Fanfictions- Le Sombre et le Scintillant – Crossover Chap 2

Titre : Fanfictions- Le Sombre et le Scintillant – Crossover Chap 1

Auteur: SEPTENTRION

Type : fanfic
Défi de la communauté : Sevys-Now :braderie / crossover, avec la limite que je n’ai pas utilisé les mots requis pour le crossover
Pairing : Severus Snape / Edward Cullen (pas de slash, c’est même un HGSS en arrière-plan)
Rating : PG, limite G
Disclaimer : Severus appartient à Jo Rowling et Edward Cullen à Stephenie Meyer, les bienheureuses
Nombre de mots : Environ 3300 pour le chapitre 2
Notes : Merci à Snapinou pour le beta.

LE SOMBRE ET LE SCINTILLANT

CHAP 2

Par Septentrion

Chapitre 2 : Potion et Portoloin

Deux ans plus tard, un Severus très satisfait sortait de son laboratoire en compagnie d’Harry Potter. Le jeune directeur du bureau des Aurors venait de rendre service au mari de sa meilleure amie Hermione en le laissant prélever de son sang. Que ne ferait-il pas par amitié ! Severus savait cela, et il savait en tirer profit aussi. Bien sûr, cela n’était pas tout à fait passé comme une lettre à la poste. Potter avait insisté pour savoir quel usage serait fait de son sang. Si Severus, en son for intérieur, admettait qu’il aurait fait de même si la situation était inversée, il était néanmoins fort ennuyé d’avoir dû révéler qu’il travaillait sur un procédé qui rendrait les potions ingérables par les vampires diurnes et qu’il ne pouvait utiliser son propre sang car il était diabétique. Quant à Hermione, elle avait déjà fourni une belle quantité de sang le mois précédent, il ne pouvait lui en demander plus dans l’immédiat.

— Quel est l’intérêt de mettre au point un tel procédé ? interrogea Harry alors que Severus plaçait un petit pansement sur le point de prélèvement. Ces vampires sont tellement avantagés par leur nature que je vois mal ce qu’on pourrait améliorer. C’est comme créer des potions pour les géants.

Severus releva la tête.

— La question est valide, à première vue. Cependant, chaque créature a un point faible, ou plusieurs. Par exemple, les vampires diurnes scintillent au soleil, ce qui les contraint à la prudence dans leurs déplacements pour ne pas être aperçus des Moldus, ou à vivre dans des contrées peu ensoleillées. Une potion qui réduirait leur scintillement les rendrait quasiment indétectables dans une foule.

Harry fronça les sourcils.

— Je n’aime pas beaucoup cette idée-là.

— Moi non plus. Je n’ai d’ailleurs aucune intention de diffuser une telle potion.

La curiosité d’Harry fut plus forte que toute discrétion.

— Est-ce que ce n’est pas une perte de temps de mettre au point des potions qui vont rester dans un laboratoire ?

Severus répondit tout en rangeant son matériel.

— Pas dans ce cas. Je crois que le raisonnement qui mène à la création d’une potion pour les vampires peut être appliqué pour la création de potions pour d’autres espèces.

Severus se redressa et se dirigea vers la porte, Harry sur les talons.

— Cela permettrait par exemple de soigner plus efficacement les elfes de maison lorsqu’ils se blessent au travail, ou de soigner une licorne malade.

— Voilà qui doit plaire à Hermione, dit Harry en souriant.

— En fait, c’est elle qui a eu l’idée. Elle pense utiliser cette découverte pour faciliter le rapprochement entre les sorciers et les créatures magiques.

— Pourquoi je ne suis pas surpris ?

Les deux hommes débouchèrent dans le salon des Snape. Si on leur avait dit quelques années auparavant qu’ils tiendraient un jour une conversation amicale, ils n’en auraient rien cru. Et pourtant, pour Hermione, chacun avait mis de l’eau dans son vin, avant de finalement découvrir qu’une amitié était possible entre eux. Ils se séparèrent sur une poignée de main avant de commencer leur journée de travail, qui au Ministère, qui dans son laboratoire.

*

Au bout de quelques semaines d’intense labeur dans les fumées de chaudron, Severus sourit largement au flacon de potion rouge qu’il tenait de la main droite à hauteur de ses yeux. Il avait enfin un échantillon qu’il pensait être efficace. Il ne lui manquait qu’un sujet pour le tester. Enfin, cela allait devoir attendre. Il avait promis à Hermione et Eileen un week-end à Paris. La cérémonie de célébration de la chute du Lord Noir se déroulait au ministère à Londres dès leur retour. S’il comptait le temps de faire les bagages, de voyager, de dormir, cela faisait trois jours de délai. N’est-on pas toujours plus occupé lorsqu’on est retraité ?

*

Plus le temps passait, plus les cérémonies organisées par le ministère étaient courtes. La nuit était donc encore jeune lorsque la famille Snape regagna son logis ce soir-là. La nuit n’était pas assez noire pour cacher les trous dans la toiture de la maison de Spinner’s End. Severus, Hermione et Eileen restèrent debout devant leur maison un moment, interdits devant la béance qui créait des taches d’un noir profond au milieu des tuiles. Eileen réagit la première. Toutes ses prétentions d’agir comme une grande personne prirent la poudre d’escampette et elle se réfugia dans les bras de sa mère. Les adultes sursautèrent à ce brusque mouvement et sortirent de leur transe. Severus envoya de suite son Patronus – une lionne – à Harry Potter.

— Qu’est-ce qu’on fait ? gémit Eileen, toujours cachée dans la poitrine de sa mère.

— Nous attendons qu’Harry arrive, répondit Hermione en caressant les cheveux de sa fille.

Un craquement semblable à un coup de tonnerre retentit un peu plus bas dans la rue. Harry était arrivé. L’Auror, encore habillé de sa robe de cérémonie, se précipita au-devant de ses amis. Il s’arrêta net lorsqu’il remarqua l’état de la toiture.

— Merde ! C’est arrivé pendant la cérémonie ?

Pour une fois, Hermione ne l’admonesta pas d’avoir juré devant Eileen.

— Nous avons été absents deux heures, dit Severus d’une voix égale qui ne trompa pas son épouse. Il serrait bien trop la mâchoire pour être réellement calme. Il poursuivit son explication :

— Nous sommes rentrés de Paris en fin d’après-midi et tout était intact. En effet, cela est arrivé pendant que nous étions au ministère.

Harry était perplexe.

— Pourquoi pas pendant que vous étiez en week-end ? Les voleurs, si ce sont des voleurs, auraient eu plus de temps.

— Sans doute parce que notre présence aux célébrations est un fait public, tandis que notre voyage ne l’était pas, répondit Severus.

— Ce n’aurait toutefois pas été difficile de le savoir, répliqua Harry, les yeux toujours fixés sur la toiture.

Severus haussa les épaules, mais le geste contenait davantage de colère que d’indifférence.

Le jeune homme se tourna vers la famille Snape.

— Vous croyez que quelqu’un sait à propos de… la potion ?

— J’espère que non. J’ai terminé mes travaux la semaine dernière seulement. Il ne me restait plus qu’à la tester sur un sujet.

Severus se mit à faire les cent pas. Sa silhouette sombre en mouvement contrastait avec les trois autres, figées comme des statues. Sa respiration erratique répondait au martèlement de ses chaussures sur les pavés irréguliers de sa rue. Il serra les poings violemment et son visage se contracta en un rictus haineux. Sans crier gare, il se planta devant Harry et le menaça de sa baguette.

— La fuite n’a pu avoir lieu que lorsque j’ai eu la « courtoisie » de passer te voir à ton bureau pour t’informer de l’avancée de mes travaux. C’était juste avant que nous ne prenions le Portoloin pour Paris vendredi. Tu as toujours eu la langue trop longue, siffla-t-il.

Hermione détacha les bras d’Eileen qui l’agrippaient encore autour de la taille et poussa sa fille derrière elle. En quelques pas vifs, elle s’approcha des deux hommes.

— Severus, s’il te plaît, supplia-t-elle, la main sur le bras de son époux. Pas devant Eileen !

Ses paroles semblèrent calmer Severus un tant soit peu car il recula d’un pas. Néanmoins, sa respiration était toujours aussi hachée et sa baguette toujours pointée vers Harry.

— Je promets que je n’y suis pour rien ! s’exclama ce dernier, les mains levées en signe d’apaisement. Tu sais bien que je ne ferai jamais cela à Hermione ou à toi. Il doit y avoir une explication.

Le tremblement de sa voix trahissait une profonde déception teintée de ressentiment au manque de confiance du maître des potions. Les deux hommes se jaugèrent encore quelques minutes, puis Severus abaissa sa baguette.

— Il me peine de l’admettre, mais tout autre que toi, je ne le croirais pas. Ta loyauté est telle qu’elle en est un défaut.

Quelle que fût la situation, Severus ne perdait jamais l’art de tourner un compliment en insulte. Harry y était si habitué qu’il n’y prêta pas attention et ne retint que l’essentiel : l’autre homme lui faisait confiance malgré les circonstances qui ne plaidaient pas en sa faveur. Il lui répondit donc d’un « merci » sincère avant de proposer d’entrer dans la maison pour vérifier s’il manquait quelque chose. Hermione décida d’attendre au rez-de-chaussée avec Eileen tandis que les deux hommes grimpèrent l’étroit l’escalier à la lueur d’une bougie jusqu’au laboratoire, seule pièce visitée par les intrus à première vue.

— Je me demande comment ils ont pu passer mes protections magiques, remarqua Severus qui montait l’escalier devant Harry. Seuls le ministère et Poudlard sont mieux protégés que ma maison, et seulement parce que certains sorts de protection sur ces lieux-là sont si vieux que plus personne ne sait ce qu’ils sont.

— C’est loin de me rassurer. Peu de personnes ont les ressources pour ce genre de coup.

Ils s’arrêtèrent devant la porte du laboratoire, toujours fermée à clé. Severus l’ouvrit. Dans la faible lueur combinée de la bougie et du quartier de lune qui pointait depuis derrière un nuage, la pièce apparaissait en désordre : des fioles vides renversées, des parchemins ici et là, des portes de placards entrouvertes. Cependant, rien n’était cassé et aucune potion n’avait été renversée. Quel que fût le visiteur, ou plus probablement les visiteurs, ils avaient été précautionneux. Quel voleur se préoccupait de garder l’antre de sa victime en bon état ? Quelqu’un qui s’y connaissait en potions, fut la réponse que son esprit souffla à Severus. Ce dernier se précipita vers le bureau qui s’appuyait au mur du fond.

— Par les putain de couilles de Merlin ! hurla-t-il, rageur, en saisissant une boîte en bois. Elle était vide.

— Ces connards ont volé ma recherche !

Il jeta la boîte contre le mur avec force. Elle entama le lambris avant de rejoindre le sol, intacte. C’était une boîte coffre-fort, un des grands succès de George Weasley, supposée inviolable. Harry n’avait jamais réussi à en ouvrir une de force. Il ne connaissait personne qui ait réussi d’ailleurs. Il regarda avec pitié le mari de sa meilleure amie. Celui-ci était penché en avant, les mains appuyées sur le rebord de son bureau, les épaules tremblantes de rage. Il lui laissa plusieurs minutes pour retrouver un semblant de calme. Finalement, Severus se releva et se tourna vers lui.

— Une idée, ô grand chef des Aurors ? ricana-t-il avec malice.

Sans se laisser décontenancer, Harry lui répondit :

— Peut-être. Seul un briseur de sorts hors norme aurait pu pénétrer ici et ouvrir ta boîte coffre-fort. A ma connaissance, seuls Gringott’s et la mafia sorcière ont de telles ressources à leur disposition.

Harry crut voir Severus pâlir à la mention de la mafia sorcière. Il fallait admettre que les Mangemorts ressemblaient parfois à une colonie de vacances en goguette en comparaison de cette organisation. Hormis Bellatrix bien sûr.

— Si la mafia sorcière est impliquée… Que comptent-ils faire avec mon procédé ?

— Rejoignons Hermione et Eileen. Elles doivent commencer à s’inquiéter, et je préfère que nous discutions de tout ceci avec Hermione. Elle est autant concernée que toi et elle a toujours de bonnes idées.

Ce furent deux hommes engoncés dans leurs pensées qui regagnèrent le rez-de-chaussée.

— J’ai envoyé Eileen se coucher, annonça Hermione dès qu’elle les vit entrer. Et j’ai préparé du thé. Ne t’inquiète pas, Severus, ajouta-t-elle en voyant le froncement de sourcils de son mari, j’ai bien vérifié l’étage et les chambres avant. Rien n’a été touché là-bas.

Une fois tout le monde installé autour d’un thé, Hermione prit l’initiative.

— Alors, qu’avez-vous trouvé ?

Severus se leva et fit les cent pas sur le tapis à la couleur affadie, les mains lacées dans le dos.

— Les voleurs n’ont pris que les parchemins et la potion test concernant le procédé qui rend les potions trans-espèces, lui apprit Severus. La toiture sera quasiment à changer, mais le reste est intact. J’ai jeté un sortilège de protection au cas où il pleuvrait. Il faudra penser à le renouveler toutes les trois heures.

Son langage corporel exprimait la rage contenue.

— Seulement cela ? Mais tu as des centaines de Gallions d’ingrédients dans ce laboratoire, et certains sont quasiment introuvables !

— L’argent n’est visiblement pas le motif, reprit Harry. En tout cas, pas l’argent immédiat et facile qui résulterait de la vente de ces ingrédients au marché noir. Ceux qui ont pris ce procédé ont des vues à plus long terme. Comme je disais à Severus, seuls des briseurs de sorts hors pair auraient pu s’introduire chez vous. Cela limite le champ de recherche aux gobelins ou à la mafia sorcière.

— Les gobelins ? Ils sont plus intéressés par le droit de porter une baguette que par les potions pour autant que je sache.

— Peut-être. Et puis, il leur aurait fallu convaincre un de leurs briseurs de sort de commettre ce cambriolage. Peu d’humains accepteraient de faire cela pour les gobelins. De plus, leurs briseurs de sorts sont recrutés presque autant sur leur éthique que leurs capacités…

— Mais… la mafia sorcière… quel intérêt ?

— Oui, Harry, enchérit Severus, quel intérêt pourrait-elle avoir ?

Harry posa sa tasse vide sur la table basse et tourna les yeux vers le feu dansant dans la cheminée. Puis il prit sa décision.

— Ce que je vais vous dire est gardé secret par le département des Aurors, sur ordre du ministre lui-même.

Il se tourna à nouveau vers ses amis. Severus avait pris place derrière le siège d’Hermione. Ses mains en agrippaient le dossier. Toute l’attention du couple était centrée sur l’Auror.

— La mafia a recruté des vampires diurnes comme hommes de main depuis quelques mois. Ces créatures sont résistantes aux sorts grâce à leur peau très dure. Il semble même qu’elles puissent passer sans encombre les protections magiques les plus courantes.

Une exclamation s’échappa des lèvres de Severus et Hermione à cette dernière information, qui était en effet inconnue du grand public.

— Ma potion test est une potion anti-scintillante pour vampires diurnes, murmura Severus sombrement. Si elle est réussie, ils pourront se déplacer en plein jour sans attirer l’attention. Sans compter toutes les autres possibilités, comme le Polynectar…

Le silence s’abattit sur les trois sorciers tandis qu’ils digéraient les conséquences possibles des événements de la soirée. Cette espèce de vampires, découverte par hasard dix ans plus tôt lors de l’attaque d’une famille sorcière aux Etats-Unis, était crainte des sorciers du monde entier. Seuls certains sortilèges de magie noire, ou qui pourraient être considérés comme tels, étaient efficaces contre eux, et des sorts comme le Sectumsempra n’était connu que d’une infime frange de la population sorcière.

— Je ne comprends pas, dit Hermione lentement. Ne serait-ce pas risqué pour la mafia sorcière de donner plus de pouvoir à des créatures qui en ont déjà beaucoup ? N’y a-t-il pas un risque que les vampires décident de prendre le pouvoir au sein de l’organisation ?

— Pas tant que ça, répondit Harry. La plupart de ces vampires vivent seuls ou en couple et mènent un mode de vie nomade. Ils se soucient peu de pouvoir tant qu’ils peuvent se nourrir. Il y a quelques exceptions, comme les armées de vampires dans le sud des Etats-Unis, mais ceux-là sont davantage préoccupés de se combattre entre eux. Le vrai danger viendrait des Volturi. Si jamais ils s’approprient ton procédé, Severus, je crains qu’une nouvelle guerre n’éclate.

Les Volturi, des vampires italiens qui faisaient la loi dans le monde vampire, étaient maintenant bien connus des sorciers. Ils avaient signé un pacte de bonne cohabitation avec le Ministère italien de la Magie et n’interféraient aucunement dans les affaires sorcières. Il n’était toutefois pas nécessaire d’avoir un doctorat en psychologie pour lire le goût du pouvoir sur le visage de ces créatures anciennes.

— Il faut donc récupérer mes parchemins le plus vite possible, conclut Severus. Mais comment ? Où commencer ?

— Avant tout, je suggère que nous gardions le silence le plus longtemps possible sur le cambriolage, suggéra Harry. Cela obligerait le Ministère à mettre des Aurors sur le coup, et la mafia, si elle est impliquée, cachera ses traces encore plus soigneusement.

— Tandis que si nous agissons discrètement, il sera plus facile de mener notre recherche, finit Hermione, un regain d’enthousiasme dans la voix.

Son sourire s’assombrit lorsqu’une pensée s’imposa à elle.

— Avons-nous seulement une idée par où commencer ?

— Je pense que oui, dit Severus, qui réfléchissait intensément à leur situation. Nous n’allons pas commencer notre investigation du côté de la mafia. Nous sommes trop connus, et la moindre question de notre part leur parviendrait aussitôt. Je propose que nous enquêtions du côté des vampires.

— C’est sûr que nous serons discrets si nous commençons à interroger tous les vampires, ironisa Harry.

Mais Severus arborait un sourire satisfait. Il contourna le fauteuil d’Hermione pour aller fouiller dans un tiroir du meuble près de la cheminée. Il en sortit un rectangle de carton blanc.

— Pas si nous avons de l’aide.

Il tendit la carte de visite à Hermione.

— Oh, fit-elle. J’avais oublié…

Sans un mot, elle passa la carte à Harry. Il y lut : Edward Cullen, Denali Park, Alaska. Un numéro de téléphone se trouvait au dos.

— Tu connais les Cullen ? s’exclama Harry.

— Celui-là est venu me rendre visite il y a deux ans. C’est lui qui m’a involontairement donné l’idée pour le procédé trans-espèces.

— Et il est de notoriété publique que les Cullen et les Volturi ne sont pas les plus grands amis du monde, ajouta Hermione. C’est une idée brillante, mon chéri.

Les époux Snape échangèrent un regard intense. Les yeux noirs, inhabituellement chaleureux de Severus, rencontrèrent les yeux marron et pleins d’amour de sa femme. Heureusement pour Harry, cet échange ne dura que quelques secondes ; il se sentait un peu comme un voyeur. Dès que le moment fut passé, il prit la parole pour dissimuler son embarras.

— Puisque nous avons leur téléphone, on pourrait les appeler avec le portable d’Hermione.

Severus se renfrogna.

— Je ne pense pas. Il ne ferait pas bon d’informer nos ennemis de nos décisions si jamais nous sommes surveillés.

Harry allait protester mais Severus l’en empêcha.

— Je vais me rendre chez eux directement, dès demain ou après-demain. Je sais que l’une des Cullen a le don de prédire l’avenir. Elle verra mon arrivée et préviendra sa famille. Je n’ai besoin que de quelques affaires et d’un Portoloin illégal.

Après encore une demi-heure de réflexion et d’argumentation, les trois amis, épuisés, s’accordèrent sur le plan de Severus.

— Je te couvrirai concernant le Portoloin. Dis-moi à quelle heure tu pars, et je créerai une diversion dans le service des transports magiques.

— Merci, Harry. J’apprécie le geste.

Les détails pratiques furent réglés le soir même. Il fut décidé que Severus partirait le lendemain en fin de journée, ce qui le ferait arriver en matinée chez les Cullen. Eileen prendrait comme prévu la poudre de cheminette jusqu’à Poudlard le matin. Quant à Hermione et Harry, ils iraient travailler au Ministère comme si de rien n’était afin de ne pas éveiller les suspicions. Harry irait poser une question « vitale » à l’employé en poste au département des transports magiques histoire de le distraire des sorts de surveillance des frontières à l’heure du départ de Severus.

Le lundi vers dix-sept heures, Severus, un sac sans fond – enchanté par Hermione afin de transporter tout ce dont il pourrait avoir besoin – à la main, posa un doigt sur une boîte d’allumette. Une sensation d’être crocheté par le nombril s’empara de lui. Il fut secoué, retourné pendant plusieurs minutes avant d’enfin poser le pied sur le plancher des vaches. Ou plutôt des ours en l’occurrence.

Il était en Alaska, et le soleil brillait.

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20 Commentaires

  1. J’adore, bravo à l’auteur!!! Merci Artémissia pour cette publication que j’attendais avec impatience. Est-ce mon récent mail qui a précipité le post de deux chapitres???
    Je file lire le troisième immédiatement!
    Merci encore!!!

  2. J’adore! J’avais beaucoup aimé le cross over, très réussi, et c’est super de voir qu’il y a une suite à cet OS!!
    Je vais de ce pas lire le 3° chapitre; et encore bravo à l’auteur 😉

  3. Oh c’est trop bien!! Merci l’auteur
    Big lol pour la Mafia des sorciers 😛
    Méga lol pour les jurons de Severus!!!!(rapport o bijoux de famille de Merlin!!)
    Que c’est bon de lire du HP, bien ecrit en plus, et la touche Twilight c’est la cerise sur le gateau 😀
    Ptite précision: le patronus de Rogue est une biche et non une lionne, il me semble, il apparait dans HP 7 pour mener Harry à l’épée de Gryffondor.
    Jvai tout de suite lire le 3!

  4. Oki merci pour la réponse l’ami je savai pas du tout (honte a moi je ne sui pa digne d etre une fan HP 😮 )!!!
    Et pour le patronus de Rogue eske jai tort? ( je sai je sai jpousse le détail un peu loin lol) a moins ke ce soit délibéremen voulu par l’auteur? Rogue est un Serpentard en apparence mais o fond il a le courage d’un Gryffondor? D’ou la lionne?
    Simple supposition te prend pa la téte a répondr si ca te soule 😉 mé ca mintérresse de savoir

    • Dans le livre, le patronus de Severus est une biche, allusion à Lily Potter. Les patronus peuvent changer en fonction des émotions des personnes, aussi j’ai décidé de donner un nouveau patronus à Severus, signe de son amour pour Hermione.

  5. Cette histoire est vraiment bien ficellée. C’est une super entrée en matière pour découvrir le crossover. Comme le premier chapitre, c’est très bien écrit, donc c’est un régal à lire. Et le coup de la « mafia sorcière », c’est juste énorme ! On se croirait dans Romanzo Criminale XD Bravo pour ce chapitre, et je vais lire la suite 🙂

  6. Je suis ravie !! Cette fiction est extra … Je suis immergée dans mes deux mondes préférés ! Un talent certain et je ne me lasse pas de féliciter l’imagination. Merci merci merci !!!

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