante : le pouvoir de Bella s’exerçait contre les attaques mentales. Or la magie est avant tout l’extension de la volonté d’un sorcier. Il était donc logique que la jeune femme puisse repousser celle-ci.

En silence, il pointa sa baguette vers la ligne formée par le premier sortilège de détection qu’ils rencontrèrent. Ce dernier s’illumina de vert, formant comme une guirlande de Noël à hauteur d’homme au travers de la rue. Bella se plaça près de lui, l’air concentré, comme si le monde extérieur n’existait plus. Les trois autres vampires regardaient les événements avec intérêt et un tant soit peu de tension.

Une forme invisible, que Severus imagina être une main, saisit le fil, le brisant dans son milieu. La main, à défaut d’un mot plus juste, se déforma, s’étira pour peu à peu remplacer le sortilège par le vide. Bientôt s’ouvrit devant le petit groupe un passage qu’il leur suffisait de franchir. Severus profita de l’immobilisation du sortilège pour l’annuler une fois qu’ils furent passés. S’ils voulaient qu’Alice et Rosalie ne soient pas trop loin derrière eux, il leur faudrait le champ libre.

Les cinq compagnons poursuivirent leur route. Severus détectait les sortilèges, Bella les neutralisait et Severus les démantelait. Les trois autres hommes pour l’instant se contentaient de les suivre et d’observer ce qu’ils faisaient avec attention, et aussi, nota Severus, avec fierté pour la dernière arrivée dans leur famille. Lorsqu’ils arrivèrent enfin en vue des grilles de la propriété de Bouranov, Severus avait l’impression d’avoir couru un marathon. Aussi simples à désarmer qu’aient pu être les sortilèges de détection et d’alerte, ils étaient nombreux et avaient entamé sa résistance à l’effort. Il envia l’infatigabilité des vampires.

Cachés de la vue des gardes par un coin du mur qui enserrait la propriété, les conspirateurs attendirent que Bella étende son bouclier sur la rue devant eux. Le pouvoir de cette fille était incroyable. Une fois la rue sécurisée, Jasper et Emmett assommèrent les deux gardes en faction devant l’entrée dans un mouvement si rapide que les yeux de Severus ne purent le suivre. Enfin, il supposait que les gardes n’avaient été qu’assommés, sinon les vampires ne prendraient pas la peine de les trousser comme des volailles. Il se débarrassa des derniers sorts extérieurs au domaine de Bouranov et se planta devant l’imposante grille d’entrée du parc.

— Vous êtes sûr… chuchota Edward, que Severus interrompit.

— Oui, je suis sûr ! Ce sortilège était en usage chez les Mangemorts. La seule différence était que la Marque des Ténèbres servait de clé d’entrée et non pas un médaillon comme ici.

Le vampire eut l’air un peu contrit, d’autant plus que les trois autres ricanaient ouvertement de son insécurité.

— Je suis désolé. Alice vient de me dire que nous réussirions à atteindre la construction au fond du parc. Ses visions ne sont pas stabilisées pour la suite cependant.

Suivirent dix minutes de concentration intense, accompagnée d’incantations latines aussi longues que la litanie des saints et de mouvements de baguette dignes d’un cours de gymnastique (Severus se promit de reprendre l’exercice bientôt). Une fois qu’il eût fini, il poussa légèrement l’imposante grille en fer forgé. Elle grinça un peu, mais comme rien ni personne ne les attaqua, ils se glissèrent dans l’entrebâillement.

— Attendez ! s’écria Severus. Poser les pieds au bon endroit nous évitera d’être tués mais pas d’être repérés. Vous avez déjà franchi deux alarmes, reprocha-t-il à Emmett et Jasper, qui s’étaient engagés sur le chemin menant à la maison.

Les coupables ne semblèrent pas outre mesure chagrinés par leur bourde.

— Il n’y a plus qu’une seule chose à faire alors, déclara Emmett, un grand sourire aux lèvres.

Severus se sentit soulevé et jeté sans cérémonie sur le dos d’Edward. Les quatre vampires s’élancèrent et Severus ferma les yeux. Lorsqu’il les rouvrit une seconde plus tard, ou deux, difficile à dire, il se trouvait devant une petite bâtisse en béton fermée par une porte blindée. Les deux hommes qui gardaient la bâtisse, alertés par les sortilèges, attendaient les visiteurs de pied ferme. Edward n’eut que le temps de crier « Bella ! », sans doute suite à une vision d’Alice. Par chance, son épouse n’avait pas relâché son bouclier et les iSectumsempra/i qui arrivaient de toutes parts rebondissaient un peu n’importe où. Il y aurait du bois coupé à ramasser au petit matin.

Résolument, Severus tourna le dos à la confusion qui se déployait autour de lui. Les vampires bougeaient trop vite pour les yeux humains. Bella restait sur place afin de contrôler son bouclier tandis que les trois autres membres de sa famille attaquaient physiquement les sorciers qui arrivaient de la maison principale. Un, peut-être deux vampires se battaient du côté des mafieux également et donnaient du fil à retordre à ses alliés. Mais il ne pouvait se permettre d’être distrait, ni même inquiet. Malgré sa fatigue, il devait encore démanteler les sortilèges qui protégeaient la porte d’entrée. Ce fut donc au milieu d’un capharnaüm inouï que Severus acheva sa tâche.

— Enfin ! s’exclama-t-il en se retournant.

Ce fut comme s’il sortait d’une bulle protectrice. Brutalement, le bruit de tonnerre produit par le choc des corps de vampires entre eux, le tourbillon de formes imprécises créé par ces créatures en mouvement, et les couleurs des sortilèges qui tranchaient le noir de la nuit faillirent lui faire tourner la tête et perdre l’équilibre. Il avait néanmoins été entendu car il se trouva en un éclair dans les bras d’Emmett de l’autre côté de la porte blindée.

Le vampire ne le remit pas sur ses pieds mais se mit à courir, aussi Severus devina les couloirs et cages d’escalier peints en blanc plus qu’il ne les vit. Lorsqu’enfin il retrouva la position verticale, il dut s’appuyer contre un mur le temps de retrouver son équilibre, juste à côté d’un extincteur. Bizarre de trouver cela chez un sorcier. Sur le mur opposé, une autre porte blindée cachait ce qu’ils étaient venus chercher.

— Je peux entendre leurs pensées, dit Edward, dont les yeux s’écarquillèrent. Ils ont transformé les vampires en humains ! s’exclama-t-il, horrifié.

Seulement alors Severus remarqua que ses… amis ? n’avaient pas échappé à la bagarre tout à fait intacts. Leurs vêtements étaient en loques, des traces de morsure béaient ici et là sur leur peau, et Jasper était occupé à recoller trois doigts sur sa main gauche. Il aurait bien aimé observer le processus, mais le temps manquait.

— Ils leur ont fait boire du polynectar ?

Edward déglutit.

— Oui. Ils sont humains depuis trois jours.

— L’effet de cette potion ne dure qu’une heure sur les humains.

Les informations qu’ils venaient de recevoir troublaient visiblement les autres vampires. Anticipant la question, Severus informa ses compagnons que la porte n’était protégée par aucune protection magique. Il avait à peine fini de parler qu’Emmett l’avait enfoncée. Entré sur ses pas, Jasper cassa la nuque du sorcier qui gardait un couple d’humains dans une cage aux épais barreaux au fond de la pièce aux murs nus excepté une horloge. Severus se précipita vers un bureau métallique couvert de parchemins coincés sous un encrier. Du coin de l’œil, il constata que les vampires convergeaient vers la cage, à l’exception d’Emmett qui gardait la porte.

— Dépêchez-vous ! Les autres arrivent.

Severus rapetissa tous les parchemins d’un coup de baguette et les jeta dans son sac sans fond. Il ferait le tri plus tard.

— Je suis prêt.

Edward et Jasper avaient déjà pris les deux ex-vampires sur leur dos. Heureusement que Bouranov n’avait pas pris la peine d’ensorceler la cage, pensa Severus à la vue de deux barreaux écartés pour former une ouverture.

— Il faut faire vite. Bouranov a envoyé cinq vampires et deux sorciers à nos trousses, annonça Edward.

Les quatre vampires se mirent alors à ouvrir la seule sortie disponible : le mur. De leurs poings, ils abattirent le béton en quelques secondes. Severus se retrouva sur le dos d’un vampire à nouveau, Emmett en l’occurrence. Très vite, ils passèrent le trou qui venait d’être percé dans le mur et se retrouvèrent face à un mur de sorciers déterminés à ne pas les laisser s’échapper.

*

— Vous n’aviez pas prévu cela, grommela Severus.

— La voix d’Alice ne passait pas à travers les murs de béton, rétorqua Edward.

Dans leur dos, les vampires enjambèrent à leur tour le passage nouvellement créé.

— Nous ne pouvons qu’aller devant, raisonna Jasper. Cinq vampires risquent d’être trop pour nous, tandis que Bella peut nous protéger de la magie.

S’il y a un Dieu qui m’entende, merci de prendre soin d’Hermione et d’Eileen si je ne survis pas, pria Severus.

Dans un cri de fureur, Emmett se jeta sur la ligne de sorciers. Depuis son perchoir sur le dos du vampire, Severus jeta le sortilège de mort autant de fois qu’il le put. Moins il resterait de témoins de cette rencontre, meilleures étaient ses chances de survie. Bella, Edward et Jasper firent de même. Les cinq compagnons réussirent à créer une percée dans la ligne de leurs adversaires, mais ils furent rattrapés avant peu par les autres vampires. Le jeune homme porté par Edward eut la poitrine écrasée par l’impact. Le sang humain à l’air libre suffit à distraire les vampires mafieux, qui n’étaient pas habitués à lui résister. Sans tenir compte des hurlements de sa compagne, nos cinq aventuriers et leur captive prirent la poudre d’escampette, abandonnant la dépouille du malheureux. Ils sautèrent au-dessus du mur d’enceinte avec aisance et atterrirent sans bruit dans la rue adjacente. Sauf l’estomac de Severus, bien sûr. Bientôt, le petit groupe retrouva Alice et Rosalie à quelques centaines de mètres de là. Rosalie se jeta dans les bras d’Emmett, délogeant Severus du dos de ce dernier.

— Nous n’avons pas le temps pour cela, maugréa Edward. Cinq de notre espèce sont derrière nous.

Severus grimpa à nouveau sur le dos d’Emmett après avoir jeté quelques sorts pour tromper les sens de leurs poursuivants tandis que Rosalie endormait la jeune femme qu’ils avaient ramenée un coup de pouce judicieusement placé.

— Je ne peux plus utiliser la magie jusqu’à ce que nous arrivions à destination, sinon les sorciers pourront nous suivre, expliqua-t-il.

Les conspirateurs reprirent leur course jusqu’à la datcha des Cullen, où Esmée et Carlisle les attendaient sur le perron.

— Vous êtes tous revenus, s’écria Esmée avec joie.

Elle embrassa chacun de ses enfants avec ferveur. Carlisle, lui, se penchait déjà sur l’humaine qu’ils avaient ramenée.

— A première vue, elle n’a rien, dit-il en l’emmenant jusqu’à l’une des chambres, où il la coucha. Toute la famille le suivit.

— Son nom est Jerina, dit Edward.

Carlisle tourna la tête si vite en direction d’Edward que Severus jura avoir entendu un sifflement.

— Elle est redevenue humaine ! Le polynectar ? demanda-t-il à Severus.

— Je le crains. Il semble que mon procédé soit efficace.

Il échangea un regard empli de compréhension mutuelle avec le patriarche vampire. La curiosité scientifique qu’ils partageaient avait créé un lien amical entre les deux hommes qui durerait probablement jusqu’à la mort de Severus.

— Son compagnon ?

— Mort pendant notre fuite, répondit Emmett. Nous n’avons rien pu faire.

Avant que ses parents ne puissent émettre une objection à la mort d’un « innocent humain », Rosalie vola au secours de son mari.

— Rien ne dit qu’il aurait fait un humain respectable.

Au regard surpris, voire outré des membres de sa famille, elle ajouta :

— Vu le genre de vie qu’ils avaient en tant que vampires, je doute qu’ils s’améliorent en changeant d’espèce.

— Ce n’est pas une raison, l’admonesta Carlisle.

Elle croisa les bras, l’air buté, et se tut. Severus se souvint avoir souvent vu l’expression sur le visage d’Eileen.

— Que va-t-elle devenir ? s’enquit Esmée.

— Je peux modifier ses souvenirs et la garder endormie sans risque jusqu’à ce que quelqu’un la ramène en Albanie, suggéra Severus.

Carlisle soupira.

— Je pense que c’est le mieux que nous puissions faire pour elle. Merci beaucoup.

Les joues de Severus rosirent légèrement à la gratitude sincère du vampire.

— Je vous en prie. Il nous reste cependant un détail à régler avant que je ne fasse cela. Nous avons été vus, et tous nos adversaires n’ont pas été éliminés, en particulier les cinq vampires qui étaient du côté de Bouranov.

— Vous étiez tous déguisés, si je puis dire, non ? demanda Carlisle, visiblement gêné à l’idée de tous ces morts.

— Je crains que mes sortilèges n’aient été quelque peu perturbés lors de l’escarmouche qui a suivi notre intrusion dans la propriété de Bouranov.

Le plaisir et le soulagement ressentis à une mission accomplie et réussie disparurent des expressions pour être remplacés par l’inquiétude. Sans mot dire, les associés sortirent de la chambre de Jerina pour reprendre leur place autour de la table du séjour. Severus fit néanmoins un détour par la cuisine pour se servir un verre d’eau et se préparer une petite collation. Carlisle allait prendre la parole lorsque les alarmes magiques mises en place par Severus autour de la datcha se déclenchèrent.

— Cinq vampires, avec cinq humains, des sorciers, chuchota Edward. Ils sont à pied.

Dommage qu’ils n’aient pas choisi de transplaner directement devant la porte. Le problème aurait été résolu en moins d’une seconde grâce à quelques pièges magiques posés par Severus. Ce dernier réfléchit à toute vitesse à une solution concernant leur situation présente.

— Ils vont se trouver bloqués à une centaine de mètres par la première ligne de pièges. Je sais voler. Une fois en altitude, je peux les prendre par surprise et lancer des sorts de confusion et de modification de la mémoire sur les sorciers. Je ne peux rien faire pour les vampires, cependant. Les sorts glisseraient sur leur peau.

— Nous sommes assez nombreux pour maîtriser cinq vampires, même s’ils sont très bien entraînés au combat, dit Jasper avec décision.

— Qu’est-ce qu’on attend ?

L’impatient n’était autre qu’Emmett, bien sûr.

— Rien, rétorqua Severus, qui se dirigea vers la porte. Je vais attaquer le premier. La distraction vous donnera un avantage, d’autant que ces sorciers sont prêts à utiliser la magie noire qui a le pouvoir de vous blesser. Mais il vous faudra entamer le combat juste après ma première salve, sinon je ne donne pas cher de ma peau.

L’air déterminé des visages qui lui faisaient face rassura Severus. Il prit son envol sitôt qu’il mit le pied sur le perron de la datcha. Les huit vampires le suivirent à pied, passant sans peine à travers les sortilèges de défense qui les reconnaissaient. Moins d’une minute plus tard, ils avaient rejoint leurs adversaires.

La rencontre, de courte durée, fut âpre, sans pitié. Elle rappela à Severus ses années de Mangemort, en particulier le jour où ils avaient essayé de capturer Harry l’été des dix-sept ans du jeune homme. Il était clair que leurs adversaires tentaient de les capturer vivants, sans doute à fins d’interrogation, mais n’étaient pas opposés à l’idée de laisser quelques cicatrices supplémentaires sur ses bras et sa poitrine. Heureusement qu’il portait une vieille robe qui ne lui manquerait pas. Il posa les pieds à terre avant la fin de l’affrontement, lorsqu’il était clair que les cinq sorciers ne constituaient plus une menace sauf pour eux-mêmes.

Quatre des vampires étaient déjà en pièces, voire en charpie pour l’un d’entre eux. Rosalie et Alice étaient occupées à les collecter avant de les jeter dans un brasier qui s’élevait dans la nuit finissante, tandis que Jasper et Emmett devaient s’y mettre à deux pour maîtriser le dernier. Carlisle était penché au-dessus de la main d’Edward. En s’approchant, Severus vit qu’il recollait deux doigts à la main droite du jeune vampire. Sur le côté, Bella et Esmée observaient la procédure avec anxiété.

C’était fini. Il allait pouvoir rentrer chez lui, finir la nuit dans son lit, la tête sur la poitrine chaleureuse (pour ne pas dire confortable, cela vexait Hermione) de son épouse. Quoique vu la couleur du ciel, finir la nuit au lit semblait un peu optimiste, d’autant plus qu’il restait quelques affaires à régler avant de partir. Les sorciers furent envoyés dans le centre de Moscou par Portoloin. Leur apparition soudaine devant le Kremlin obligea le Ministère russe de la Magie à porter son attention sur la panique qui s’ensuivit chez les Moldus au lieu de se préoccuper de l’infraction chez Bouranov. Jerina subit le même sort à la différence près que sa destination fut Tirana. Ensuite, les Cullen découvrirent les joies du voyage par Portoloin. Severus se demanda combien d’entre eux arrivèrent debout. Enfin, ce fut son tour. Il avait à peine touché la poignée de sa porte d’entrée qu’Hermione ouvrait celle-ci à la volée et se jetait dans ses bras.

Epilogue : Résolution au Royaume­-Uni

John Random, le vampire responsable de l’assassinat de la famille Courdubois il y a deux ans, a reçu son châtiment hier soir dans l’une des salles du Département des Mystères du Ministère. Cette affaire avait fait grand bruit tant le tableau qui avait accueilli les Aurors était horrifiant. Imaginez, chers lecteurs, une famille entière, depuis les grands­-parents jusqu’au bébé encore nourri au sein maternel, vidée de son sang, les corps organisés en une parodie macabre de réunion familiale.

Il est réconfortant de savoir que ces créatures ne peuvent commettre leurs forfaits envers l’espèce humaine en toute impunité. John Random, maintenu prisonnier par un sortilège particulièrement complexe, a ingurgité une dose de Polynectar qui l’a transformé en Moldu définitivement. Nous, les journalistes de la Gazette du Sorcier, présentons nos plus sincères remerciements à monsieur Snape pour la mise au point du procédé trans-­espèces en potions. Sans lui, nous serions à la merci de ces monstres sanguinaires que sont les vampires diurnes.

Maintenant que John Random est redevenu humain, il lui sera impossible de redevenir vampire comme l’ont prouvé diverses expériences menées ces dernières années. Il passera donc les années qui lui restent à vivre à Azkaban, sous la garde rapprochée du Détraqueur qui lui a été assigné.

Hermione jeta avec dédain le journal sur la table du petit déjeuner, manquant de quelques centimètres le pot de confiture. Ses cheveux grisonnants, qu’elle n’avait pas encore attachés, voletèrent autour de son visage. Severus, qui avait déjà lu l’article incriminé, adhérait à son point de vue. Ils avaient vaincu Voldemort et sa clique de bigots trente ans plus tôt, tout cela pour avoir l’impression de revenir à la case départ. Dire qu’Eileen, qui allait finir ses études à Poudlard dans quelques mois, allait devoir vivre dans un monde où avoir l’esprit fermé devenait la norme.

— C’est dégoûtant, s’exclama sa femme. Les vampires diurnes ne sont pas tous si mauvais. Ce John Random était un psychopathe. Ses actions n’ont rien à voir avec son espèce ! Et puis, ce n’est pas de leur faute s’ils ont besoin de sang pour vivre.

— Je sais, Hermione.

Severus répondit calmement, sans cesser de beurrer son toast, en contraste total avec l’indignation qui bouillonnait derrière ses yeux noirs.

— Ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter embrasser le style de vie des Cullen et à se nourrir de sang animal. Et ceux qui ne sont pas assez forts pour cela proposent leurs services pour l’exécution de criminels. Mais ils font peur. Tu sais comment réagissent les gens qui ont peur ?

Elle hocha la tête. Elle ne le savait que trop bien.

— Oui. En tout cas, cette peur est réciproque, si j’en crois les rumeurs persistantes depuis des années au Ministère, selon lesquelles les Volturi voudraient arriver à un accord avec les autorités sorcières un peu partout dans le monde.

Severus soupira mais n’ajouta rien. Les Snape finirent leur petit déjeuner en silence. Chaque fois que les vampires diurnes faisaient l’actualité, Severus se remémorait les événements qui l’avaient amené sur le chemin des Cullen, maintenant des amis de la famille. Tout avait commencé lorsqu’un Auror (quel était son nom déjà ?) endetté envers la mafia avait surpris la conversation qu’Harry et Severus avaient eu sur le procédé de celui­ci. Avec le recul, il reconnaissait qu’ils avaient été imprudents d’en avoir discuté dans les locaux du Ministère. L’Auror en question, désireux de sauver sa misérable peau, avait vendu la mèche à son maître-chanteur. Il en était résulté une expédition en compagnie des vampires en Europe de l’Est.

Dès son retour de Moscou, Severus avait confié son procédé au Département des Mystères, où il avait été conservé en sécurité depuis lors. Par la suite, la science vétérinaire magique avait été révolutionnée grâce à sa découverte. Hélas, le Ministère de la Magie l’avait aussi utilisée pour ses propres buts, nommément le contrôle des créatures magiques telles que dragons, manticores et acromantules. Même les détraqueurs étaient sous contrôle maintenant. C’était loin d’être rassurant lorsqu’on savait qu’un lointain cousin des Malfoy occupait actuellement le poste de Ministre de la Magie. Au moins, il avait été autorisé à percevoir des dividendes pour l’utilisation de son procédé. Hermione et lui s’étaient accordés pour mettre cet argent de côté pour leur fille.

Côté mafia russe, la menace était éteinte depuis que Bouranov, trahi par un membre de son organisation, était interné en Sibérie. Severus et sa famille avait entre­-temps échappé à quelques tentatives d’assassinat, mais rien de bien méchant en comparaison de Voldemort et de ses Mangemorts.

Hermione se leva de table, interrompant la promenade de Severus sur le chemin des souvenirs. Elle n’avait pas envie d’aller travailler, semblait-­il. Il l’imita et l’attira à lui.

— Ce que nous avons fait, ce que nous avons subi n’a pas été en vain, lui murmura-­t-­il à l’oreille à travers sa chevelure. Nous ne pouvons empêcher l’étroitesse d’esprit d’exister, hélas. Mais si nous ne la combattions pas, elle s’étendrait comme une lèpre. Le monde a besoin de nous, Hermione. Nous devons croire cela.

FIN

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12 Comments on Fanfictions- Le Sombre et le Scintillant – Crossover Chap 6

  1. Salut!
    J’aime beaucoup cette fic c’est sympa d’avoir publié la suite.
    Merci à Arty et bravo à Septentrion!

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  2. très bien réaliser ….j aime beaucoup la suite ..mercii a vous 2

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  3. j ‘ aime beaucou.

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  4. Pas mal, j’aime bien 😉 Continue, j’aime ta façon d’écrire ^^

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  5. j’ai beaucoup apprécié!! C’est vraiment original cette association entre Severus et la famille Cullen. Merci à Arty et Bravo à Septentrion.

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  6. J’ai beaucoup aimé. Je craignais de retrouver des personnages totalement différents de ceux que je connaissais, mais j’ai l’impression d’avoir prolongé ma lecture des 4 tomes.
    Très bien écrit. Merci 🙂

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